L’histoire de Grain d’Harmonie avec l’HNI

Connaissez vous le compte de Grains d’harmonie ? Derrière, il y a Lenaic, monitrice de portage depuis 2016 et accompagnante en parentalité. Elle propose divers ateliers dont le portage sur les alternatives aux punitions, cris, menaces et sur l’accompagnement des émotions des enfants.

Ainsi sur son compte Instagram, elle partage son expérience avec l’hygiène naturelle infantile avec sa dernière fille.

Au fil des échanges, je lui ai proposé une interview que vous pouvez découvrir ci dessous.

 

Tout d’abord, parles moi de toi, présente toi 🙂

Lenaic, je suis la maman d un grand ado, d une petite fille de presque 6 ans et de Liv, bambine d un an.

L arrivée de mon fils, il y a 15 ans, m a révélée tout un monde … J ai grandi avec lui, beaucoup lu pour trouver les réponses qui faisaient écho à mes ressentis et pour l accompagner au mieux. Lui a été en couches jetables mais changées plus souvent que ce qu il était recommandé parce qu au fond de moi, ça ne me plaisait pas de le laisser dans ses urines…

Une petite voix me disait que j avais raison de porter mon fils, de lui repondre, de ne pas le laisser pleurer… envers et contre tous ! Cette petite voix, je l ai écoutée et j’ai appris à lui faire confiance au fil des années et des naissances…

Tout ce cheminement en tant que maman est venu percuter et s entremêler avec mon métier d assistante sociale. Métier que j ai quitté pour construire le mien, sur mesures…celui d accompagnante parentale dans lequel, au travers d ateliers de portage, thématiques sur la Parentalité, de consultations …j accompagne de futurs ou jeunes parents vers une parentalité plus heureuse et harmonieuse.

Comment as tu découvert l’hygiène naturelle infantile ? Qu’est ce qui t’as donné envie de le mettre en place ?

Après mon aîné en couches jetables, nous sommes passés aux lavables pour ma première fille. Pas tout de suite car le papa avait quelques résistances… Mais elle avait la peau très sensible et ses réactions cutanées ne nous ont pas laissés le choix.

Elle a donc porté des couches lavables, changées toutes les deux heures maximum.

J avais remarqué qu elle attendait souvent que la couche soit enlevée pour faire pipi lorsqu elle était bébé…mais je ne connaissais pas encore l hni…

Puis il est devenu difficile de lui changer la couche…elle le supportait mal…alors on a composé avec ça, tester differentes choses puis profité des beaux jours pour la laisser en culotte. Quelque part, c était les prémices de notre pratique HNI avec sa petite soeur aujourd’hui…

C est seulement quelques temps après que ma fille aînée soit devenue continente que j ai découvert l HNI, sur un groupe de maternage. Deux mamans le pratiquaient et en parlaient de temps en temps.

Ça m’intriguait beaucoup…je me demandais comment c était possible et si ça n était pas un peu excessif… en même temps, ça m attirait et, plus je lisais dessus, plus je trouvais ça génial !

En projet troisième bébé, j ai reçu en atelier de portage une jeune maman qui commençait à pratiquer avec son tout petit, puis j ai eu l’occasion de faire une réunion avec une autre maman HNI …

Quand j ai compris que le bébé communiquait sur son besoin d élimination et qu il cessait de le faire parce qu on ne voyait pas ses signaux, il est devenu évident pour moi que j essaierai de repérer cela chez mon futur bébé et que j essaierai de répondre à ce besoin comme aux autres.

Je n ai pas eu envie ou le choix de le faire en fait … À partir du moment où j ai eu l information, je n’ ai pas pu faire autrement que d en tenir compte et de faire de mon mieux ( sans pression cependant !).

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*** Un p'tit bout de nous: l HNI en pratique: le matériel que nous avons utilisé et nos indispensables *** Je n ai pas réussi à faire court alors il vous faut faire défiler les images pour tout lire 😅 Mais pour résumer, nos indispensables ont été et sont : Une 30aine de langes carrés à plier pour être à l aise ( numéro 1 des indispensables !), 1 ou 2 Snappy, 3-4 culottes de protection laine ou pull, petit pot ( ou récipient), 1 ( ou 2 ) ceinture élastique ecopitchoun, 1 ou 2 alèses trouvées sur @ecopitchoun également. Surtout pas de pression ni de recherche de performance, juste de l observation, de la communication, de la connexion avec bébé. Et du temps ? Oui… Mais pas forcément toute la journée. L HNI est tout à fait possible quand on travaille à l extérieur et que bébé doit être confié la journée. Encore une fois, il ne s agit là que de notre expérience et de nos préférences. Mais j espère que ce témoignage pourra vous éclairer si vous vous intéressez au HNI. Et si vous avez des questions, n hésitez pas. C est un sujet passionnant que j aime à partager 🙂 #hni #bebeecolo #bebezerodechet #famillezerodechet #nouveauné #jeunesparents #bientotparents #bebearrive #equipementbebe #coucheslavables #libredebouger #motricitelibre #thirties #bestbottomdiapers #culladiteby #manymonths

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Quand as tu commencé l’HNI ?

