Les dessins animés sur le pot, petite analyse de Dani the Tiger

📺 Pour les recommandations sur le temps d’écran je vous oriente vers les deux slides suivantes @editionseres et @hoptoys_fr 


Pour en savoir plus sur les écrans, je vous propose le podcast de l’atelier de l’orthophoniste intitulé : les dessins animés, le mal incarné ? A écouter ici

La comparaison avec des gateaux ou friandises est appréciable ainsi que tout le fond sur le développement du langage à travers l’expérience de maman et d’orthophoniste. L’analyse de Caillou par exemple est intéressante : débit, vocabulaire, compréhension orale, logique. Elle donne aussi des recommandations très pertinente dans lesquelles, je me reconnais. Elle porte par exemple une importance sur le niveau de langue et les valeurs des thèmes.

Je ne vous conseille pas de laisser les enfants seuls face aux dessins animés (surtout quand vous ne connaissez pas le contenu, parfois un personnage ou une intrigue peut arriver par surprise et faire peur) et de réguler le temps d’écran tout en restant vigilant sur les manifestations d’addiction. Concernant les thèmes, je rejoins Laura, l’orthophoniste podcasteuse, sur la vie quotidienne (je vais citer Dani bientôt 🐯 ) qui correspond à une réalité proche des enfants.

Le sujet reste délicat tant il dépend de l’environnement et du contexte familial.

Toilet training
Bon, par contre, là …

Fin de l’introduction sur les écrans.

 

Aujourd’hui, ce qui m’intéresse … le vrai sujet … c’est votre analyse sur les dessins animés qui traitent la propreté,
l’apprentissage du pot ou plus généralement l’accompagnement vers la continence.

Comment trouvez vous que le sujet est traité ?

La problématique vous semble t’elle proche de la réalité ?

Comment utilisez vous ce support ?

Ceci est juste une image pour illustrer le post


Pour la petite histoire, lorsque le compte @WeePotty a indiqué sa joie de trouver l’épisode sur les toilettes de Dani le tigre
🐯 sur Netflix, ma curiosité scientifique m’a piqué et je suis allée voir ce fameux dessin animé. En fait, j’avai des a priori sur le fond et finalement, j’ai bien apprécié l’approche. J’ai même appris et chantonné les paroles lorsque j’ai présenté le pot.

Voici les paroles en anglais :

When you have to go potty

Stop

And go right away

Flush and wash and be on your way

Puis en français

Si tu dois aller au toilette

Stop

N’attend pas vas y

La chasse, les mains et c’est reparti

Le petit clip en intégralité ici 

Ce que j’ai aimé durant cet épisode que j’ai surtout regardé pour moi, c’est l’écoute du besoin d’élimination et le rituel de lavage des mains qui est compris dedans.

J’ai aussi apprécié le petit panneau 🛑 stop, qui rassure l’enfant notamment quand il ne peut lâcher prise sur le jeu en cours, de crainte qu’il se poursuit sans lui que j’avai vu chez Alexia 

Finalement, je n’ai pas retrouvé ce dont j’avais peur : Les punitions.

Lyrics Dani toilet
Image Pinterest reprenant le refrain de Dani the Tiger

En effet, les propos utilisés ne sont pas destinés aux enfants qui apprennent à se rendre aux toilettes. Ils peuvent être repris par un enfant, comme Dani envers Prince Mercredi, envers un adulte. Oui. Les paroles sont sensées.

Cela peut arriver, en tant que parent de se retenir et l’enfant le voit. Que perçoit il de cela alors que nous essayons de lui dire de se rendre régulièrement au pot ? 🤣 fait ce que je dis pas ce que je fais ? 😅

Je me rappelle, une fois, un petit garçon entre 2 et 3 ans qui portait encore une couche au cas où, avait ressenti le besoin d’aller au toilette alors que nous étions au centre commercial, et que nous attendions notre commande. Il insistait auprès de sa mère pour se rendre au toilette alors que la facilité aurait pu etre la couche, ne sachant pas ou se trouvait ledit lieu. Il insistait, attrapait sa main et la guidait pour qu’elle trouve les toilettes. J’ai trouvé la scène très touchante, reflétant l’autonomie de cet enfant puis surtout il avait la foi. Plus que nous, adulte, qui pensons qu’il ne tiendrait pas. 

Ce petit bonhomme nous a inculqué une leçon de lâcher prise et de confiance.

En effet, parfois l’adulte accompagne l’enfant dans son processus mais lorsque l’occasion idéale se présente, il se bloque.

Malheureusement, les toilettes publiques ne sont pas optimisées pour les enfants en période d’apprentissage (potty or toilet training)

Quand j’ai regardé Dani qui s’inquiétait de ne pas avoir de toilette, 😔 puis il était rassuré qu’il y en avait meme au magasin 🥳 J’ai repensé à cette anecdote et à ma position de parent : encourager et rassurer, s’assurer que mes limites soient les miennes et pas les siennes.

