L’histoire de Grain d’Harmonie avec l’HNI

Connaissez vous le compte de Grains d’harmonie ? Derrière, il y a Lenaic, monitrice de portage depuis 2016 et accompagnante en parentalité. Elle propose divers ateliers dont le portage sur les alternatives aux punitions, cris, menaces et sur l’accompagnement des émotions des enfants.

Ainsi sur son compte Instagram, elle partage son expérience avec l’hygiène naturelle infantile avec sa dernière fille.

Au fil des échanges, je lui ai proposé une interview que vous pouvez découvrir ci dessous.

 

Tout d’abord, parles moi de toi, présente toi 🙂

Lenaic, je suis la maman d un grand ado, d une petite fille de presque 6 ans et de Liv, bambine d un an.

L arrivée de mon fils, il y a 15 ans, m a révélée tout un monde … J ai grandi avec lui, beaucoup lu pour trouver les réponses qui faisaient écho à mes ressentis et pour l accompagner au mieux. Lui a été en couches jetables mais changées plus souvent que ce qu il était recommandé parce qu au fond de moi, ça ne me plaisait pas de le laisser dans ses urines…

Une petite voix me disait que j avais raison de porter mon fils, de lui repondre, de ne pas le laisser pleurer… envers et contre tous ! Cette petite voix, je l ai écoutée et j’ai appris à lui faire confiance au fil des années et des naissances…

Tout ce cheminement en tant que maman est venu percuter et s entremêler avec mon métier d assistante sociale. Métier que j ai quitté pour construire le mien, sur mesures…celui d accompagnante parentale dans lequel, au travers d ateliers de portage, thématiques sur la Parentalité, de consultations …j accompagne de futurs ou jeunes parents vers une parentalité plus heureuse et harmonieuse.

Comment as tu découvert l’hygiène naturelle infantile ? Qu’est ce qui t’as donné envie de le mettre en place ?

Après mon aîné en couches jetables, nous sommes passés aux lavables pour ma première fille. Pas tout de suite car le papa avait quelques résistances… Mais elle avait la peau très sensible et ses réactions cutanées ne nous ont pas laissés le choix.

Elle a donc porté des couches lavables, changées toutes les deux heures maximum.

J avais remarqué qu elle attendait souvent que la couche soit enlevée pour faire pipi lorsqu elle était bébé…mais je ne connaissais pas encore l hni…

Puis il est devenu difficile de lui changer la couche…elle le supportait mal…alors on a composé avec ça, tester differentes choses puis profité des beaux jours pour la laisser en culotte. Quelque part, c était les prémices de notre pratique HNI avec sa petite soeur aujourd’hui…

C est seulement quelques temps après que ma fille aînée soit devenue continente que j ai découvert l HNI, sur un groupe de maternage. Deux mamans le pratiquaient et en parlaient de temps en temps.

Ça m’intriguait beaucoup…je me demandais comment c était possible et si ça n était pas un peu excessif… en même temps, ça m attirait et, plus je lisais dessus, plus je trouvais ça génial !

En projet troisième bébé, j ai reçu en atelier de portage une jeune maman qui commençait à pratiquer avec son tout petit, puis j ai eu l’occasion de faire une réunion avec une autre maman HNI …

Quand j ai compris que le bébé communiquait sur son besoin d élimination et qu il cessait de le faire parce qu on ne voyait pas ses signaux, il est devenu évident pour moi que j essaierai de repérer cela chez mon futur bébé et que j essaierai de répondre à ce besoin comme aux autres.

Je n ai pas eu envie ou le choix de le faire en fait … À partir du moment où j ai eu l information, je n’ ai pas pu faire autrement que d en tenir compte et de faire de mon mieux ( sans pression cependant !).

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*** Un p'tit bout de nous: l HNI en pratique: le matériel que nous avons utilisé et nos indispensables *** Je n ai pas réussi à faire court alors il vous faut faire défiler les images pour tout lire 😅 Mais pour résumer, nos indispensables ont été et sont : Une 30aine de langes carrés à plier pour être à l aise ( numéro 1 des indispensables !), 1 ou 2 Snappy, 3-4 culottes de protection laine ou pull, petit pot ( ou récipient), 1 ( ou 2 ) ceinture élastique ecopitchoun, 1 ou 2 alèses trouvées sur @ecopitchoun également. Surtout pas de pression ni de recherche de performance, juste de l observation, de la communication, de la connexion avec bébé. Et du temps ? Oui… Mais pas forcément toute la journée. L HNI est tout à fait possible quand on travaille à l extérieur et que bébé doit être confié la journée. Encore une fois, il ne s agit là que de notre expérience et de nos préférences. Mais j espère que ce témoignage pourra vous éclairer si vous vous intéressez au HNI. Et si vous avez des questions, n hésitez pas. C est un sujet passionnant que j aime à partager 🙂 #hni #bebeecolo #bebezerodechet #famillezerodechet #nouveauné #jeunesparents #bientotparents #bebearrive #equipementbebe #coucheslavables #libredebouger #motricitelibre #thirties #bestbottomdiapers #culladiteby #manymonths

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Quand as tu commencé l’HNI ?

Au troisième trimestre de grossesse pour mon troisième enfant, j ai acheté différentes choses ( dont un petit pot), en vue de pratiquer dès la naissance. J ai aussi acheté quelques couches lavables te1 et deux paquets de jetables pour démarrer sereinement.