Au troisième trimestre de grossesse pour mon troisième enfant, j ai acheté différentes choses ( dont un petit pot), en vue de pratiquer dès la naissance. J ai aussi acheté quelques couches lavables te1 et deux paquets de jetables pour démarrer sereinement.

Ma fille est née à la maison et est restée nue les premiers instants ( j ai d ailleurs eu les premières urines sur moi 😅)

Nous avons démarré avec des couches jetables, le temps d atterrir…. J ai d abord proposé sur une tétée le deuxième jour je crois…. Et on a commencé doucement comme ça :

D abord sur une ou deux tétées, puis entre deux changes aussi…puis, en incluant une heure d observation attentive pour repérer les signaux et proposer en fonction…

Puis en proposant en plus à des moments clefs.

Mais rapidement, et comme elle était énormément portée, c est à l instinct que j ai pu proposer : quand je sentais qu il fallait ( j avais dû saisir quelques tensions ), je devais arrêter rapidement ce que je faisais et proposer, sans quoi je sentais quelque chose de chaud me couler dessus 😅

A 6 mois, elle a commencé à signer  » changer  » de « changer la couche » en LSF… Quand elle avait besoin d éliminer. C était assez simple.

Ça s est ensuite compliqué quand elle a commencé à se déplacer car elle était occupée à découvrir…elle ne signalait pas toujours. Ou alors oui mais une fois fait…

Ou alors, elle signalait mais refusait le pot/lavabo/WC…

A cette période elle préférait que je lui propose dehors….et d ailleurs, elle allait à la porte fenêtre pour me signaler son besoin !

Aujourd’hui, à presque 13 mois, on en est encore un peu là. Elle ne veut plus que je la tienne pour éliminer. Elle me signale son besoin en venant me voir ou en signant. Soit elle vient d éliminer et elle le demande de changer le lange, soit il faut que je lui enlève pour qu elle fasse pipi par terre ( dehors idéalement) et je le lui remets.

Je pense qu elle a besoin d être autonome pour éliminer maintenant qu elle se déplace….. Elle a un pot physio dans le salon, qui attend qu elle soit en capacité d aller seule dessus quand elle aura besoin.

 

Tu pratiques l’HNI en extérieur, comment fais tu ? Quelles sont tes astuces ?

Je cherche encore le meilleur système à vrai dire….

Tant qu elle ne se déplaçait pas, une couche te1 à enlever et remettre, ça se faisait facilement…

Ensuite, et encore maintenant parfois, j utilise des te3 qui se ferment dans le dos. Ainsi, je peux l enlever et  laisser ma fille éliminer à 4 pattes dans l herbe ou, en fonction de l endroit, en la tenant au dessus de la végétation, d un lavabo, de WC…. Je peux ensuite la poser ( sur une table à langer, un tapis, mon écharpe de portage, l’herbe, dans le coffre ou sur la banquette de la voiture) et la laisser se mettre à 4 pattes pour lui remettre ce type de couche assez facilement.

Pour les beaux jours, j ai beaucoup beaucoup beaucoup utilisé une ceinture hni et un simple lange plié et coincé entre les jambes. Hyper pratique à enlever pour proposer, à remettre en place sans la gêner ! Si je veux un peu plus de protection, je mets une mini hni d ecopitchoune à la place du lange…

Maintenant ( plus gris et pluvieux), j utilise pas mal la ceinture avec mini hni et pantalon par dessus… Par contre, je ne peux plus là laisser à 4 pattes à moins d enlever le pantalon… Donc, si elle ne veut pas que je lui propose en la tenant accroupie, je change simplement la mini hni quand elle me dit que c est mouillé.

Et je vois avec une copine pour qu elle me confectionne des pantalons avec ce système intégré 😅

Tu portes aussi, quelle écharpe privilégie tu pour l’HNI ?

