Le même jeu à la maison

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Pourquoi aller voir un psychomotricien lorsque nous même en tant qu’adulte, nous stimulons nos enfants à la maison, à l’école, au centre de loisir etc ?

La question est tout à fait légitime puisque parmi les médiations que je propose, certains supports sont en effet présents ailleurs.

Quelle est donc ma spécificité ?

Remarquez par avance que je ne vais pas parler pas d’enfant, mais de patient car à tout âge, nous avons peut-être besoin d’une réévaluation de nos compétences psychomotrices
Je vous propose l’exemple des cubes en bois type puzzle de chez Goki acheté auprès de Ummaty Shop.

La règle du jeu est la suivante : reproduire le même modèle que sur l’image imprimée sur la carte.
Tel quel, il permet de stimuler les capacités cognitives : analyse, repérage et concentration.
D’accord, en psychomotricité, nous jouons, disons plutôt que nous travaillons de façon ludique. Mes compétences en tant que professionnelle du développement psychomoteur permettent alors de repérer et travailler certaines difficultés d’ordre :
  • neurologique et cognitive : le patient a t il la maturité pour manipuler et orienter l’image ou les cubes de lui même ? comment se repère t-il dans l’espace ? a t-il compris qu’un cube contient 6 facettes, a t-il saisi la notion de la 3D ? utilise t-il ses deux mains spontanément ? si j’étale les cubes sur la table, va t-il les repérer et les assembler ? combien de temps peut-il rester attentif et concentré ? si je le perturbe dans l’exercice, va t-il se rappeler la consigne, pourra t-il me l’expliquer ? …
  • émotionnel et relationnel : comment le patient accepte t-il de s’investir dans cette activité sous mon regard ? va t-il me demander de participer ou de l’aider ? accepte-t-il les essais et erreurs ? quelles émotions traversent le patient ? va t-il me proposer de jouer à mon tour ? me regarde t-il ? est-ce que j’existe à ce moment ? quelle est la place de l’autre ? …
  • praxique (là, aussi, c’est neurologique) : le patient peut-il coordonner un ensemble de geste pour aboutir à un résultat, ici, reproduire le modèle demandé ? Il ne s’agit pas toujours de maladresse qui est défini comme un mauvais ajustement ou une succession désordonnée de mouvement en lien avec une situation affective ou relationnelle (timidité, stress …). Et si le patient est en difficulté d’ordre praxique ? Que cela peut-il dire ?

 

Dans ma tête … ça donne par exemple :

Souffre t-il de dyspraxie ?

Serait-elle d’ordre visuo constructive ? En lien avec des troubles de l’organisation spatiale ou en rapport avec des difficultés perceptivo-spatiales ?
A travers tous ces questionnements que je vous partage, apparaissent alors mes spécificités, je l’espère.
En effet, un des champs d’application de la psychomotricité comprend la rééducation des troubles “DYS”.
Alors, oui, le jeu de cube n’est qu’une médiation parmi d’autres me permettant de repérer, contourner et travailler les difficultés de mes patients qui se répercutent dans d’autres domaines de la vie quotidienne comme :
  •  construire des Lego ou assembler les différentes parties d’un meuble Ikea lol
  •  observer une certaine lenteur dans le découpage
  •  copier difficilement un schéma en classe sans savoir par où commencer
  •  être fatigué pour dessiner voire écrire
  •  interpréter faussement les figures géométriques
  •  se sentir maladroit dans sa motricité globale et fine
  •  avoir l’impression d’un corps tendu
  • rentrer seul sans se perdre, même lire une carte routière ou comprendre le GPS  etc.

Pour conclure, l’utilisation des médiateurs, quels qu’ils soient, ici, le jeu de cube, se fait dans le cadre d’une séance en psychomotricité dans laquelle un projet thérapeutique a été établi. Les objectifs ou axes de travail ont été réfléchis en amont, et sont adaptés au patient.
Il est tout à fait possible qu’un même médiateur puisse être proposé chez deux personnes ne rencontrant pas la même problématique.
Ce n’est pas le patient qui s’adapte au médiateur, mais le médiateur qui est utilisé pour lui.
– Miss Psychomot

 

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