Ma fille est née à la maison et est restée nue les premiers instants ( j ai d ailleurs eu les premières urines sur moi 😅)

Nous avons démarré avec des couches jetables, le temps d atterrir…. J ai d abord proposé sur une tétée le deuxième jour je crois…. Et on a commencé doucement comme ça :

D abord sur une ou deux tétées, puis entre deux changes aussi…puis, en incluant une heure d observation attentive pour repérer les signaux et proposer en fonction…

Puis en proposant en plus à des moments clefs.

Mais rapidement, et comme elle était énormément portée, c est à l instinct que j ai pu proposer : quand je sentais qu il fallait ( j avais dû saisir quelques tensions ), je devais arrêter rapidement ce que je faisais et proposer, sans quoi je sentais quelque chose de chaud me couler dessus 😅

A 6 mois, elle a commencé à signer  » changer  » de « changer la couche » en LSF… Quand elle avait besoin d éliminer. C était assez simple.

Ça s est ensuite compliqué quand elle a commencé à se déplacer car elle était occupée à découvrir…elle ne signalait pas toujours. Ou alors oui mais une fois fait…

Ou alors, elle signalait mais refusait le pot/lavabo/WC…

A cette période elle préférait que je lui propose dehors….et d ailleurs, elle allait à la porte fenêtre pour me signaler son besoin !

Aujourd’hui, à presque 13 mois, on en est encore un peu là. Elle ne veut plus que je la tienne pour éliminer. Elle me signale son besoin en venant me voir ou en signant. Soit elle vient d éliminer et elle le demande de changer le lange, soit il faut que je lui enlève pour qu elle fasse pipi par terre ( dehors idéalement) et je le lui remets.

Je pense qu elle a besoin d être autonome pour éliminer maintenant qu elle se déplace….. Elle a un pot physio dans le salon, qui attend qu elle soit en capacité d aller seule dessus quand elle aura besoin.

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*** Point hni *** Après quelques jours de pause à cause du rhume qui a bien fatigué petite Liv, on reprend l Hygiène Naturelle Infantile. Suite à quelques questions/remarques, j avais envie de faire un petit point😉 🔹L Hni ce n est pas – Un apprentissage précoce de la " propreté". Le tout petit, tout comme il communique sur ses besoins de manger, dormir etc, émet aussi des signaux quand il a besoin d éliminer. Quand on souhaite pratiquer l HNI, on cherche à repérer ces signaux ( il y a d autres options) et à y répondre en proposant un petit pot ou autre contenant ( ou le jardin) pour éliminer. L enfant n apprend pas à se retenir mais se détend lorsqu on le place en position au dessus du contenant et élimine. – Pas non plus prise de tête 🙂 et ça ne nécessite pas forcément d'être hyper ultra disponible H24. Ça peut ne se pratiquer qu à temps partiel, à certains moments de la journée… D ailleurs, après deux trois jours avec culotte de protection la journée ( le besoin de sommeil de la puce était bien plus grand que celui d éliminer sur le pot), on a repris notre rythme sans problème 🙂 🔹LHni c est: – une autre manière de répondre aux besoins de son enfant, – encore plus de liberté de mouvements pour les petits ( en tous cas, comparé au système de couches lavables que j affectionne) – une belle occasion d apprendre à lâcher prise ( en ce qui me concerne 😁 ) – contrairement à ce que je craignais au départ, c est tout à fait compatible avec le portage et je dirais même plus que c est plus facile si on porte ! Et vous ça vous tente? Est ce que, comme moi au départ, vous avez peur pour votre moyen de portage ? #bébé3mois #bebesanscouches #hygienenaturelleinfantile #bebezerodechet #bebeaunaturel #bebeecolo #coucheslavables #sanscouchecestlaliberte #motricitelibre #porterbebesanscouche

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Tu pratiques l’HNI en extérieur, comment fais tu ? Quelles sont tes astuces ?

Je cherche encore le meilleur système à vrai dire….

Tant qu elle ne se déplaçait pas, une couche te1 à enlever et remettre, ça se faisait facilement…

Ensuite, et encore maintenant parfois, j utilise des te3 qui se ferment dans le dos. Ainsi, je peux l enlever et  laisser ma fille éliminer à 4 pattes dans l herbe ou, en fonction de l endroit, en la tenant au dessus de la végétation, d un lavabo, de WC…. Je peux ensuite la poser ( sur une table à langer, un tapis, mon écharpe de portage, l’herbe, dans le coffre ou sur la banquette de la voiture) et la laisser se mettre à 4 pattes pour lui remettre ce type de couche assez facilement.

Pour les beaux jours, j ai beaucoup beaucoup beaucoup utilisé une ceinture hni et un simple lange plié et coincé entre les jambes. Hyper pratique à enlever pour proposer, à remettre en place sans la gêner ! Si je veux un peu plus de protection, je mets une mini hni d ecopitchoune à la place du lange…

Maintenant ( plus gris et pluvieux), j utilise pas mal la ceinture avec mini hni et pantalon par dessus… Par contre, je ne peux plus là laisser à 4 pattes à moins d enlever le pantalon… Donc, si elle ne veut pas que je lui propose en la tenant accroupie, je change simplement la mini hni quand elle me dit que c est mouillé.

