Suite #instantpsychomot d’Avril

Après vous avoir mis en ligne la première partie de l’article mensuel spécial #instantpsychomot, voici la suite avec les questionnements autour de l’evolution de ce challenge.

Dans l’épisode précédent, plusieurs psychomot d’instagram échangent sur leur expérience, leur vécu autour de ce mouvement qui existe depuis fin janvier désormais. Vous pouvez retrouver la première partie ci dessous :

Retour sur #instantpsychomot d’Avril

 

Partie 2

Camille : Comment voyez vous ce # évoluer ?

Noémie : Ce #instantpsychomot peut avoir une belle évolution, un sigle permettant de retrouver facilement les différents échanges et thèmes dont on a déjà parlé mais aussi d’ouvrir sur des discussions entre instacollègues, psychomot ou non. Il peut aussi devenir une source d’inspiration quand nous séchons avec certains patients, cela nous permet d’enrichir d’une certaine façon notre pratique.

Cloé : Qu’il continue de stimuler le plus de psychomots possibles, qu’il éveille l’intérêt des autres professionnels, des patients et leurs familles. Qu’on parle de nous à la télé !!!!!!! 🙂

Emmanuelle : Je trouve qu’il a déjà bien évolué avec tout cet engouement et ces nouvelles participations. J’espère que les autres professionnels tels que les orthophonistes ou ergo ou kiné vont se créer leur propre #instant afin de nous aussi découvrir les pratiques de chacun malheureusement un peu trop cloisonnées parfois.

Marine : Je le trouve déjà top, de nouveaux psychomots y participent. Nos regards se croisent et s’enrichissent. De plus en plus de personnes suivent cet #. Je pense qu’il répond à un besoin. Il serait intéressant de demander ce qu’apportent cet #instantpsychomot aux personnes qui nous suivent !

Marie : J’espère que de plus en plus de psychomotriciens vont se l’approprier et participer au challenge, plus on est de fous, plus on rit !

Justine : J’espère que, semaine après semaine, l’#instantpsychomot touchera de plus en plus de monde ! De cette manière, d’autres psychomotriciens rejoindront le mouvement et partageront leur expérience. De plus, en gagnant en visibilité, le #instantpsychomot nous aidera à faire connaître notre magnifique métier à un public plus large !

Rania : Je trouve que ça évolue très bien, déjà on est nombreuses à faire ce challenge et on s’entend très bien entre nous. On est bien motivée, soudées et ouverte à n’importe quelle proposition … Personnellement, je considère le # comme une source d’inspiration. Je pense que c’est la même chose pour les autres aussi parce qu’on avait besoin de faire un pas vers l’avant et ce # nous a permis à avancer vers le meilleur et montrer surtout le rôle de notre métier avec chaque âge de vie et chaque trouble précis .. j’espère bien que les autres thérapeutes font ça entre eux (ergothérapeute, kinésithérapeute, orthophoniste etc…), ce n’est pas essentiel d’avoir au début beaucoup de participant, mais ce qui concerne le plus c’est la qualité des postes.

 

Être créatif, notre atout.

 

Camille : Communiquer autour de ce métier qu’est la psychomotricité, n’est ce pas aussi un moyen de permettre aux personnes de mieux comprendre ce que nous faisons, la largeur de notre champ d’action?

Noemie : Il m’est arrivé de me servir du #instantpsychomot pour montrer à mes collègues ce qu’il se passe en psychomot sur un thème précis qui correspond au sujet évoqué avec eux. Cela permet aussi de mettre des mots différents des siens sur notre pratiques et d’imager avec plaisir différentes situations. Pour certains parents, qui ne savent pas trop ce qu’est la psychomotricité, cela permet de leur montrer qu’avec diverses approches, diverses médiations, nous avons bien un métier commun.

Cloé : Tout à fait, et c’est d’ailleurs mon envie de partager notre si beau métier qui m’a fait ouvrir un compte insta !

Emmanuelle : C’est exactement ça, mes réticences se sont vites éteintes face à cette volonté de montrer toute l’étendue de notre métier et j’apprécie que toutes les populations de notre décret de compétence soient représentées dans ces courtes présentations.

Marine : Tout à fait d’accord avec vous, j’ai également créé ce compte afin de faire connaître et lever cette sorte d’omerta ou plutôt méconnaissance de notre profession. Nous faisons un beau métier qui mérite d’être (re)connu !

