Quid des combinaisons pyjama

Sont ils une entrave vers la continence de votre bout d’Chou ?

Avouons le, encore à 2 ans, ils sont trop mignon dans leur tenue une pièce, pyjama grenouille 🐸représentant une souris 🐭 ou un petit lionceau 🦁

Il est évident que niveau déshabillage, il aura encore besoin de son parent.

Je ne dis pas qu’ils sont à proscrire, ni qu’ils sont absolument utiles. Vous faites comme vous voulez 😽 un point c’est tout.

En ces temps de grisaille morose, pourquoi pas craquer pour un petit pyjama tout doux tout chaud, et kawaii ? 

Alors ce ne sera peut être pas la période la plus « productive » en terme de proposition du pot, ok 🤷‍♀️ mais j’ai la conviction, qu’une fois que le parent est lancé avec son enfant dans cette « étape », que dès lors que la communication s’est installée, que la conscience d’élimination du besoin est de plus en plus affinée, le parent ne refusera pas les demandes de son enfant, même si elles ne sont pas quotidiennes.

Non mais c’est trop mignooooon

Alors oui, j’ai aussi craqué pour un petit ensemble, il l’a porté avec une couche quand je travaillais intensément sur mon livre en journée.

Parfois je lui proposais le pot, parfois il me le réclamait, et parfois j’oubliais consciemment puisqu’il avait une couche, parfois il s’en fichait royalement. Puis quand j’ai ralenti le rythme et était plus disponible, il n’a rien perdu de ce qu’il a déjà entrepris depuis … toujours en fait (hygiène naturelle infantile depuis ses premiers mois de vie pour ceux et celles qui me découvrent 😊)

J’aime à penser également que puisque la société occidentale accepte qu’un enfant puisse porter des couches jusqu’à sa rentrée en école maternelle, nous avons tout notre temps pour savourer chaque mini apprentissage, chaque mini acquisition en lien avec sa continence … jusqu’à septembre 🗓 (c’est la première fois que je le formule comme ça, avec une dead Line, l’horreur 😱)

Apprentissage continence pot hni
Par contre la nuit, cela reste un ensemble deux pièces juste au cas où … et pour l’encourager à se rendre au pot le matin (la couche a été abandonnée pour une culotte d’apprentissage depuis quelques temps)

Mais quelles sont ces mini acquisitions si ce n’est pas l’autonomie du pot ?

En ce moment c’est le nettoyage des parties intimes seul, avec mes observations, car il ne voulait plus que je m’en charge autant qu’auparavant. Pour info, juste avant cela, il était dans une phase approfondissement et connaissance du schéma corporel , avec la partie « fesses » sur lui même et sur autrui, comme on dit en psychomotricité. Il avait réussi à nommer, à montrer sur lui et aussi sur les animaux playmobile.

J’ai bien conscience que ma casquette de Psychomotricienne favorise les observations et l’émerveillement de chaque étape que tit bouchon traverse. J’espère qu’avec ces petites bribes de vie personnelle rendent plus concrets mes propos. ♥️♥️

Un parent qui craque tous les 3 jours est un parent qui va mal

Oui la maternité, la parentalite, l’éducation n’est pas un long fleuve tranquille.

⚠️ Cet article contient des photos pouvant être perçues violemment, à commencer par celle ci 👆

Si on transposait cette phrase.

Une femme qui pleure tous les 3 jours est une femme qui va mal

En serait on choquée ?

A force de banaliser les coups durs ou les coups de mou, que c’est normal de craquer, les mères ou femmes se sentent a la fois comprises dans un ensemble (elles ne sont pas seules à vivre cette situation) et en même temps isolées (seules dans leur souffrance qui … n’ont pas à être affrontées, puisque normal)

C’est le serpent qui se mord la queue 🐍 

Intégrer que c’est normal de craquer tous les 3 jours en tant que parent risque de vous poursuivre plus tard, lorsque l’enfant est adolescent. Oui, la parentalité n’est pas tous les jours facile, pour autant qu’en retient l’enfant ? Que son parent se fait du mal en pensant vouloir faire du bien à son enfant ?


Comment en sortir ?

Vos émotions sont légitimes

Mais vous savez quoi ? Les reconnaître ne suffit pas.

Accepter de pleurer, craquer, souffrir tous les trois jours, avoir son vase émotionnel qui déborde, et mettre cela sur le dos de l’hypersensibilité, sur le sacrifice etc SANS faire de travail profond derrière, ne va pas aider à moins pleurer, craquer, souffrir.