Et je vois avec une copine pour qu elle me confectionne des pantalons avec ce système intégré 😅

Tu portes aussi, quelle écharpe privilégie tu pour l’HNI ?

C était ma grande question, enceinte…. Je lisais que le sling était le système le plus pratique. Mais je n’ aime pas porter en sling. Je ne porte presque qu en écharpe tissée.

J ai donc continué ainsi… En utilisant une écharpe tout coton qui se lave facilement, les premiers temps, avec juste un lange entre elle et moi… pour pouvoir la sortir et proposer rapidement quand j avais un doute.

En fait, le portage est un allié beaucoup plus qu un frein à l hni 🙂

Je trouve que cela permet de rester connecté à bébé, beaucoup plus facilement que lorsqu’il est au sol. De fait, on  » sent » quand il faut proposer. Je pense que l on sent un changement de posture, des tensions… même infimes, dans son corps… Et on a le temps de sortir bébé et de proposer, quelque soit le nouage choisi en fait.

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*** hni, suite et fin *** Avant de commencer j imaginais un bébé fesses nues et une vigilance de tous les instants sous peine de pipi partout! En réalité, notre quotidien est plus simple qu il n'y paraît: 🔹Il est tout à fait possible de ne pas pratiquer toute la journée ou de faire des pauses si bébé ou parents ne sont pas dispos. On peut par ex ne proposer d éliminer que le matin et/ou le soir si bébé est gardé la journée. Nous avons commencé que par des petits temps hni chaque jour. 🔹Pour éviter le pipi partout tout en restant attentive aux besoins d élimination, j ai opté pour un simple lange sur le fesses de bébé quand on est à la maison. 🔹On parle de " repérer" les signes montrant que bébé a besoin d éliminer…. Ça semble compliqué et franchement, c est pas le plus évident pour moi parce que ces signaux peuvent changer et il y a des moments où je ne suis pas assez disponible/ attentive pour les voir. Heureusement, on peut aussi se fier au – timing de l enfant ( proposer davantage sur les moments où il fait habituellement plus) – proposer avant et après les sorties/siestes/visites…ça fonctionne pas'mal ici. – se fier à son instinct : quand on a l'impression qu'on devrait proposer, ne pas tergiverser mais proposer car on a avait bien souvent raison. Ici, on propose régulièrement et je me fie beaucoup à mon instinct. Contrairement à ce que je craignais, le portage m aide beaucoup car je sens quand bébé a besoin d éliminer. Son petit corps se tend et m indique qu il faut proposer. Je mets tout de même un lange entre elle et le moyen de portage mais je porte toute la journée sans craindre pour mes écharpes 😅 Je m arrete là pour le partage expérience hni mais n'hésitez pas à me poser vos questions si c est quelque chose qui vous tente 🙂 #bebeporte #bebezerodechet #hygienenaturelleinfantile #portageauquotidien #portageenécharpe #hubertinejosephine

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As tu des astuces à partager ?

Ce qui m a le plus servi c est indéniablement les langes et la ceinture hni…

Et le portage bien sûr, véritable allié de l hni… ( Attention au snappy si on porte sans culotte de protection….j ai tiré quelques fils d echarpe avec ça !)

Une petite alèse pour le siège de voiture ( et une dans le lit, sous les draps sinon ça bouge)…

Mais au delà des astuces et matériel, Je dirais qu il faut surtout se lancer avec curiosité mais sans pression, sans recherche de performance. Effectivement, il y a des jours où j ai lavé plein de langes (!) Et, là encore, on a souvent des langes mouillés….mais l’important n est pas la couche sèche mais la communication, le lien entre elle et moi, la connexion entre nous et, entre elle, ses sensations et besoins 🙂

Merci Lenaic pour cet échange inspirant ! Comme quoi il est toujours possible de mettre en place l’HNI même si matériellement, tout n’est pas parfait, à notre goût. L’HNI puise dans les ressources créatives :p

Natacha psychologue engagée dans la parentalité et périnatalité

Connaissez vous Natacha Butzbach ?

Peut-être à travers cette vidéo sur le portage ?

Ou bien à travers son compte Instagram La Curiosité Bienveillante ?

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Seule personne à bord. Tu gères. Tu portes la charge mentale. Tu préserves les émotions de chacun.e. Tu fais attention à tout le monde. Mais tu te sens sombrée. Tu as envie de tout gérer. Après tout, c'est TA famille et tu dois réussir. Tout le monde semble y arriver… sauf toi. Bullshit ! Personne n'y arrive de la sorte. Oui, on peut y arriver quelques temps, mais à un moment, ça craque. La résistance n'est pas éternelle. La gestion solitaire d'un foyer avec enfants n'a rien de normal. Tu l'entends cet adage qu'il faut un village pour élever un enfant mais tu ne la reconnais pas dans la réalité. Car cette possibilité a été écrasée. La bonne société patriarcale a construit un schéma de famille nucléaire (papa, maman + enfants) dont rien ne doit déborder. Il n'y a plus vraiment de place pour nos ancien.ne.s. Il n'y a plus de soutien réel entre pairs. "Le linge sale se lave en famille!", ce n'est possible que depuis le lave-linge. Avant, le linge, il était pris en charge avec tout le monde au lavoir. Aujourd'hui, nous sommes dans une société où l'aide doit venir d'une personne rémunérée. Puisque personne ne le fait plus spontanément. Puisque nous ne sommes plus prêtes à solliciter de l'aide extérieure sans nous sentir coupable de ne pas y parvenir. Les liens sociaux se sont tellement distendus que nous refusons même parfois l'aide et le soutien de notre famille ou de nos amis. Chacun.e dans son clans en huis clos. La perméabilité n'existe plus, sauf en cas d'explosion de la cellule familiale. Aujourd'hui, je te propose un contre-pied. Tu peux décider d'accepter l'aide, une présence et un soutien actif. Accepter sans culpabiliser car le schéma sociétal te donnaient à croire des niveaux de performance irréalistes. Tu peux accepter de lâcher-prise et de déléguer pour aller mieux et profiter davantage des moments. La charge mentale d'un foyer est intense. Tellement intense que beaucoup n'arrive plus à décrocher et à profiter de l'instant présent. La gratitude est ce que tu peux ressentir envers les personnes qui t'aident et te soutiennent dans la vie, que tu les rémunères ou pas. Tu as le droit d'avoir de l'aide. Je dirai même :…👇 SUITE EN COMMENTAIRE 👇