C était ma grande question, enceinte…. Je lisais que le sling était le système le plus pratique. Mais je n’ aime pas porter en sling. Je ne porte presque qu en écharpe tissée.

J ai donc continué ainsi… En utilisant une écharpe tout coton qui se lave facilement, les premiers temps, avec juste un lange entre elle et moi… pour pouvoir la sortir et proposer rapidement quand j avais un doute.

En fait, le portage est un allié beaucoup plus qu un frein à l hni 🙂

Je trouve que cela permet de rester connecté à bébé, beaucoup plus facilement que lorsqu’il est au sol. De fait, on  » sent » quand il faut proposer. Je pense que l on sent un changement de posture, des tensions… même infimes, dans son corps… Et on a le temps de sortir bébé et de proposer, quelque soit le nouage choisi en fait.

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*** hni, suite et fin *** Avant de commencer j imaginais un bébé fesses nues et une vigilance de tous les instants sous peine de pipi partout! En réalité, notre quotidien est plus simple qu il n'y paraît: 🔹Il est tout à fait possible de ne pas pratiquer toute la journée ou de faire des pauses si bébé ou parents ne sont pas dispos. On peut par ex ne proposer d éliminer que le matin et/ou le soir si bébé est gardé la journée. Nous avons commencé que par des petits temps hni chaque jour. 🔹Pour éviter le pipi partout tout en restant attentive aux besoins d élimination, j ai opté pour un simple lange sur le fesses de bébé quand on est à la maison. 🔹On parle de " repérer" les signes montrant que bébé a besoin d éliminer…. Ça semble compliqué et franchement, c est pas le plus évident pour moi parce que ces signaux peuvent changer et il y a des moments où je ne suis pas assez disponible/ attentive pour les voir. Heureusement, on peut aussi se fier au – timing de l enfant ( proposer davantage sur les moments où il fait habituellement plus) – proposer avant et après les sorties/siestes/visites…ça fonctionne pas'mal ici. – se fier à son instinct : quand on a l'impression qu'on devrait proposer, ne pas tergiverser mais proposer car on a avait bien souvent raison. Ici, on propose régulièrement et je me fie beaucoup à mon instinct. Contrairement à ce que je craignais, le portage m aide beaucoup car je sens quand bébé a besoin d éliminer. Son petit corps se tend et m indique qu il faut proposer. Je mets tout de même un lange entre elle et le moyen de portage mais je porte toute la journée sans craindre pour mes écharpes 😅 Je m arrete là pour le partage expérience hni mais n'hésitez pas à me poser vos questions si c est quelque chose qui vous tente 🙂 #bebeporte #bebezerodechet #hygienenaturelleinfantile #portageauquotidien #portageenécharpe #hubertinejosephine

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As tu des astuces à partager ?

Ce qui m a le plus servi c est indéniablement les langes et la ceinture hni…

Et le portage bien sûr, véritable allié de l hni… ( Attention au snappy si on porte sans culotte de protection….j ai tiré quelques fils d echarpe avec ça !)

Une petite alèse pour le siège de voiture ( et une dans le lit, sous les draps sinon ça bouge)…

Mais au delà des astuces et matériel, Je dirais qu il faut surtout se lancer avec curiosité mais sans pression, sans recherche de performance. Effectivement, il y a des jours où j ai lavé plein de langes (!) Et, là encore, on a souvent des langes mouillés….mais l’important n est pas la couche sèche mais la communication, le lien entre elle et moi, la connexion entre nous et, entre elle, ses sensations et besoins 🙂

Merci Lenaic pour cet échange inspirant ! Comme quoi il est toujours possible de mettre en place l’HNI même si matériellement, tout n’est pas parfait, à notre goût. L’HNI puise dans les ressources créatives :p

Qui est Natacha du blog heureux-sans-couches

Natacha Guillaume est la référence francophone de cette décennie en Hygiène Naturelle Infantile (HNI). Mère de deux enfants, blogueuse investie du site www.heureux-sans-couches.com et diplômée de l’organisme de formation Miss Psychomot, elle accompagne les parents en consultation individuelle ou en groupe lors d’atelier, en France et en Suisse.

Si vous êtes aussi intéressé par la formation HNI à destination des professionnels de la parentalité, de l’enfance et du (para)médical, vous avez ici le bulletin de pré-inscription pour la session Aout 2020 avec deux dates au choix, le mercredi 19 et le samedi 22. Attention les places sont limitées.

