Mes médiations préférées en gériatrie

23BBA6C9-611B-422D-8CBB-33B15D2E43BF

Partager l’article :

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur telegram

J’ai pensé que cela vous plairait de savoir comment j’ai travaillé pendant les 4 années de pratique en tant que Psychomotricienne en gériatrie,

Avant de vous exposer des exemples de médiations, vous avez ici mon article en lien avec celui de l’ARS (Agence Régionale de la Santé) sur les missions du psychomotricien.

 

Cet billet sera publié en deux parties pour ne pas rallonger excessivement la longueur de la lecture. C’est que j’en ai des choses à raconter.

Exposer des photos aurait été plus simple mais sans explication, il manquerait l’essence même du travail profond du psychomotricien.

Je ne parle que de mon expérience, il y a bien plus de médiations possibles !

Ici, je vais vous partager mon travail seule et au prochain article, ce qui a été entrepris à plusieurs. En co thérapie.

 

Partie 1 : En Solo

 

La relaxation

Un incontournable de ma pratique, c’est souvent ce qui m’est demandé.

Je la propose avec ou sans objet médiateur entre moi et la personne âgée.

Autrement, c’est souvent la balle à picot. Ou sinon mes propres mains en contact sur les parties du corps nécessitant un relâchement psychique et corporel. Cela peut aller de la tête au pied.

Je pratique la relaxation que la personne soit allongée dans son lit ou en fauteuil. Cette médiation n’a pas de limite et s’adapte à chacun.

Il arrive que je mette une ambiance plus propice comme un son rappelant la nature ou bien des huiles essentielles apaisantes. Le plus souvent, c’est ma voix qui berce.

 

 

Parcours psychomoteur et de marche

Même si je peux manquer d’espace (de salle), je refuse que cela m’arrete : couloir et extérieur comme le jardin sont à exploiter en maison de retraite. Autrement, quand je suis en libérale, ma salle au cabinet, le salon à domicile et la rue sont mes terrains de jeu.

Pas besoin de module de psychomotricité comme chez les touts petits,  je ne vais pas faire des personnes âgées des futurs cascadeurs lol

Un peu d’imagination et de situation réelle, et cela fonctionne pour adhérer.

Quand je suis seule c’est à dire sans co thérapeute, je travaille avec un seul résident / patient afin de lui accorder toute mon attention.

 

Jeux de société

Même si mes objectifs principaux sont de créer du lien social, de valoriser la personne âgée et de lui faire vivre d’agréable moment, mes propositions s’apparentent facilement à de la stimulation cognitive.

Un simple jeu de domino dans le lieu de vie, salon / salle à manger suffit pour atteindre mes buts thérapeutiques. Je viens ainsi avec ma boîte de domino en bois, avec les chiffres, c’est ce que les membres du groupe préfèrent à l’unanimité. Leur rendre visite de manière régulière leur permet d’avoir aussi des repères temporels.

La séance de jeu comprend des rituels de début et de fin, toujours sous forme d’échange.

J’ai bien sûr proposé d’autres supports de jeu comme des dominos à pois, tactiles ou un jeu de carte. Mais ce sont les dominos en bois aux chiffres qui ont récolté le plus d’adhésion.

 

 

Stimulation psychomotrice

Il n’y a pas que la relaxation ou la marche que je propose à une personne à la fois. Selon les besoins, des séances individuelles sont bénéfiques,aussi bien en cabinet, à domicile ou en maison de retraite.

Toujours valoriser les compétences restantes car les personnes âgées ont conscience de leur perte (leur quotidien leur rappelle sans cesse) mais moins de ce qu’elles sont encore capable de réaliser.

 

Stimulation multisensorielle

Inspiree de l’approche Snoezelen, je viens avec mon chariot qui comporte plusieurs éléments de stimulation ou de détente.

Ce sont des instants précieux où il n’y a pas de but à atteindre.

Il faut aimer, savoir et pouvoir lâcher prise car c’est vraiment la personne qui guide la séance. Si elle reste 20 min à regarder les lumières de la guirlande et répéter les mêmes paroles, je ne vais pas imposer un autre objet parce que ça commence à être « ennuyant. » Mot entendu par des soignants pour qui l’approche Snoezelen leur paraît angoissante.

Néanmoins, je peux masser, parler, présenter autre chose mais je n’insiste pas.

 

Improviser et être disponible

Je me promenais toujours avec un mini sac à dos dans la maison de retraite qui contenait téléphone, clés, bloc note et stylo mais aussi du matériel de « première nécessité. »

Tubes de bulle à savon, balle à picot et jeux de cartes par exemple au cas où un résident avait besoin de compagnie sans être en mesure de s’exprimer verbalement.

J’en suis très fière de ce petit concept, malgré mon look Dora l’exploratrice, car je n’étais pas prise au dépourvu. Cela m’a permi de développer mes qualités d’observation, d’adaptation et de créativité.

 

Fin de la partie 1

Il existe bien d’autres types de séances, que j’ai pu expérimenter en tant que salariée ou même stagiaire, mais vous voyez déjà la longueur de l’article ? Comme quoi, il y a plein de possibilités en gériatrie pour les psychomot ! Elle ne se limite pas qu’à la maison de retraite.

Si vous aimez les histoires vraies, écrites avec poésie, je vous invite à découvrir le blog Chez les vieilles branches de Petit Bourgeon, psychomotricienne en milieu gériatrique en cliquant ici.

Maintenant que la partie 1 est publiée, je suis encore plus enthousiaste pour partager la partie 2 de l’article consacrée à la co thérapie.

3 réponses

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *