J’ai interviewé Marion Leuger

Ai-je vraiment besoin de présenter Marion Leuger, Psychomotricienne et Photographe ? Elle s’est prêtée à l’interview pour le blog !

Peut être avez vous remarqué qu’elle est citée dans certains articles comme celui ci par exemple :

Je partage sur le sommeil de bébé

 

Marion est presente sur les réseaux comme lors de ses story. Ses textes et photos sont magnifiques. Je trouve qu’elle sublime la maternité et la parentalité par ces deux moyens d’expression. Quand j’ai découvert que se cachait une psychomotricienne derrière son profil, j’ai trouvé cela génial et voulait en savoir plus sur sa vision de travailler. Elle n’exerce plus le métier comme on nous l’enseigne ou présente (versant reeducatif) car elle est également monitrice de portage et enseignante. C’est la prévention, la guidance et l’accompagnement qui priment. A aucun moment, elle fait culpabiliser et répond toujours avec beaucoup de gentillesse … car même si je suis maman psychomot, je suis surtout maman avec parfois / souvent des doutes. Entre théorie et pratique, terrain clinique et vie personnelle, il n’est pas toujours évident de voir clair haha

Comme on dit, les cordonniers sont les plus mal chaussés.

Après un bref portrait, c’est le moment de connaître Marion, son parcours et sa façon de travailler :

 

Parles moi de toi, qui es tu ?

Je m’appelle Marion, mon pseudo sur Instagram est marion.leuger (super original n’est-ce pas ?? ^^). Je suis psychomotricienne depuis bientôt 11 ans, et j’ai 3 enfants de 7 ans et demi, 6 ans et 3 ans et demi.

 

Quel est ton parcours ?

J’ai passé un bac S option SVT. En 2nde je savais que je voulais être psychomotricienne, et il m’avait été conseillé de passer par cette filière pour me faciliter les concours et les études. J’avais tenté le concours de psychomot de Toulouse l’année de mon bac, mais sans conviction. J’ai terminé je ne sais plus combien aux épreuves…

Puis je me suis inscrite dans une prépa sur Toulouse (Centre IPRESS), j’ai passé tous les concours des écoles sauf l’ISRP car financièrement mes parents n’auraient pas pu suivre. J’ai été prise d’office à la Salpé et à Toulouse. Etant originaire du Sud-Ouest, et connaissant l’approche neurodéveloppementale de Toulouse, j’ai choisi Toulouse sans hésiter !

J’ai toujours été attirée par le travail précoce auprès des tout-petits. J’ai d’ailleurs réalisé mon mémoire sur la Prise en Charge précoce du grand prématuré au sein du réseau de soins P’titMip.

 

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– HELLO ! – • Bonjour et bienvenue à toutes ces nouvelles personnes qui arrivent ici sur mon compte ! Notamment grâce au doux compte de @solineseveiller et à la pétillante @inantesyou ! 🙏💙 • Petite présentation (…) : je m’appelle Marion, je suis mariée et maman de 3 enfants (👧🏼 7,5 ans 👧🏻 6 ans et 👦🏼 3,5 ans). J’habite à #reims mais je suis originaire du Sud-Ouest ! • #Psychomotricienne de formation, j’ai travaillé pendant plus de 9 ans en structure médico-sociale (CAMSP) auprès d’enfants en situation de handicap, nés prématurés ou présentant un retard de développement. J’ai aussi travaillé un peu en #néonat, et 3 ans en libéral auprès d’enfants avec troubles des apprentissages (#tdah #dys….). • Il y a maintenant un peu plus d’1 an, j’ai lancé mon activité en tant qu’indépendante autour de l’aide au développement du jeune enfant et du soutien à la parentalité. Pour cela j’utilise différentes médiations : 🚼 Séances d’éveil psychomoteur et de #motricitélibre 🐣Ateliers de #portagephysiologique ☮️ Ateliers de #communicationbienveillante 📷 Séances photo autour de la Maternité, de l’estime de soi maternelle et de la Parentalité, avec une approche type #reportagephoto #lifestyle • J’adore me former, apprendre, découvrir, interroger, actualiser mes connaissances et mes pratiques… Quelques exemples : Pour le portage je me suis formée avec l’IEFAP Paris en 2014, et cet été avec @transportageformations. J’ai suivi 2 formations avec l’Atelier des Parents pour l’animation d’ateliers et de formations en #communicationbienveillante Et j’ai participé à 2 formations avec l’Institut Pikler à Paris sur la motricité libre, aménagement de l’espace, émotions du jeune enfant. • J’anime des ateliers en groupe, en individuel, en cabinet ou à domicile. J’interviens aussi dans des maisons de quartier, crèches,…. • Une autre de mes casquettes est la partie formation : je forme les professionnels de la petite enfance au portage et à la communication bienveillante dans le cadre de leur travail. Je fais aussi de l’accompagnement d’équipe, de l’animation de groupes d’enfants en EAJE et LAPE, et des conférences 🙂 • {Suite en commentaire}

