J’ai interviewé Laurie de Psychomot and Judo

RConnaissez vous le compte Psychomot & Judo ? Parfaite alliance entre deux professions / passions !

Je suis admirative des personnes qui ont su conjuguer leur passion avec leur metier, la psychomotricité est un parfait exemple. Chaque professionnel est libre de ses médiations tant qu’elles répondent aux besoins thérapeutiques et reeducatifs de son patient … tout en respectant ses envies.

Ici, Laurie ne pratique pas le judo en séance de psychomotricité mais ses cours de judo s’inspirent de ses connaissances en développement psychomoteur ! Ses observations sont donc plus aiguisées, la meilleure conscience de son corps et la pratique d’une relaxation adaptée aux petits champions doivent rendre ses cours très intéressant.

Je vous invite à aller à la rencontre de Laurie à travers son interview et les photos tirées de son compte Instagram :

Parle moi de toi, qui es tu ?

Je m’appelle Laurie Billeret (@psychomot.and.judo), j’ai 24 ans.

Je suis professeur de judo, et encore étudiante à l’Institut Supérieur de Rééducation Psychomotrice (ISRP) de Boulogne-Billancourt.

 

Quel est ton parcours ?

J’ai fait plusieurs années de sport étude en judo (pôle espoir et pôle france).

Après avoir obtenu mon baccalauréat scientifique à Marseille, j’ai passé mon diplôme de professeur de judo (BPJEPS) à Paris puis j’ai poursuivi mes études en école de commerce pendant deux ans, avant de découvrir la psychomotricité. Cette profession semblait être le métier idéal pour moi, il me correspond à merveille ! J’ai alors quitté mon école de commerce pour préparer hâtivement le concours d’entrée en école de psychomotricité (prépa Expersanté)

 

 

Ou et avec qui exerces tu actuellement ?

Concilier mes études de psychomotricité avec le métier de professeur de judo me permet d’intégrer beaucoup d’exercices psychomoteurs ludiques.

J’enseigne le judo à Rueil-Malmaison (CSAHR) à des personnes en situation de handicap mental et sensoriel (Trouble du spectre autistique, trisomie 21, épileptique, non-voyant)

La majeure partie du groupe est composée d’adolescents ou de jeunes adultes dont certains font même de la compétition adaptée !

J’enseigne aussi à des enfants de 3 à 7 ans à Rueil, et également à Ivry-sur-Seine avec des enfants de 8 à 14 ans, débutants à compétiteurs, et la psychomotricité est sans cesse au cœur des séances.

 

Comment organises tu ta semaine de travail ?

Je suis à l’ISRP la journée, et j’enseigne le judo le soir en semaine et le samedi matin. En plus des entraînements hebdomadaires, j’assure les accompagnements en compétitions et en stages pendant les week-ends et les vacances scolaires.

Quelles sont tes loisirs ? T’en inspires tu durant les séances de psychomot ?

J’aime beaucoup le sport, particulièrement le judo, et j’ai eu la chance d’en faire en structure de haut niveau pendant plusieurs années. Je m’inspire alors beaucoup de mon parcours sportif et des exercices pédagogiques appris dans ma pratique du judo pour enseigner, et cela m’aide aussi énormément dans mes études de psychomot’ !

A l’inverse mon cursus a l’ISRP m’apporte énormément de connaissances que j’intègre dans mon enseignement.

Par ailleurs, j’adore la peinture et le dessin. Je compte, à l’avenir, introduire ces pratiques dans mes séances de psychomotricité.

 

 

Que préfères tu dans ton travail ?

Ce que je préfère c’est pouvoir, à notre petit niveau, avoir un impact positif, aussi infime soit-il, dans la vie de nos élèves ou patients… Pendant les cours de judo adaptés, pouvoir décrocher un regard, un mot, un sourire, sont pour certains de grand progrès et pour nous une belle victoire, pleine d’émotions.

Quelles sont les difficultés que tu rencontres ?

La difficulté avec les patients ou élèves c’est qu’il faut les considérer chacun dans leur individualité, en prenant en compte leur personnalité, leur pathologie notamment pour le cours handi judo.

Dans les séances collectives comme dans l’enseignement du judo, il faut pouvoir gérer le groupe sans oublier que chacun est unique et réagit à sa manière.

 

Quelles sont les qualités que tu estimes nécessaires pour être un super psychomot ?

La bienveillance, l’empathie, la patience et l’esprit pédagogue ! Il faut savoir se remettre constamment en question.

Comment envisages tu le métier d’ici quelques années ?

J’espère que le métier évoluera encore, que nous aurons des psychomotriciens dans beaucoup plus de structures et davantage dans les écoles ! C’est un très beau métier qui mérite d’être connu et reconnu à sa juste valeur et au même titre que d’autres professions paramédicales.

 

 

Quels sont les impacts de la psychomotricité sur ta vie ? Qu’est ce qui a changé en toi ?

Je me suis beaucoup blessée dans ma pratique du judo en compétition. La recherche permanente de performance sportive, de toujours plus, allait à l’encontre de ma santé physique.

Ma tête dirigeait mon corps plutôt que de former un ensemble harmonieux avec ce dernier. La psychomotricité m’a alors permise d’être davantage à l’écoute de mon corps, de le penser, et ainsi retrouver une unité.

Enfin, comment as tu découvert MissPsychomot ? Qu’est ce que tu apprécies le plus sur le blog ou sur Instagram ?

J’ai découvert MissPsychomot sur Instagram. J’aime beaucoup la pertinence  et la diversité des articles, ainsi que les points de vue proposés par d’autres psychomot. C’est très enrichissant de pouvoir découvrir les expériences de chacun !

 

 

Merci pour sa participation. Le lien vers son réseaux sociaux en cliquant ici.

@psychomot.and.judo

Miss Psychomot
Miss Psychomot

Je m’appelle Rokiyah Hosen, je suis Psychomotricienne diplômée d’Etat et auteur, à l’origine de l’ #instantpsychomot. Je suis également maman de Junior et de BB avec qui je pratique l’Hygiène Naturelle Infantile (HNI). Ici je fais la promotion de mon métier et partage des ressources en lien avec la psychomotricité mais aussi bon nombre de réflexion inédite.

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