La routine d’élimination des besoins

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La routine fait référence à une habitude qui elle, est un ensemble de manière de se comporter. 

Parfois elle rassure, elle est contenante, elle permet aussi d’anticiper la suite d’événement plutôt désagréables et imprévus. 

Parfois elle fait peur car elle enferme dans une séquence de comportement difficile à s’en défaire, telle une dépendance. 

Et la routine d’élimination des urines et des selles ?

Aussi surprenant que cela puisse être parfois, tout est dans la nuance.

Il y a des routines qu’on appelle Timing d’élimination en hygiène naturelle infantile qui correspond simplement au moment propice d’élimination. Ces moments sont dit propices car respectueuse du rythme physiologique d’élimination : le matin au réveil, après les repas au cas où le réflexe gastro collique s’enclenche … d’autres moins connus ou évidents mais les timing de transition aussi en font parti. 

Les routines sont rassurantes mais ne doivent pas être enfermantes …

Comment distinguer les routines dites physiologiques de celles dites d’habitude ou comportementales ?

Grande question. Cela commence par connaître la physiologie du besoin d’élimination. Par défaut, les autres peuvent être des habitudes ou comportements appris par l’environnement « il faut aller à telle heure. Point ».

Par exemple, aller au toilette AVANT le repas n’a pas spécialement de sens. Mais APRÈS l’ingestion d’aliment, oui, car le réflexe gastro colique peut s’enclencher. 

Aller au toilette AVANT le bain, non, pourquoi ? Juste parce que c’est plus pratique … 😆 

MAIS si c’est APRÈS le repas (soit entre le repas et le bain), cela a plus de sens. 

Et bien sûr, cela peut arriver pendant et après le bain si le repas a eu lieu dans l’heure. Oops.

En quoi c’est une routine dite physiologique ?

L’enfant comprend qu’après chaque repas, il y aura proposition de l’adulte (sans imposer). Cela permet une cohérence.

Point. 

Bien sûr, l’objectif est que l’enfant soit à l’écoute de son corps et sache demander ou se rendre seul au toilette. 

Mais avant d’en arriver là, on lui explique et on le rassure « oui c’est normal que tu aies besoin de faire 💩 après le repas. » 

Il est d’autant plus attentif. Moins surpris. Moins embêté si cela devait arriver.

Cela s’intègre progressivement dans l’écoute de son corps.

D’ailleurs combien d’adulte n’écoutent pas leur corps ?

Combien d’adulte sont même surpris d’aller à la selle après les repas ?

Combien d’adulte n’osent pas proposer aux enfant de manger au restaurent car ont peur d’un caca surprise ? 

En fait, cela n’a rien de surprenant … physiologiquement parlant … alors cela peut s’anticiper 😉 Des culottes de rechange, un réducteur pliable et hop, un repas sympa au restaurant. 

Le planning journalier : inclure ou non les toilettes ? 

Dans les structures dans lesquelles je travaille, le temps des toilettes et des changes est pensé et anticipé. 

Certaines en lien avec la routine dite physiologique d’élimination (voir post précédent) d’autres avec l’environnement (proximité des toilettes basses à côté de la salle de motricité par exemple). 

Partage personnel :

A la maison, ces temps sont aussi pensé et anticipé. Ils sont même associés à la toilette.

Toilettes 🚽 = Toilette 🧼 🛁 🦷 

Peut être qu’ils sont aussi programmés inconsciemment chez vous. 

Concretement, le pipi du matin s’enchaîne avec le lavage de main et le brossage de dent. 

Le pipi ou le caca 💩 du soir APRÈS le dîner s’enchaîne avec le lavage de main et/ou bain, et brossage dent … puis au dodo 🛌

Existe il des exceptions ? De la souplesse ?

Parfois parfois … il n y a pas de pipi ni de caca le soir après le centre de loisir, ça ne m’enchante guère personnellement mais quand le besoin ne se manifeste pas, il ne se manifeste pas point. Alors je fais confiance et mon 3ans dort sans passer par la case toilette et tout va bien jusqu’au réveil. 

Et parfois le matin, il a besoin de manger ou boire un peu avant d’aller au toilette. C’est plus sympa le week end (sans cette fameuse course du temps), mais cela convient à tout le monde à partir du moment où l’on a connaissance du phénomène. Néanmoins, juste avant le brossage de dent, il y aura passage au toilette. Et là, comme ces deux moments sont associés, cela se déroule bien dans cette succession : toilette, lavage de main, lavage de dent.

A retenir

La routine n’est ni bonne ni mauvaise en soi. Comme toujours, cela dépend du sens qu’on y met et comment on s’en saisit.

Et chez vous, vous mettez en place des routines plus ou moins flexibles ?

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