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Après mon DE, j’ai ouvert mon cabinet au sein d’un centre pluridisciplinaire à côté de Toulouse où j’y travaillais 3 jours par semaine avec essentiellement des enfants présentant des troubles d’apprentissage. En complément j’ai travaillé 4 mois à la néonat du CH Val d’Airège, puis au CAMSP d’Albi.

Mon mari ayant eu sa mutation pour Reims, nous avons déménagé en Août 2009. J’ai repris une activité libérale en tant que collaboratrice, avec un temps partiel en IME, puis un poste s’est libéré au CAMSP de Reims et j’ai été prise !

Après la naissance de ma 1ere fille j’ai arrêté mon activité libérale et je me suis consacrée à mon poste au CAMSP.

Je me suis beaucoup investie dans le Suivi Systématique des enfants nés prématurés, dans la réflexion d’une trame commune de bilan/observation avec mes collègues du CAMSP. Mais aussi dans la création de groupe thérapeutiques, d’accompagnement des parents, de la vie institutionnelle… J’ai eu envie d’approfondir et de me spécialiser dans tout ce qui était émotions chez le jeune enfant, maternité, attachement… J’ai donc bénéficié de plusieurs formations pour compléter mon bagage.

Je n’ai pas d’autres « diplômes » officiels (certifications ou formations diplômantes), mais je me suis formée comme monitrice de portage physiologique, animatrice d’ateliers de communication bienveillante, et formatrice en portage physiologique et en communication bienveillante auprès des professionnels de petite enfance. Et là j’ai commencé un cycle de formation de formateur (ingénierie de formation et ingénierie pédagogique, animation de formations,…)

 

Tu es formatrice, peux tu m’en dire plus ?

J’ai toujours aimé transmettre et partager ! Et la vie a mis sur mon chemin des opportunités dont je me suis saisie. Cela a commencé avec la présentation de mon mémoire aux Entretiens de Bichat à Paris (2008). Puis j’ai animé plusieurs présentations/conférences auprès d’autres professionnels.

Ensuite j’ai eu une proposition d’intervention auprès des étudiants EJE.

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– RESEAU – . Chaque jour, je mesure l’importance du travail en réseau. Ces liens qui se tissent entre professionnels, entre humains. C’est tellement important ! . D’un point de vu professionnel, cela m’est indispensable ! Je ne sais pas travailler sans réseau, sans être entourée, sans rencontrer des gens, sans m’appuyer sur leurs compétences pour co-créer et réfléchir ensemble. Partager des valeurs communes avec d’autres personnes et apprendre d’elles est si inspirant, porteur, enrichissant… J’aime voir nos approches différentes converger vers le même point commun : l’intérêt de l’enfant et de sa famille 🙏❤️ . J’oriente régulièrement des familles vers d’autres professionnels, soit parce qu’elles en ont besoin, soit parce que je pense que ces autres professionnels seront plus compétents que moi sur ce domaine et donc plus à même de répondre aux besoins des familles. . Avant de me lancer dans mon activité d’entrepreneur, j’avais déjà tissé un très bon réseau de personnes ressources. Et je réalise aujourd’hui à quel point ils m’ont été précieux dans mon parcours ! ❤️ . J’ai acquis des connaissances, de part ma formation initiale et de part mes expériences professionnelles. Mais je ne connais pas tout, et : heureusement !! Et c’est bien pour cela que le travail en réseau me semble essentiel. Pour continuer d’apporter un soutien, une chaine humaine et contenante auprès des familles, et des enfants. A l’image de ce qu’évoquait Marie de @littlebunbao ❤️🙌🏻 . Alors : MERCI à tout mon réseau, le plus ancien, l’actuel, et celui en construction. Mon travail n’a de valeur que parce que je suis auprès de personnes comme vous, qui m’aidez à avancer, à me dépasser, à ouvrir les horizons 💫 • • • Photos prises par @vbouyer_pieceoftime à l’occasion du séminaire « Un autre regard sur les besoins du bébé » organisé par @anaischiroyoga

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J’ai souhaité en apprendre plus sur la construction d’une formation, d’une conférence, sur la posture du formateur, etc. afin d’être toujours plus pédagogue et accessible possible. J’aime transmettre et former, et j’aime énormément me former moi-même !!