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Ou directement sur son blog du même nom ?

https://curiositebienveillante.wordpress.com

Ou via le réseau patentage proximal dont elle est fondatrice ?

https://www.reseauparentageproximal.com

 

Je vous propose de découvrir le portrait de Natacha, psychologue au multiples casquettes à travers cette interview :

 

Bonjour Natacha,

Je t’ai découvert grâce au réseau parentage proximal dont j’en fait parti. justement, c’est toi qui a eu l’initiative de le créer.

Parles nous un peu de toi, tout en sachant que la vie pro et personnelle sont forcément très liées. Quel est ton parcours, tes motivations et tes objectifs ?

Je suis psychologue et passionnée puis spécialisée en périnatalité et soutien parental !

Je suis devenue maman en décembre 2017 et j’ai créé La Curiosité Bienveillante en mai 2018.

En constatant que l’accompagnement bienveillant des enfants est si mal perçu/si méconnu, notamment par les pro; j’ai créé le Réseau Parentage Proximal en novembre 2018.

Mon objectif est de faire connaître et parler du parentage proximal et de l’accompagnement bienveillant et respectueux. Je lutte aussi contre les mythes en psychologie!

 

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"Tu les entends, ces expressions : « NON ! » ; « Moi, tout seul ! » ; « Veux pas ! » (toutes les déclinaisons sont possibles), le tout accompagné de pleurs, de cris, de fuite pour éviter une demande, d’absence de réaction ou d’autres vociférations difficilement audibles. Aaaah, ce fameux « Terrible Two » ou aussi nommé « crise d’opposition » voire « trouble d’opposition » quand certains pathologisent cela. Il est craint… On le lit partout, dès 16 mois chez certains, jusqu’à 3 ans et demi, et plus chez d’autres. C’est comme si s’abattait sur les parents une malédiction. Les crises à répétition, que c’est pénible ! Comme une impression de devoir se battre sur l’ensemble des sujets de la vie quotidienne : de l’habillage du matin, à la nourriture, aux jeux envoyés dans tous les coins jusqu’au refus d’aller dormir malgré le fait que ce petit tombe de sommeil. Mais pourquoi ces changements d’attitude ? D’où vient cette crise et comment y faire face ? Et surtout, ça passe quand ? Ok… et si je te disais qu’en réalité, ce « Terrible Two » n’existe pas en tant que tel. Ce n’est pas une étape inéluctable du développement infantile en fait, un peu comme « la crise d’adolescence ». Il est possible que tu te dises que je peux bien avancer cela mais bon, quand même, les comportements «pénibles » ils sont bels et biens là. Et c’est vrai. Je ne remets pas en cause les attitudes, mais bien qu’il s’agisse d’une crise et qu’on aborde la situation avec cette interprétation. Parce que qui dit crise, dit que cela passe, que c’est temporaire. La seconde nouvelle est que cela passe… ou en fait, ça ne passe jamais. Au choix. Il y a de ceux qui voient le verre à moitié vide et ceux qui le voient à moitié plein." Suite dans l'article (dispo en bio): https://curiositebienveillante.wordpress.com/2018/06/30/la-crise-dopposition-la-terrible/

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Nous avons beaucoup échangé sur l’ hygiène naturelle infantile, l’allaitement.. . Mais nos points communs et intérêts ne s’arrêtent pas au maternage. , nous sommes sensibles à la transmission d’informations dans le milieu professionnel.

 

Raconte nous ce qu’il en est :

Je suis en train de préparer un parcours de formation destiné aux pro afin qu’iels aient tous les éléments essentiels pour accompagner les parents dans leur singularité… et en connaissant ce qu’est le parentage proximal, car il fait souvent les frais de jugement et de méconnaissance. 

