Et puis un jour, j’ai réalisé que je n’étais plus …

Cette mère admirée et admirable par un parentage (parfois) glorifié, critiqué, non compris, encouragé …

J’ai porté et allaité à l’extérieur alors dès que je voyais une mère faire de même, je ne me sentais plus seule. Je reconnaissais que je voyais chez les mères un modèle quand elles avaient un enfant plus âgé que le mien, espérant poursuivre aussi longtemps que l’on voudrait (mon bébé et moi). Lorsque l’enfant était plus jeune, j’espérais être leur modèle.

Modèle ? Car quand on se sent isolée et seule dans sa pratique, il est naturel de vouloir s’accrocher à de la familiarité à travers la similitude, là et quand les mères se trouvent dépourvues de multiples modèles pour se saisir de ce qui leur parlent.

Quand on porte son bébé, cela signifie t’il qu’on prend tout le package ? Et si non … on est défaillant ?


Par exemple, je n’ai jamais rencontré de mères qui pratiquent l’HNI m’accoster dans la rue m’en parler. Comment ? Où ? Quand ? Où se trouvent les mères ? C’est un sujet très intéressant que j’aborde dans mon livre.

Recentrons nous …

Avec le confinement 1 et 2, des mois sont passés sans « porter » mon fils et il est temps de ranger l’écharpe et le porte bébé … définitivement. La poussette a pris plus de place (c’est le cas) ou la marche, car un bébé porté n’est pas condamné à ne pas marcher.

Et maintenant que c’est fini

Qui peut savoir et deviner que je faisais parti de ces mamans au # « maman koala, kangourou, porteuse » etc

Pas elles, cela ne m’est jamais arrivé qu’on me sollicite dans la rue 😂


Sans parler de l’allaitement qui est réservé à l’intimité de mon chez moi …

Je n’allaite plus à l’extérieur

Ne porte qu’au bras, et sort la poussette

Sans parler de l’HNI, la DME, le cododo, la motricité libre, les signes bébés qui se passent dans notre foyer, a l’abris des regards, idem sur Instagram.

La fameuse check list qu’on trouve dans les profils en biographie (c’est drôle comme présentation tiens) — peut être que j’en oublie !

Mais en fait, je m’en fiche.

Qu’on sache ou non.

La maternité.

Qu’on prolonge …

Ah … Quelle drôle de période où l’on se convainc qu’on a rien à prouver mais en même temps, on n’a besoin de (se) prouver qu’on est un bon parent. Est ce l’isolement et le manque de diversité dans la maternité, ainsi que de la bienveillance (la vraie) et la tolérance entre mère qui nous rend si fébrile parfois ? 🤔 

Comment rester dans ce « groupe » et faire savoir qu’on a été cette mère, histoire de se reconnaître entre nous et se soutenir d’un sourire ?

Comment y remédier ? Faire un autre bébé pour poursuivre l’aventure semble extrémiste 🤣😅

J’ai réalisé que si je croise une mère en portage, je serai nostalgique de cette Belle Époque et que cette dernière n’aura pas idée que je faisais comme elle (et non que j’étais comme elle ! Prudence dans les mots révélateurs).

Ps : j’ai trouvé le truc pour poursuivre et rester dans le clan, écrire un livre l’hygiène naturelle infantile, publier des post sur Instagram, avoir un blog avec une rubrique maternage 🤣

Maternité
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