Aujourd’hui, j’organise des formations au sein des structures d’accueil petite enfance sur le thème du portage physiologique comme outil professionnel, et sur la communication bienveillante.

J’anime également des réunions pédagogiques dans les EAJE sur différents thèmes concernant le développement du jeune enfant (motricité libre, les émotions chez le jeune enfant, le développement psychomoteur de 0 à 3 ans…).

J’interviens dans des RAM, sur les mêmes thématiques que celles évoquées précédemment, afin de participer à la professionnalisation de ces professionnelles de petite enfance.

Comment ce projet est il né ?

Je crois qu’il s’est imposé à moi… Des opportunités, des idées soufflées, des envies. Des soutien aussi de la part de familles que j’ai accompagné, de professionnels avec qui j’ai travaillé qui m’ont dit « ce serait super si vous pouviez informer/former d’autres personnes sur le sujet ! ». J’ai eu beaucoup de retours positifs concernant mes premières interventions, alors je me suis lancée, et je cherche aujourd’hui à me professionnaliser dans le domaine, grâce à différentes formations, rencontres, etc.

 

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Je crois que j’aime autant apprendre que transmette ! J’adore participer à des formations en tant que stagiaire, apprendre de nouveaux outils et supports théorico-cliniques, élargir mon point de vue, enrichir mon bagage professionnel… Et j’adore transmettre, partager, diffuser ce que j’ai en moi. Ma pratique, mon expérience, ma vision, ma clinique… • On me demande souvent comment je fais « pour tout faire » ? Par exemple, rien que sur le mois de Novembre : j’anime 2 formations sur le portage (1 dans une crèche et 1 auprès d’assistantes maternelles), 2 conférences, 2 groupes de l’Atelier des Parents, l’Atelier parent-enfant sur les émotions, un groupe de parent en maison de quartier, plusieurs ateliers de portage, j’interviens auprès de 3 crèches, j’ai réalisé 2 séances photos et 2 (et peut-être 3) autres m’attendent d’ici la fin du mois. Sans oublier évidemment mes enfants, leurs rdv, des temps avec mon amoureux, les sorties avec les copines… • Alors oui, en listant ainsi, on pourrait se demander comment je fais pour tout caser avec des journées de 24h… (et parfois je me le demande aussi ! 😅🙈) Mais en fait, je trouve cela plutôt aisé : quand on est à sa place, dans sa mission de vie, aligné avec ce qui nous porte au fond de nos tripes… et bien : ça roule ! C’est « facile » ! Les choses s’enchaînent si vite dans ma tête, c’est fluide. Évidemment, cela ne m’empêche pas de douter (souvent), de tomber, de me relever, de changer de plan. Mais finalement je me sens tellement à ma place que mon énergie est parfaitement utilisée et distribuée. Elle est optimisée ! • D’ailleurs vous pouvez me retrouver ce samedi matin à la médiathèque Laon-Zola de Reims, à 10h30, pour une conférence sur « le Développement psychomoteur de l’enfant de 0 à 3 ans ». Je ferai de mon mieux pour vous expliquer cette notion de « psychomotricité », les fondements théoriques, les besoins du jeune enfant, l’intérêt et les limites de la motricité libre, et je vous donnerai quelques repères pour un développement psychomoteur harmonieux. • Bel après-midi à tous ❤️ Marion. • • Photo : @_6erenice_ pour @bebeportation

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As tu l’impression de t’éloigner de la psychomotricité ou bien, au contraire, cette évolution de ton travail est une suite logique ?

Pour moi, elle est complètement une suite logique ! J’ai intégré le Réseau des Psychomotriciens de la Petite Enfance ( http://www.reseauppe.fr/ ) et j’ai pu participer à un séminaire l’an dernier.

C’était très riche et intéressant de voir d’autres psychomot travailler dans le secteur de la petite enfance, et qui rejoignent complètement ce vers quoi je tend dans ma pratique depuis quelques années sans avoir eu la certitude que j’étais « à ma place »… Cette journée avec la rencontre de plusieurs consoeurs m’a conforté dans ma voie, dans mon choix et ma pratique.

Et je trouve cela dommage que cette facette de notre travail ne soit pas assez abordée ou développée en formation initiale. Il y a tellement à faire ! Un gros chantier en France dans la petite enfance… Même si évidemment un gros chemin a été fait.