 

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Marcel Rufo fait encore parler de lui. Il est toujours publié par Femina. L'année dernière, j'avais effectué une réponse alternative à celle qu'il avait donné à une maman. Cette fois-ci, il s'attaque (encore) aux tout-petits et à un séparatisme contraints. Dans le texte, ce "pro" propose à la grand-mère de bien écraser les sentiments de son petit-fils. Voilà donc un enfant de moins de 3 ans, forcé à aller à l'école, que cela fait souffrir clairement… et il proppse d'accentuer encore les séparations en ajoutant un temps de repas. Ce pédopsychiatre en bout de course n'a manifestement AUCUNE connaissance sur la théorie de l'attachement. Malgré son statut et sa notoriété, il est flagrant de constater qu'il n'a pas actualisé ses connaissances sur les besoins infantiles. Je rappelle que Rufo estime que l'allaitement crée un climat incestuel avec les enfants pour autant qu'il dépasse 3 mois. Il est partisan de l'ignorance émotionnel et de l'humiliation des enfants comme voie d'éducation (voir l'article ci-dessous). Il estime que les enfants doivent obéir… et continue à être publié par des maisons d'édition qui s'embarrassent peu des informations obsolètes qu'elles diffusent. Marcel Rufo a eu une émission durant de nombreux années sur France 5. Après quelques saisons, l'idylle médiatique s'arrête : le "bon" Marcel va conseiller une mère dont la fille adulte avait été abusée enfant… en précisant que les enfants fantasment énormément, qu'il faut chercher des précisions auprès du violeurs (présumés) et que la majorité des enfants abusés vont bien. Voilà de quelle espèce est cet homme. Cette histoire date d'il y a 7 ans…. Rufo n'est plus quotidiennement à la télé mais il publie toujours. Pourtant, les polémiques ont été nombreuses… Il avait aussi suggéré que les corridas étaient instructives pour les enfants, au nom de la tradition et de la réalité de la vie, sans doute. Mais voilà, ses opinions, aussi obsolètes soient-elles, ne représentent pas le plus gros du problème. Cela fait 10 ans que Rufo fait des diagnostics à l'emporte-pièce. 👇suite en commentaire et article critique en bio👇

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Tu fais partie des professionnels inspirants car tu n’hésite pas à ouvrir en grand le large éventail de l’éducation et du parentage offrant ainsi le maximum d’informations aux familles. Clairement, tu ne répètes pas ce qui est à la mode, ni ce qui est juste agréable et plaisant à lire. Tu parles de sujet tabou, car mine de rien, il y a des sujet tabou dans le maternage ! Je pense au sevrage par exemple.

Comment cela se passe ? D’où viennent tes idées de sujets ? Reçois tu du soutien, des encouragements et parfois des critiques ? Comment fais tu ?

Je crois que mon hypersensibilité m’aide à détecter ce que je trouve discordant dans la société.

Passionnée également d’anthropologie et de sociologie, j’aime observer ce qu’il se poursuit autour de nous en prenant de la hauteur.

Je suis habituée à déconstruire mes croyances et ce dans quoi j’ai été élevée grâce à ma forte inclinaison féministe. Après une phase de militantisme « en colère », je suis passée du « mais pourquoien est-on là? » et j’ai transporté cette réflexion à tout ce qui m’entoure.

Je suis extrêmement blessée quand je vois le mal-être qui peut émerger chez les personnes parce qu’elles évoluent dans un contexte qui ne respecte ni leurs besoins ni leur singularité.

J’ai ainsi décidé de m’attaquer à bras le corps aux croyances limitantes dans tous les sujets: en psychologie (notamment en remettant en question les théories freudiennes dans leurs usages actuels), mais aussi en parentalité, en rapport humain, en développement infantile, … 

Je reçois beaucoup de commentaires positifs de la part de parents et des personnes concernées par les sujets de mes posts.

je sais que mes publications sont beaucoup plus longues que la moyenne, et ça me porte défaveur sur les réseaux sociaux… Mais c’est moi. Je ne peux pas être concise sur un sujet car j’ai toujours peur de manquer de nuances !

En plus, j’aime bien « faire la critique de » mais ne pas laisser un goût négatif et amer aux lectrices/lecteurs. Cela demande donc de l’espace.

J’adore écrire. Les idées ne me manquent pas, au contraire. Je rêverai de vivre de mes écrits pour pouvoir octroyer encore plus de temps à la rédaction (actuellement entre 45min et 1h pour les posts quotidiens + une dizaine d’heures -même si ça dépend de la taille de l’article et des besoins de recherche-  par articles publiés sur le blog).

J’ai peur de retour, tout compte fait. Mais je suis persuadée d’être animée par une mission de transmission. Je reste focalisée là-dessus.

 

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J'en ai marre. Marre de lire la banalisation faite des personnes qui ne se sentent pas bien.s "Ça va aller!" N'est pas soutenant ni empathique. Marre de voir des traitements allopathiques donnés sans suivi réel, dans toutes les situations mais aussi dans les traitements pour les psychopathologies. Une bonne fois pour toute : un traitement anxiolytique ou antidépresseur, à base de neuroleptique ou autres n'a aucune chance d'amener à un réel mieux-être sans prise en charge psychologique simultanée ! Les traitements aident (parfois…) à reprendre pied dans ses émotions mais apprendre à se connaitre et à pouvoir vivre voire sortir de ses maux psy ne se fait pas par l'action médicamenteuse ! Tous ces raccourcis sont dus à la résistance face aux professionnels de la santé mentale. Sans parler de l'incompétence de certain.e.s à recevoir des patient.e.s sans jugement (mais cela vaut dans TOUTES les professions), il y a cette dualité corps/esprit crée de toute pièce en Occident. Merci le dualisme et les Lumières … ! Il est largement démontré que le corps et l'esprit fonctionnent ensemble : ton alimentation, tes postures physiques, l'environnement agissent sur ton état d'esprit. On me dlra que c'est enfoncé des portes ouvertes (quoique pour l'alimentation, j'en doute… mais je t'invite à aller sur mon feed pour trouver le post sur le microbiote) mais en réalité, il n'y a aucune considération systématique pour la santé mentale ! Des médecins généralistes prescrivent pillule contraceptives et antidépresseurs sans s'y connaitre. Les suivis de grossesse et en post-partum ignorent pour la plupart les aspects psy chez les parents. La psypérinatalité semble concerner uniquement les psychopathologies majeures… Mais les autres ? Il n'y a de frontière claire entre "sain" et "pathologique" et ça vaut pour tous les domaines de la santé. Il s'agit d'un continuum… Je suis sûre que cela te parlera plus si je parle de critères qui rendent certaines pathologies "subclinique" (ou pas, en fait!) = certains critères diagnostiques mais pas tous … DONC pas pris en charge ou mal ! Si une femme n'a pas la plupart des critères diagnostiques… alors ça va ! 👇Suite en comm