Le travail profond dont je parle, c’est évidemment un travail thérapeutique, un travail psychologique qui nécessite de faire face à nos propres violences, données, subies, pour pouvoir s’en défaire.

Et la, ça fait mal mais vous savez quoi ?

Vous n’êtes pas seul.e car vous êtes accompagné.e par votre thérapeute.

Quitte à pleurer une fois par semaine en sa présence, plutôt que tous les 3 jours.

Il arrivera peut être de rencontrer des professionnels dont l’approche ne vous convient pas, c’est OK. Parfois, changer même en cours de route est nécessaire, que cela soit temporaire ou définitif.

La santé mentale n’est pas à la bourse de tous.

Oui. C’est vrai.

Banaliser les crises en leur donnant une fréquence.

Non. Stop.

Un parent qui craque une fois par semaine est tout aussi légitime.

Un parent qui craque tous les jours est tout aussi légitime.

Mais ce parent qui craque, a t’il envie de craquer ? Se sent il meilleur parent, mieux ?

Vraiment, prenez soin de vous.

Je conclus avec une photo rempli de joie pour contrebalancer les photos des pleurs qui ont pu activer votre empathie et vous mettre mal à l’aise. L’objectif de cet article n’est pas d’en ressortir plus mal ♥️

 

Et puis un jour, j’ai réalisé que je n’étais plus …

Cette mère admirée et admirable par un parentage (parfois) glorifié, critiqué, non compris, encouragé …

J’ai porté et allaité à l’extérieur alors dès que je voyais une mère faire de même, je ne me sentais plus seule. Je reconnaissais que je voyais chez les mères un modèle quand elles avaient un enfant plus âgé que le mien, espérant poursuivre aussi longtemps que l’on voudrait (mon bébé et moi). Lorsque l’enfant était plus jeune, j’espérais être leur modèle.

Modèle ? Car quand on se sent isolée et seule dans sa pratique, il est naturel de vouloir s’accrocher à de la familiarité à travers la similitude, là et quand les mères se trouvent dépourvues de multiples modèles pour se saisir de ce qui leur parlent.

Quand on porte son bébé, cela signifie t’il qu’on prend tout le package ? Et si non … on est défaillant ?


Par exemple, je n’ai jamais rencontré de mères qui pratiquent l’HNI m’accoster dans la rue m’en parler. Comment ? Où ? Quand ? Où se trouvent les mères ? C’est un sujet très intéressant que j’aborde dans mon livre.

Recentrons nous …

Avec le confinement 1 et 2, des mois sont passés sans « porter » mon fils et il est temps de ranger l’écharpe et le porte bébé … définitivement. La poussette a pris plus de place (c’est le cas) ou la marche, car un bébé porté n’est pas condamné à ne pas marcher.

Et maintenant que c’est fini

Qui peut savoir et deviner que je faisais parti de ces mamans au # « maman koala, kangourou, porteuse » etc

Pas elles, cela ne m’est jamais arrivé qu’on me sollicite dans la rue 😂


Sans parler de l’allaitement qui est réservé à l’intimité de mon chez moi …

Je n’allaite plus à l’extérieur

Ne porte qu’au bras, et sort la poussette

Sans parler de l’HNI, la DME, le cododo, la motricité libre, les signes bébés qui se passent dans notre foyer, a l’abris des regards, idem sur Instagram.

La fameuse check list qu’on trouve dans les profils en biographie (c’est drôle comme présentation tiens) — peut être que j’en oublie !

Mais en fait, je m’en fiche.

Qu’on sache ou non.

La maternité.

Qu’on prolonge …

Ah … Quelle drôle de période où l’on se convainc qu’on a rien à prouver mais en même temps, on n’a besoin de (se) prouver qu’on est un bon parent. Est ce l’isolement et le manque de diversité dans la maternité, ainsi que de la bienveillance (la vraie) et la tolérance entre mère qui nous rend si fébrile parfois ? 🤔 

Comment rester dans ce « groupe » et faire savoir qu’on a été cette mère, histoire de se reconnaître entre nous et se soutenir d’un sourire ?

Comment y remédier ? Faire un autre bébé pour poursuivre l’aventure semble extrémiste 🤣😅

J’ai réalisé que si je croise une mère en portage, je serai nostalgique de cette Belle Époque et que cette dernière n’aura pas idée que je faisais comme elle (et non que j’étais comme elle ! Prudence dans les mots révélateurs).

Ps : j’ai trouvé le truc pour poursuivre et rester dans le clan, écrire un livre l’hygiène naturelle infantile, publier des post sur Instagram, avoir un blog avec une rubrique maternage 🤣

Maternité
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