Marie : Je trouve qu’en effet, le fait d’être de plus en plus nombreux à partager sur notre quotidien de psychomot, permet de faire comprendre aux personnes qui ne connaissent pas ou connaissent mal notre métier ce que nous faisons, pourquoi nous travaillons ainsi, que derrière l’aspect ludique et parfois enfantin de nos séances, nous avons des axes de travail et des objectifs thérapeutiques tout aussi sérieux et importants que les autres professions.

Justine : Je pense également qu’il est important de communiquer autour de notre métier, nous le faisons d’ailleurs naturellement en allant à la rencontre des professionnels de la santé et de l’éducation qui se trouvent géographiquement autour de nous. Ce que je préfère dans la communication sur les réseaux sociaux c’est que l’on touche des personnes auxquelles nous avons généralement peu accès habituellement. On s’ouvre à un public beaucoup plus large qui est notamment celui des parents (ou futurs-parents) et des étudiants. Par le biais de ce média, on entre-ouvre légèrement la porte de la salle de psychomotricité pour montrer les activités que l’on utilise, mais on révèle aussi les qualités d’écoute et de bienveillance qui nous caractérisent. C’est une communication assez simple, mais qui permet de faire découvrir notre métier tout en respectant le secret professionnel du thérapeute avec son patient.

Rania : Je suis tout à fait d’accord avec vous. En fait, la psychomotricité c’est un domaine qui n’est pas très connu au Maroc. Donc en créant mon compte/ma page 100% psychomotricité avec Rania Soussi, C’était surtout pour le but de montrer le déroulement de la prise en charge en psychomot avec certains patients, de donner des conseils sur tout ce qui concerne la psychologie et le développement de l’enfant, de montrer également le rôle de chaque jouets/activités présentées, chose que certains parents/futurs parents ignorent leur importance.

Les échanges en « back office » sont enrichissants et stimulants !

 

Camille : L’#instantpsychomot permet aussi de mettre en avant la différence de chacune et nos forces. Il pourrait être bien de parler de nos faiblesses ?

Noemie : En effet, la diversité des réponses des instacollègues au #instantpsychomot montre toutes nos différences dans nos champs d’action et nos médiations, mais la croisée de nos regards sur un même thème est une réelle richesse. Je sais aussi que les posts du #instantpsychomot sont aussi lues par des personnes qui ne participent pas activement au #instantpsychomot mais qui lisent et réagissent. Cela est super intéressant et j’espère qu’à terme ces personnes se lanceront à leur tour dans cette belle expérience! Pour ma part, je trouve tellement riche de lire les publications des autres. C’est là que je me rends compte parfois de mes lacunes sur un thème ou un autre, ou bien cela me donne des idées de prises en charge quand nous séchons un peu face à nos patients…

Cloé : Je trouve d’ailleurs que plus les semaines avancent et plus on se “dévoile” et accepte d’évoquer nos difficultés, les unes et les autres. Même s’il y peut y avoir des critiques (non constructives car les constructives servent toujours), je me sens en confiance à travers le # et en partageant avec vous toutes.

Emmanuelle : J’avoue que le niveau s’élève de plus en plus et il m’est parfois paru difficile de me lancer après certaines publications. Mais j’apprécie la bienveillance de chacune et la possibilité de soit ne pas publier, soit être plus légère dans ses publications et inviter nos abonnés à lire les publications des instacollègues.

Marine : Je dirai plutôt qu’il permet de mettre en avant nos médiations qui sont parfois différentes et de nous enrichir des spécificités de chacunes ( par exemple: une psychomot utilisera la médiation équine et nous fera partager de son lien avec la psychomotricité, l’autre passera par le cirque, l’autre sera plus formé(e) autour du portage,…) Je trouve cela super et à la fois cela montre la diversité des médiations possibles dans notre métier et l’importance de la créativité et de notre adaptation. Il est important de faire part de nos faiblesses ou plutôt de nos questionnements et de nos doutes face à certaines situations et comment nous pouvons les utiliser pour tenter de répondre aux besoins de nos patients (soit en réorientant, soit en revoyant notre posture,…) mais de rester honnêtes. Nous ne sommes pas surhumain(e)s !

Marie : J’aimerais beaucoup que l’on fasse un #instantpsychomot autour de nos difficultés. Parce qu’effectivement, on partage souvent ce qui va bien, nos victoires, les progrès de nos patients, mais on a toujours plus de mal à parler de ce qui est difficile pour nous, des moments où l’on ne se sent pas à la hauteur, de nos erreurs, etc.