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Ce que j’apprécie beaucoup chez toi c’est l’absence de jugement et ta façon d’amener à la réflexion. D’amener une certaine curiosité. Une curiosité bienveillante 😍

Est ce que tes sujets d’intérêt évoluent en même temps que grandit ta fille ? Parleras tu autant de l’allaitement, du cododo etc une fois que ce sera derrière toi. Car en tant que multipassionnée, il se peut que je ne resterai pas longtemps sur un thème. Et toi ? Comment fais tu pour entretenir la flamme ?

Pour l’instant, je suis encore dans tout cela. Evidemment, je sais aussi que mon inspiration vient de mon vécu.

L’avantage est que le développement des enfants est vaste !

Je sais déjà que mon contenu va être de plus en plus large et parler ensuite d’enfance et d’adolescence, puis de rapports entre adultes.

Mais je me sens investie d’une mission autour de la périnatalité.

Comme psy en périnatalité, je me sens pousser des ailes pour aider les familles à recevoir du soutien pour construire des relations harmonieuses, qui auront des bénéfices sur le très long terme.

Je garde beaucoup de motivations car je sais que je garderai de multiples supports, de nombreux interlocuteurs, des accompagnements de parents, formerai des professionnel.le.s…

Ainsi, l’ennui ne me fait pas peur sur ce sujet qui ne cesse de se renouveler !

A côté de cela, j’ai un hobby monomaniaque (les chevaux) depuis ma plus tendre enfance et cela m’apporte l’équilibre nécessaire dans ma vie. Sans cela, je passerai mon temps avec le cerveau en ébullition !

Aux nouveaux lecteurs qui te découvrent, quel article conseillerais-tu de lire en premier ? Quel post Instagram ? Et pourquoi.

Oula ! Quel dur choix de trouver 2 posts…

Un concernant la sexualité infantile, qui fait référence à un article publié sur mon blog :«- la masturbation rend sourd ! -Quoi ? Distribution de topinambours ?!» Reiser Tu excuseras mon humour, mais il a été constitutif de mes lectures adolescentes… Grâce aux ouvrages « planqués » par mon père, que j’ai tous lus entre 11 et 12 ans ! D

Voici l’article : https://curiositebienveillante.wordpress.com/2020/07/18/masturbation-et-sexualite-infantile-sextirper-des-croyances-et-des-tabous/

Un second pourrait être celui concernant le rapport au  » laxisme  » dans l’éducation des enfants : Tu pardonneras le terme « élever »alors que j’utilise toujours « accompagner »… Mais ça touche plus de monde comme ça. Que dis-je aujourd’hui ?! Une ovation au laxisme et à la négligence parentale ? Que nenni! J’utilise « laxisme » parce que « éducation 

Mon contenu est très diversifié, alors difficile de rendre cela flagrant avec 2 posts: allaitement, maternage proximal, accompagnement bienveillant, mythe psy, trucs pour le quotidien, debunk des croyances partagées, féminisme… Il y en a pour tous les goûts! Enfin nous, surtout pour les gens qui sont/veulent découvrir la dynamique bienveillante avec les enfants et se remettre en question. 🙂 

 

Je vous propose ma petite sélection d’article en lien avec la continence / l’hygiène naturelle infantile :

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Aujourd'hui, j'aborde un sujet qui me fait sortir de mes gonds ! Parce que j'en ai marre de lire des bêtises à ce sujet et que les gens se confortent dans un obscurantisme très confortable… La notion d'acquisition de la continence, globalement appelée propreté. Il y a fort à parier que tu as entendu qu'il fallait que cela vienne des enfants, que ça vient vers 3 ans, ou quand ils s'y intéressent… Tu as pu entendre que les mettre sur le pot plus tôt était inutile voire que cela génère des blocages ! Ce que je vois surtout, ce sont des enfants avec des couches à 3 voire 4 ans. Des enfants qui demandent leur couche pour faire leur besoin quand ils ne la portent pas… Des enfants qui refusent de déféquer ou qui paniquent quand ils urinent sur eux/elles. Je vois des parents qui luttent pour changer les couches… Tout ça, après 20 ou 24 mois. Mais surtout : je vois des besoins qui ont été ignoré! Je sais que c'est une conception incroyable en Occident mais pourtant c'est vrai : les bébés communiquent dès la naissance leurs besoin d'éliminer. Les bébés qui ne portent pas de couche (majoritaires sur la planète) n'ont plus de fuite à des moments indésirables entre 18 et 24 mois. Donc NON ! Il n'y a pas d'âge pour se préoccuper de l'hygiène infantile. Plus tard le sujet est abordé, plus (sauf exception) cela posera problème. Physiologiquement, les sphincters retiennent volontairement vers 18 mois. MAIS le fait de retenir est moins important que la capacité de relâchement ! Dès la naissance, les bébés peuvent acquérir la conscience de relâcher leur corps de manière à laisser couler les excrétions. La position physiologique pour éliminer limite également les coliques (position en grenouille comme en portage). Arrêtez de croire qu'un enfant doit savoir se retenir, se déshabiller seul et monter un escalier pour faire ses besoins ailleurs que sur soi! En agissant comme cela, les compétences infantiles sont inhibées contraintes ! Car en effet, après des mois voire des années de port de couche hyperabsorbante/effet au sec, les enfants ne se rendent plus compte quand ça coule. Ça n'éveille aucune sensation. Suite IMPORTANTE en commentaire !