Voici le témoignage de Natacha Guillaume :

 » Merci à Rokiyah pour cette formation d’une grande qualité. Contenu riche et j’ai beau accompagner les familles dans la pratique de L’HNI depuis plusieurs mois maintenant, j’ai encore appris! Je suis heureuse d’avoir fait la connaissance des autres personnes présentes pour suivre la formation ce jour-là car elles savent toutes des choses que j’ignore ou que je ne maîtrise pas et les échanges étaient très intéressants. Encore de belles rencontres ❤  »

Elle rajoute qu’elle a apprécié « La dynamique du groupe, les informations très poussées dans les détails pour mieux comprendre la physiologie de l’élimination ».

Si vous souhaitez être accompagnée par Natacha c’est ici

Aujourd’hui, je voulais surtout partager avec vous son expérience avec ses deux enfants.

« J’ai commencé L’HNI avec ma fille lorsqu’elle avait 2 mois. J’ai fait une période d’observation où je la laissais fesses nues quelques heures par jour, sinon je lui mettais des couches lavables ou jetables. Je pratiquais à temps partiel toujours mais le temps quotidien que je consacrais à L’HNI variait selon les jours et ma motivation. Je pratiquais de manière variable à la maison, en sortie, la nuit et les siestes… j’ai commencé à la laisser sans couches à la maison d’abord lorsqu’elle avait 1 an, puis pour les sorties de courte durée vers 13/14 mois. Pour les siestes je l’ai toujours laissée sans couches sauf entre 10 mois et 13 mois, moment pendant lequel on avait du mal à se comprendre sur l’élimination. Ma fille est devenue continente totalement de jour à 23 mois et à 28mois pour la nuit. »

Forte de cette première expérience, convaincue par l’HNI, elle ouvre son blog dans lequel elle partage ses secrets, ses réflexions et ses recherches. Finalement, c’est naturellement qu’elle retente l’aventure HNI avec son deuxième enfant, cette fois ci, plus tôt !

« J’ai commencé L’HNI avec mon fils lorsqu’il avait 3 semaines. Je n’ai compris aucun de ses signaux jusqu’à 1 an, aussi je me basais sur mon intuition pour communiquer avec lui sur ses besoins d’élimination. Il a commencé à répéter les signes bébé que nous lui montrions pendant qu’on lui suggérait vers 10 mois. Puis il s’est rapidement mis à dire « pipi » et « caca » en faisant les signes bébé appropriés lorsqu’il avait besoin d’éliminer. Comme il a mis « longtemps » à faire ses nuits (bébé non allaité), je lui suggérais de faire ses besoins la nuit alors que je n’avais pas prévu de pratiquer L’HNI de nuit. Parfois je me contentais de changer sa couche car il refusait ma suggestion ou que je sentais qu’il venait de faire ses besoins (couche très mouillée et chaude). J’essayais de faire en sorte que les choses soient simples, même si je me trompe, le plus important est que nous puissions nous rendormir rapidement et être en forme le lendemain matin.  »

Elle poursuit et partage le rapport de ses enfants vis à vis de leur corps :

« Mon fils, à 18 mois utilise les toilettes avec réducteur seul maintenant. Il fait encore parfois caca au pantalon mais est très gêné de ça et nous prévient des que la selle commence à arriver. Nous sommes très contents de la conscience qu’il a de son corps. Il sait faire la différence entre des gaz et des selles et cela le fait beaucoup rire. Il sait où sont ses fesses, son zizi.. il peut les toucher quand il veut et malgré le fait qu’il ait la diarrhée à chaque poussée dentaire et qu’il ait la peau très sensible, il n’a jamais de rougeurs car il ne macère pas dans ses déjections. Mes enfants sont très à l’aise avec leurs corps. Ils peuvent courir, sauter , grimper, ramper sans être gêné par une couche. Ils n’ont pas de marque sur la peau a cause de la couche a la fin de la journée. Ma fille pourtant très sujette a la constipation des la naissance ce s’est vue transformée grâce à L’HNI. Cela lui a évité des maux de ventre et certainement des coliques du nourrisson. »

Vous avez aimé l’article ? Je vous invite à laisser un commentaire ou poursuivre la lecture avec les articles suivants :

J’ai été interviewée par Natacha Guillaume sur l’HNI

Qui parle de l’hygiène naturelle infantile ?