Il reste encore beaucoup de choses à travailler, beaucoup de structures en demande et peu de psychomot qui se déplacent sur les EAJE ou qui accompagnent les familles dans de l’éducation psychomotrice.

D’avoir découvert le versant éducation psychomotrice de notre métier a été une révélation pour moi !

J’ai adoré ces 9 années passées à être dans la thérapie et la rééducation psychomotrice, elles m’ont apporté tellement de belles choses dans ma pratique d’aujourd’hui. Des rencontres humaines incroyables, de l’humilité…

Entre mon expérience professionnelle et mon expérience personnelle de maman, je suis plus que convaincue de l’importance de l’accompagnement à la parentalité. Soutenir les parents dans leur prise de confiance, les aider à s’écouter et à se respecter, être à l’écoute de leur bébé, tout cela est primordial pour moi. Nous ne pouvons pas travailler, nous soignants, sans les parents.

 

 

Comment organises tu ta semaine de travail ?

Un peu comme viennent les demandes !

Le lundi matin je loue un cabinet sur Reims, où j’y anime des ateliers de portage (individuels et collectifs), des ateliers d’éveil psychomoteur en groupe, des séances individuelles de guidance psychomotrice…

Ensuite 2 à 3 matinées par semaine je travaille en EAJE ou micro-crèche.

Le reste du temps je cale mes ateliers de portage, mes séances d’éducation psychomotrice, les séances photos…

Je fais souvent les formations en structure d’accueil les après-midi, les samedis ou le soir. Et le soir en semaine j’anime les ateliers de communication bienveillante pour les parents. Comme je n’ai pas tout en même temps, cela me permet une vraie rotation dans ma pratique !

Je travaille les lundi, mardi, jeudi et vendredi. Et parfois samedi si j’ai des formations ou conférences. Je garde et conserve mon mercredi pour mes enfants, leurs activités, et aussi me faire une coupure dans ma semaine intense !
J’arrive à mettre mes rdv et interventions sur le temps scolaire, entre 9h et 17h (parfois jusqu’à 18h). Mais très souvent, c’est moi qui vais chercher les enfants à la sortie de l’école, c’est aussi un temps que je leur réserve. L’avantage de travailler sur des interventions ponctuelles ou en perinatalité, c’est que les rdv sont courts, regroupés en journée, et bien souvent les mamans sont en congé maternité ou congé parental ce qui les rend plus facilement disponibles en journée. Les papas se rendent également de plus disponibles la journée grâce aux RTT, jours de congés…

 

Je ne m’ennuie jamais, cela change souvent tout en restant assez cyclique.

Finalement, pour une TDA cela me convient bien… haha !

 

 

Quelles sont tes loisirs ? T’en inspires tu pour ton travail ?

J’aime m’accorder du temps en faisant des clichés improvisés de la nature, de mon jardin, de mes enfants… J’aime beaucoup regarder le travail d’autres photographes, pour m’en inspirer, observer leur gestion de la lumière, me procurer une émotion forte…

J’aime aussi écrire, beaucoup. Poser des mots sur mes idées. Organiser ma pensée et faire jaillir tous ces mots qui s’accumulent dans ma tête… Soit je garde le texte pour moi. Soit je le publie (sur mon compte instagram, ma page facebook, ou mon petit blog).

Ensuite j’adore aller déjeuner avec mes amies, ou s’organiser des soirées tapas-mojitos !!!

J’aime lire aussi, et pratique autant que possible la méditation de pleine conscience.

 

Que préfères tu dans ton travail ?

Voir des enfants heureux de se mouvoir, partager avec eux une découverte, s’émerveiller devant une action. J’aime aussi voir des parents heureux à la fin d’un atelier de portage de pouvoir porter leur bébé sans crainte, en se sentant confiants et compétents. Ou encore, soulagés d’avoir une oreille attentive, de pouvoir les orienter quand ils ont des craintes ou des inquiétudes. Leur proposer des astuces, des coups de pouce, quand leur bébé en a besoin.

Redonner confiance et voir les gens s’émerveiller, je crois que c’est ce que je préfère aujourd’hui 🙂

 

 

Peux tu nous confier sur ce que tu aimes moins dans ton travail ?

L’administratif quand on est à son compte !! Et parfois aussi la route…

Quelles sont les difficultés que tu rencontres ?