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Il me semble important de clarifier quelques éléments concernant l'HNI après mon post d'hier ! L'objectif de la réponse aux besoins d'élimination n'est pas d'avoir un.e enfant "continent.e" plus tôt. Il s'agit juste d'une conséquence logique. L'objectif est d'éviter aux enfants de faire leurs besoins sur eux-mêmes. Qui, en tant qu'adulte, aimerait porter h24 un sous-vêtement volumineux et bruyant, qui enserre le ventre et maintien les déjections contre sa peau? Personne. Soyons honnêtes. Mais c'est une pratique habituelle en Occident. Bébé = couche, c'est le package indissociable ! Je n'ai jamais voulu engendrer de culpabilité chez les parents qui ne l'ont pas pratiqué. Mon objectif est d'informer. On ne peut pas agir sans avoir d'informations… c'est ainsi que les parents suivent les habitudes culturelles autour deux et mettent des couches. Moi-même, j'ai laissé ma fille 9 mois en couche… parce que je croyais que l'HNI était pour les mères avec un don incroyable de connexion intense avec leur bébé… Je trouvais ça inaccessible. Mais j'étais totalement mal à l'aise avec l'idée de laisser ma fille en couche. Ça m'écoeurait. De plus, les moments du change devenaient difficiles. J'ai alors décidé de la laisser sans couche chez moi, préférant éponger des flaques que de changer des couches. Cette aventure m'a amené à énormément de questionnements… et elle m'a apporté d'étonnantes révélations sur moi-même. D'abord, le fait de se connecter en profondeur avec son enfant dans une volonté de pouvoir comprendre ses signaux non verbaux. Ensuite, j'ai acquis, les mois passant une capacité de lâcher prise qui n'avait pu émerger auparavant. Ne pas réagir vivement à une miction par terre et ne pas s'énerver quand c'est la 3e fois en 1h. L'objectif étant simplement d'observer le rythme, toutes les informations deviennent importantes. J'ai essuyé un bon millier de flaques. Je ne regrette rien. Un stock de lange absorbants aide. 😉 J'ai appris que je pouvais faire confiance à mon intuition dans les besoins physiologiques de ma fille. Non, sortir sans couche à 13 mois, et n'avoir aucune fuite n'est pas du au hasard. SUITE EN COMM !

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Acquérir la continence pour un enfant, est-ce le laisser décider quand il enlève ses couches et d'avoir un enfant qui va sur le pot ? Assurément, non. Tout ça est une construction sociale. Tout ça s'est construit sur une volontaire désinformation TRES profitable à ceux qui produisent ces superpositions de plastique et de matière absorbante. C'est tellement ancré que cela ne questionne même pas. Les bébés et jeunes enfants portent des couches. On s'occupe de ce qu'il se passe dedans après 2 ans, voire juste avant l'été de l'entrée à l'école. Avant ça, tableau noir. Absence de discussion. Le pot n'est même pas dans l'environnement ou à peine. Un matin, les parents se réveillent en se disant que là, ils seraient temps. Parfois, cela fait des mois qu'ils se préoccupent de ça et qu'après des essais, cela ne "fonctionne pas". Alors la couche reste et on attend. La question est de savoir ce qui est attendu. Il est répandu de dire que la continence est une acquisition parce qu'elle demande des préalables physiologiques. La notion d'apprentissage est presque perçue comme une violence dans ce contexte d'hygiène infantile. Et pourtant… les enfants apprennent à parler, à marcher, à se déshabiller, … L'apprentissage n'a lieu que par l'expérimentation. Dans le phénomène de la continence, la plupart des enfants sans trouble du développement ont leur physiologie prête aux alentours de 18 mois. Ils savent retenir (contracter) ou relâcher. Ils ne le font juste pas dans un contexte de continence sociale (càd aux toilettes). La capacité de relâchement est d'ailleurs primordiale dans ce processus. La continence n'est pas retenir mais bien relâcher au moment adéquat pour les enfants. Ça tacle les croyances (très récentes!) Et pourtant, demande à tes parents/grands parents : les enfants n'ont jamais porté de couches aussi tard que de nos jours. Pourtant il est possible d'accompagner le besoin d'élimination des enfants dès la naissance. Avec ou sans couche mais surtout grâce à la communication ! Si tu as des questions au niveau de la continence, du port des couches et de la pratiques de l'hygiène naturelle infantile, contacte moi ! (👇suite👇)

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Qui est Natacha du blog heureux-sans-couches

Natacha Guillaume est la référence francophone de cette décennie en Hygiène Naturelle Infantile (HNI). Mère de deux enfants, blogueuse investie du site www.heureux-sans-couches.com et diplômée de l’organisme de formation Miss Psychomot, elle accompagne les parents en consultation individuelle ou en groupe lors d’atelier, en France et en Suisse.

