Un parent qui craque tous les 3 jours est un parent qui va mal

Oui la maternité, la parentalite, l’éducation n’est pas un long fleuve tranquille.

⚠️ Cet article contient des photos pouvant être perçues violemment, à commencer par celle ci 👆

Si on transposait cette phrase.

Une femme qui pleure tous les 3 jours est une femme qui va mal

En serait on choquée ?

A force de banaliser les coups durs ou les coups de mou, que c’est normal de craquer, les mères ou femmes se sentent a la fois comprises dans un ensemble (elles ne sont pas seules à vivre cette situation) et en même temps isolées (seules dans leur souffrance qui … n’ont pas à être affrontées, puisque normal)

C’est le serpent qui se mord la queue 🐍 

Intégrer que c’est normal de craquer tous les 3 jours en tant que parent risque de vous poursuivre plus tard, lorsque l’enfant est adolescent. Oui, la parentalité n’est pas tous les jours facile, pour autant qu’en retient l’enfant ? Que son parent se fait du mal en pensant vouloir faire du bien à son enfant ?


Comment en sortir ?

Vos émotions sont légitimes

Mais vous savez quoi ? Les reconnaître ne suffit pas.

Accepter de pleurer, craquer, souffrir tous les trois jours, avoir son vase émotionnel qui déborde, et mettre cela sur le dos de l’hypersensibilité, sur le sacrifice etc SANS faire de travail profond derrière, ne va pas aider à moins pleurer, craquer, souffrir.

Le travail profond dont je parle, c’est évidemment un travail thérapeutique, un travail psychologique qui nécessite de faire face à nos propres violences, données, subies, pour pouvoir s’en défaire.

Et la, ça fait mal mais vous savez quoi ?

Vous n’êtes pas seul.e car vous êtes accompagné.e par votre thérapeute.

Quitte à pleurer une fois par semaine en sa présence, plutôt que tous les 3 jours.

Il arrivera peut être de rencontrer des professionnels dont l’approche ne vous convient pas, c’est OK. Parfois, changer même en cours de route est nécessaire, que cela soit temporaire ou définitif.

La santé mentale n’est pas à la bourse de tous.

Oui. C’est vrai.

Banaliser les crises en leur donnant une fréquence.

Non. Stop.

Un parent qui craque une fois par semaine est tout aussi légitime.

Un parent qui craque tous les jours est tout aussi légitime.

Mais ce parent qui craque, a t’il envie de craquer ? Se sent il meilleur parent, mieux ?

Vraiment, prenez soin de vous.

Je conclus avec une photo rempli de joie pour contrebalancer les photos des pleurs qui ont pu activer votre empathie et vous mettre mal à l’aise. L’objectif de cet article n’est pas d’en ressortir plus mal ♥️

 

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