Justine : C’est vrai qu’il pourra être intéressant d’aborder la question des difficultés que l’on rencontre dans nos pratiques lors d’un #instantpsychomot. Je ne pense pas que l’on puisse nous juger sur nos failles à partir du moment où on les a identifiées et que l’on est transparent sur ce que l’on sait faire, et sur ce que l’on sait moins bien faire ou ne pas faire. Il est normal que l’on ait des lacunes et des doutes, notre métier peut être appliqué à une population tellement large que l’on ne peut pas être spécialisé dans tout. Il y a également le fait que l’on travaille avec l’humain et qu’il n’y a jamais de fiche technique qui accompagne la personne que l’on rencontre. Notre métier nous oblige à nous remettre régulièrement en question, à avoir un regard critique sur notre pratique pour que le soin que l’on prodigue corresponde complètement à la personne (et à la famille) que l’on accompagne.

Rania : En effet, chaque Psychomotricien/ne à sa propre manière de prise en charge, donc une fois le thème est choisi on a tous des différentes manières de dire les choses. Concernant nos faiblesses, quand ça serai mon tour à réaliser l’#instantpsychomot de la semain, j’y manquerai pas à l’entamer comme proposition sur mes story, comme ça , si c’est choisi comme thème, chacune d’entre nous en parle. Sachant que, personne n’est parfait, on est des êtres humains, donc on a droit à l’erreur et c’est à travers nos faiblesses et nos erreurs qu’on apprend s’améliorer par la suite.

 

La qualité avant tout, même si la communication n’est pas au cœur de notre métier, nous voulons toutes promouvoir la psychomotricité

 

Pour conclure et être totalement transparent, parce que même si c’est toujours un plaisir de partager et de s’investir chaque semaine, il y a toute une partie logistique.

Les règles du jeu ont été fragilisées ces dernières semaines, faute de communication suffisamment claire avec les nouveaux participants. On y travaille.

Alors que les premières participantes se connaissent de plus en plus, notamment grâce aux premiers portraits et interviews, il y a de plus en plus de psychomot qui viennent d’ouvrir leur compte sur Instagram, ce qui est super, mais dont on a pas encore pu échanger pour se connaître et transmettre le flambeau.

 

CamilleIl pourrait être intéressant de reprendre chaque thème propose depuis le début pour renvoyer les personnes dessus ?

Noemie :

  • Gestion des émotions
  • Relaxation chez l’enfant et l’adolescent
  • L’estime de soi
  • La dyspraxie
  • Adaptation des jeux
  • Le bilan psychomoteur
  • Le tonus
  • L’expérience du libéral et la salle de psychomotricité
  • Nos médiations et jeux préférés
  • Les émotions
  • Les troubles de l’attention
  • La guidance parentale
  • Notre dernière formation
  • Relation parent patient

Cloé : Oui tout à fait comme un catalogue pour les nouvelles arrivantes… Je ne sais pas d’ailleurs si on pourrait intercaler les thèmes ou le commencer pour les prochains : par exemple écrire TONUS sur la première publication et qu’ensuite on voit toutes nos publications. Ca permettrait aussi de cadrer un peu plus le # car en ce moment il y a un peu “détournement” des règles.

Marine : Oui je te rejoins, certaines personnes utilisent aussi le #instantpsychomot alors que ce n’est pas en lien avec le thème de la semaine. On se perd alors un peu…

Rania : Oui, pourquoi pas.

 

Fin de cette première réunion !

 

Elles étaient donc présentes :

Noémie @NoemiePsychomotricienne – Insta  / Interview

Camille @Campsychomot – Insta / Interview

Cloé @i_love_psychomotricite – Insta / Interview

Emmanuelle @HowIPlayWithmymome – Insta / Interview / Blog

Rania de 100 % psychomot avec S. Rania (Maroc) – Insta / Interview

Marie de @Psychomot_usa (Etats Unis) – Insta / Interview / Site

Justine @Psychomot_Dubai (Emirat arabes unis)  – Insta / Interview

Marine @Marine_psychomot – Insta

 

Nous pouvons retenir qu’en 2019, nous avons une team de psychomot très investie dans la promotion de notre profession .

Malgré les frustrations sur le manque ou la mauvaise communication sur notre métier, nous restons motivées et désormais soudées ! On continue notre lancée !

On se retrouve le dernier vendredi de mai, pour notre bilan mensuel #instantpsychomot

Miss Psychomot
Miss Psychomot

Je m’appelle Rokiyah Hosen, je suis Psychomotricienne diplômée d’Etat et auteur, à l’origine de l’ #instantpsychomot. Je suis également maman de Junior et de BB avec qui je pratique l’Hygiène Naturelle Infantile (HNI). Ici je fais la promotion de mon métier et partage des ressources en lien avec la psychomotricité mais aussi bon nombre de réflexion inédite.

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