Si vous êtes aussi intéressé par la formation HNI à destination des professionnels de la parentalité, de l’enfance et du (para)médical, vous avez ici le bulletin de pré-inscription pour la session Aout 2020 avec deux dates au choix, le mercredi 19 et le samedi 22. Attention les places sont limitées.

Voici le témoignage de Natacha Guillaume :

 » Merci à Rokiyah pour cette formation d’une grande qualité. Contenu riche et j’ai beau accompagner les familles dans la pratique de L’HNI depuis plusieurs mois maintenant, j’ai encore appris! Je suis heureuse d’avoir fait la connaissance des autres personnes présentes pour suivre la formation ce jour-là car elles savent toutes des choses que j’ignore ou que je ne maîtrise pas et les échanges étaient très intéressants. Encore de belles rencontres ❤  »

Elle rajoute qu’elle a apprécié « La dynamique du groupe, les informations très poussées dans les détails pour mieux comprendre la physiologie de l’élimination ».

Si vous souhaitez être accompagnée par Natacha c’est ici

Aujourd’hui, je voulais surtout partager avec vous son expérience avec ses deux enfants.

« J’ai commencé L’HNI avec ma fille lorsqu’elle avait 2 mois. J’ai fait une période d’observation où je la laissais fesses nues quelques heures par jour, sinon je lui mettais des couches lavables ou jetables. Je pratiquais à temps partiel toujours mais le temps quotidien que je consacrais à L’HNI variait selon les jours et ma motivation. Je pratiquais de manière variable à la maison, en sortie, la nuit et les siestes… j’ai commencé à la laisser sans couches à la maison d’abord lorsqu’elle avait 1 an, puis pour les sorties de courte durée vers 13/14 mois. Pour les siestes je l’ai toujours laissée sans couches sauf entre 10 mois et 13 mois, moment pendant lequel on avait du mal à se comprendre sur l’élimination. Ma fille est devenue continente totalement de jour à 23 mois et à 28mois pour la nuit. »

Forte de cette première expérience, convaincue par l’HNI, elle ouvre son blog dans lequel elle partage ses secrets, ses réflexions et ses recherches. Finalement, c’est naturellement qu’elle retente l’aventure HNI avec son deuxième enfant, cette fois ci, plus tôt !

« J’ai commencé L’HNI avec mon fils lorsqu’il avait 3 semaines. Je n’ai compris aucun de ses signaux jusqu’à 1 an, aussi je me basais sur mon intuition pour communiquer avec lui sur ses besoins d’élimination. Il a commencé à répéter les signes bébé que nous lui montrions pendant qu’on lui suggérait vers 10 mois. Puis il s’est rapidement mis à dire « pipi » et « caca » en faisant les signes bébé appropriés lorsqu’il avait besoin d’éliminer. Comme il a mis « longtemps » à faire ses nuits (bébé non allaité), je lui suggérais de faire ses besoins la nuit alors que je n’avais pas prévu de pratiquer L’HNI de nuit. Parfois je me contentais de changer sa couche car il refusait ma suggestion ou que je sentais qu’il venait de faire ses besoins (couche très mouillée et chaude). J’essayais de faire en sorte que les choses soient simples, même si je me trompe, le plus important est que nous puissions nous rendormir rapidement et être en forme le lendemain matin.  »

Elle poursuit et partage le rapport de ses enfants vis à vis de leur corps :

« Mon fils, à 18 mois utilise les toilettes avec réducteur seul maintenant. Il fait encore parfois caca au pantalon mais est très gêné de ça et nous prévient des que la selle commence à arriver. Nous sommes très contents de la conscience qu’il a de son corps. Il sait faire la différence entre des gaz et des selles et cela le fait beaucoup rire. Il sait où sont ses fesses, son zizi.. il peut les toucher quand il veut et malgré le fait qu’il ait la diarrhée à chaque poussée dentaire et qu’il ait la peau très sensible, il n’a jamais de rougeurs car il ne macère pas dans ses déjections. Mes enfants sont très à l’aise avec leurs corps. Ils peuvent courir, sauter , grimper, ramper sans être gêné par une couche. Ils n’ont pas de marque sur la peau a cause de la couche a la fin de la journée. Ma fille pourtant très sujette a la constipation des la naissance ce s’est vue transformée grâce à L’HNI. Cela lui a évité des maux de ventre et certainement des coliques du nourrisson. »

Vous avez aimé l’article ? Je vous invite à laisser un commentaire ou poursuivre la lecture avec les articles suivants :

J’ai été interviewée par Natacha Guillaume sur l’HNI

Qui parle de l’hygiène naturelle infantile ?

L’article que Natacha Guillaume a écrit si vous souhaitez débuter :

Comment débuter en hygiène naturelle infantile (HNI). Mon défi HNI

Et voici le lien direct vers mon interview (expérience à renouveler)

L’avis d’une psychomotricienne sur l’HNI – podcast