L’article que Natacha Guillaume a écrit si vous souhaitez débuter :

Comment débuter en hygiène naturelle infantile (HNI). Mon défi HNI

Et voici le lien direct vers mon interview (expérience à renouveler)

L’avis d’une psychomotricienne sur l’HNI – podcast

 

 

Bougribouillons, maman qui a pratiqué l’hygiène naturelle infantile

Voici le témoignage de Virginie Maillard, connue sous le célèbre pseudo Bougribouillons. Elle est illustratrice reconnue dans le secteur de la petite enfance. Ses nombreuses affiches et livrets sont aussi bien utilisés par les professionnels que les parents.

Elle véhicule des messages autour du maternage proximal (portage, allaitement) et de l’éducation consciente, mais aussi de la DME et de la motricité libre. Saviez vous qu’elle a pratiqué l’HNI avec ses deux enfants ? Et qu’il était d’une évidence qu’elle continue avec son dernier bébé.

A la fin de l’article, je vous partage le lien vers le podcast Papatriarcat dans lequel elle aborde le sujet « devenir parent » !! Elle y parle aussi d’hygiène naturelle infantile au tout début, et ca, c’est chouette pour faire connaître la pratique, déconstruire des idées (non) reçues et offrir ainsi une variété de choix aux familles.

 

 

Voici le témoignage de son expérience recueilli avant la naissance du troisième :


Je suis maman de deux et bientôt trois enfants. J’ai pratiqué l’HNI avec mes deux premiers enfants. Pour moi, l’hygiène naturelle s’inscrivait dans une approche globale de l’écoute des besoins de mes enfants, comme l’allaitement ou le portage.

Pour mon ainé, je m’étais renseignée avant sa naissance. Je ne voulais pas me mettre la pression, alors on a commencé doucement, avec des couches jetables. Je proposais un pipi/caca à chaque change, et il faisait ! Pour moi c’était magique. Très vite je suis passée aux couches lavables (que j’avais prévues) puis, lorsque nous étions à la maison, les fesses à l’air. Lorsque nous sortions chez des amis, on mettait des couches non imperméables au cas où et je restais attentive aux signaux. Ses signaux étaient assez visibles, mais il faisait vraiment souvent : toutes les 10 min environ lorsqu’il était bébé ! Par contre, il ne faisait pas pipi la nuit, mais je lui mettais tout de même une couche imperméable pour être plus sereine. Il a été les fesses à l’air une bonne partie de sa vie, c’était bien plus pratique pour moi, et lui pouvait aller sur son pot dès qu’il le souhaitait, sans problème de vêtements à ouvrir ou à baisser. Lorsqu’il y avait un pipi par terre, j’avais toujours un lange à portée de main pour essuyer. Tellement plus rapide qu’un change complet !

Pour mon deuxième, c’était très différent. On a attaqué l’HNI dès sa naissance, sa communication était claire pour moi, il montrait son inconfort et ne faisait qu’une fois toutes les 30 min voir 1h ! Quelle différence pour moi ! Par contre, la nuit, malgré l’évidence de son envie, il refusait catégoriquement que je lui propose. J’ai donc opté pour les couches, jetables qui plus est, car sinon ça débordait. 

 

L’aventure HNI n’est pas un long fleuve tranquille. Pour mes deux enfants, il y a eu des hauts et des bas. Des hauts avec des journées sans ratés, des périodes de belle connexion, de communication fluide, et des bas avec des refus lorsque je proposais (à peine posés ils faisaient ^^) et des « Rha zut encore raté, pourtant je le savais ! ». Ces périodes-là m’ont appris à lâcher-prise et à me recentrer sur la véritable raison de ce choix.

Leur autonomie concernant leur élimination est venue petit à petit. Pour moi il n’y a pas eu ni d’avant ni d’après, pas d’acquisition de propreté ni de continence, juste une continuité dans ce besoin. Ils ont commencé en étant complètement dépendant de moi, et au fil de leurs acquisitions motrices, ont su peu à peu se débrouiller seuls. Exactement comme avec la nourriture. Au début très dépendant de moi pour se nourrir, ils ont su petit à petit aller se servir eux-même dans le panier à fruits ou manger seuls pendant les repas.

 

Pour mon troisième, il est évident que je serai à l’écoute de son besoin d’élimination, mais j’y vais sans aucune attente, sans projection de comment je ferai (la nuit ou pas, en sortie ou pas, en couche ou pas…) car je sais que ça sera encore différent. L’écoute de ses signaux, le rythme, notre quotidien, ma disponibilité… tout sera à découvrir de nouveau ! 

Pour en savoir plus sur le travail de Bougribouillons, c’est ICI

Pour écouter son interview sur le thème « devenir parent » c’est ICI