Par moment le côté isolé, lorsqu’on est en libéral (et en plus nomade !). Quand je rencontre des difficultés dans ma pratique, c’est parfois dur de ne pas pouvoir échanger sur place avec d’autres collègues pour m’aider à prendre du recul, à y voir plus clair…  Aussi, en étant aussi mobile, le plus dur et d’arriver à m’organiser de vrais temps de rédactions. Comme je suis souvent sur la route, mes temps d’écrits sont assez réduits, ou alors je prends mon ordi avec moi et rédige dans ma voiture ou dans un café, lorsque j’ai 1h de pause entre 2 rdv.

 

Comment y remédier si possible ?

Heureusement, j’ai un bon réseau de professionnels-amis avec qui j’échange régulièrement, et je suis également une supervision pour moi. Cela me parait essentiel pour maintenir une pratique professionnelle de qualité, éviter l’épuisement et les projections/transferts.

J’organise mes rdv extérieurs en fonction aussi de la semaine que j’ai, des autres rdv, afin de m’éviter trop de route et de fatigue cumulée.

J’essaie au maximum de regrouper les rdv dans la même zone géographique.

 

 

Quelles sont les qualités que tu estimes nécessaires pour être un super psychomot ?

L’humilité, l’empathie, la remise en question, et l’actualisation de ses connaissances sont pour moi des piliers importants sur lesquels s’appuyer pour construire sa pratique professionnelle.

 

Comment envisages tu le métier d’ici quelques années ?

Pour ma part, j’espère pouvoir continuer dans ce que je fais ! J’aimerai que le versant Prévention et Education Psychomotrice soient plus connues et reconnues dans nos pratiques.

Cela avance doucement, de supers collègues oeuvrent pour cela tous les jours en France. Continuons à aller dans le même sens, à faire reconnaitre l’importance et la spécificité du travail des psychomotriciens dans tous ses champs d’action !

 

Quels sont les impacts de la psychomotricité sur ta vie ?

Cela a changé mon regard sur les enfants et sur la parentalité. Mais aussi sur l’importance de l’environnement qu’on leur offre (environnement matériel, sensoriel et relationnel).

J’ai également pris conscience, durant ma formation initiale, que j’étais atteinte de TDA !!

Ce qui a été une révélation et m’a apporté un énorme soulagement. J’ai mieux compris comment je fonctionnais, et aussi les astuces que je pouvais mettre en place pour gagner en efficacité de travail ou dans mon quotidien. Cela m’a offert une certaine sensibilité auprès des enfants TDAH que j’ai accompagné pendant plusieurs années, et avec qui j’ai eu une excellente alliance thérapeutique ! On se comprenait, et ils voyaient bien que je pouvais facilement ressentir ce qu’ils vivaient.

 

 

Raconte moi un de tes plus beaux moments comme psychomot ?

Impossible d’en raconter qu’un ! J’en ai tellement !

  • De l’enfant de 6 ans avec un TAC et un surpoids qui a réussi son premier saut pieds joints avec moi en séance, à l’ancienne grande prématurée qui a fait ses premiers pas autonomes dans le couloir du CAMSP.
  • Ou encore la maman d’un patient que je revois au retour de mon congé mat et qui me remercie de tout mon travail fait avec son fils et de tous les progrès réalisé depuis.
  • La petite fille présentant un SAF et une hyperactivité majeure à 20 mois qui réussi à terminer une activité et investir les apprentissages après plusieurs années de PEC.
  • Ou les parents qui partent de l’atelier de portage en pleurant de joie, regonflés de confiance avec ce sentiment de compétence, et ce bonheur de sentir bébé endormi contre eux.
  • Ou peut-être les parents qui me disent, après une séance photo, qu’elle a été réellement thérapeutique pour le lien parent-enfant et pour leur couple ?

Je ne saurai en retenir qu’un… Puisque je vis des beaux moments chaque jour !

 

 

Enfin, comment as tu découvert MissPsychomot ? Qu’est ce que tu apprécies le plus sur le blog ou sur Instagram ?

Suite à des réponses à mes stories, sur Instagram. J’ai vu le nom, je suis allée sur le compte, et j’y ai trouvé des articles intéressants et une démarche qui m’a parlée !

 

 

Merci énormément pour ta participation.

Retrouvez Marion sur sa page facebook et son site >> https://www.marion-leuger.com/

 

Miss Psychomot
Miss Psychomot

Je m’appelle Rokiyah Hosen, je suis Psychomotricienne diplômée d’Etat et auteur, à l’origine de l’ #instantpsychomot. Je suis également maman de Junior et de BB avec qui je pratique l’Hygiène Naturelle Infantile (HNI). Ici je fais la promotion de mon métier et partage des ressources en lien avec la psychomotricité mais aussi bon nombre de réflexion inédite.

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