Inculquer la peur et l’impossibilité de répondre a son besoin d’élimination alors qu’il est justement en train de le maîtriser de mieux en mieux parait contradictoire dans son processus vers l’autonomie, non ?

C’est un vrai questionnement que je pourrai soulever, mais du coup, on s’éloigne du sujet.


Après mon analyse de Dani, il me tarde que vous me dites à votre tour : Comment trouvez vous que le sujet est traité ? Avec ou non, un exemple. Libre à vous. Place au commentaire !

Bonus – Voici les liens de l’épisode en ANGLAIS et FRANÇAIS.

Quid des combinaisons pyjama

Sont ils une entrave vers la continence de votre bout d’Chou ?

Avouons le, encore à 2 ans, ils sont trop mignon dans leur tenue une pièce, pyjama grenouille 🐸représentant une souris 🐭 ou un petit lionceau 🦁

Il est évident que niveau déshabillage, il aura encore besoin de son parent.

Je ne dis pas qu’ils sont à proscrire, ni qu’ils sont absolument utiles. Vous faites comme vous voulez 😽 un point c’est tout.

En ces temps de grisaille morose, pourquoi pas craquer pour un petit pyjama tout doux tout chaud, et kawaii ? 

Alors ce ne sera peut être pas la période la plus « productive » en terme de proposition du pot, ok 🤷‍♀️ mais j’ai la conviction, qu’une fois que le parent est lancé avec son enfant dans cette « étape », que dès lors que la communication s’est installée, que la conscience d’élimination du besoin est de plus en plus affinée, le parent ne refusera pas les demandes de son enfant, même si elles ne sont pas quotidiennes.

Non mais c’est trop mignooooon

Alors oui, j’ai aussi craqué pour un petit ensemble, il l’a porté avec une couche quand je travaillais intensément sur mon livre en journée.

Parfois je lui proposais le pot, parfois il me le réclamait, et parfois j’oubliais consciemment puisqu’il avait une couche, parfois il s’en fichait royalement. Puis quand j’ai ralenti le rythme et était plus disponible, il n’a rien perdu de ce qu’il a déjà entrepris depuis … toujours en fait (hygiène naturelle infantile depuis ses premiers mois de vie pour ceux et celles qui me découvrent 😊)

J’aime à penser également que puisque la société occidentale accepte qu’un enfant puisse porter des couches jusqu’à sa rentrée en école maternelle, nous avons tout notre temps pour savourer chaque mini apprentissage, chaque mini acquisition en lien avec sa continence … jusqu’à septembre 🗓 (c’est la première fois que je le formule comme ça, avec une dead Line, l’horreur 😱)

Apprentissage continence pot hni
Par contre la nuit, cela reste un ensemble deux pièces juste au cas où … et pour l’encourager à se rendre au pot le matin (la couche a été abandonnée pour une culotte d’apprentissage depuis quelques temps)

Mais quelles sont ces mini acquisitions si ce n’est pas l’autonomie du pot ?

En ce moment c’est le nettoyage des parties intimes seul, avec mes observations, car il ne voulait plus que je m’en charge autant qu’auparavant. Pour info, juste avant cela, il était dans une phase approfondissement et connaissance du schéma corporel , avec la partie « fesses » sur lui même et sur autrui, comme on dit en psychomotricité. Il avait réussi à nommer, à montrer sur lui et aussi sur les animaux playmobile.

J’ai bien conscience que ma casquette de Psychomotricienne favorise les observations et l’émerveillement de chaque étape que tit bouchon traverse. J’espère qu’avec ces petites bribes de vie personnelle rendent plus concrets mes propos. ♥️♥️

Et puis un jour, j’ai réalisé que je n’étais plus …

Cette mère admirée et admirable par un parentage (parfois) glorifié, critiqué, non compris, encouragé …

J’ai porté et allaité à l’extérieur alors dès que je voyais une mère faire de même, je ne me sentais plus seule. Je reconnaissais que je voyais chez les mères un modèle quand elles avaient un enfant plus âgé que le mien, espérant poursuivre aussi longtemps que l’on voudrait (mon bébé et moi). Lorsque l’enfant était plus jeune, j’espérais être leur modèle.

Modèle ? Car quand on se sent isolée et seule dans sa pratique, il est naturel de vouloir s’accrocher à de la familiarité à travers la similitude, là et quand les mères se trouvent dépourvues de multiples modèles pour se saisir de ce qui leur parlent.

Quand on porte son bébé, cela signifie t’il qu’on prend tout le package ? Et si non … on est défaillant ?


Par exemple, je n’ai jamais rencontré de mères qui pratiquent l’HNI m’accoster dans la rue m’en parler. Comment ? Où ? Quand ? Où se trouvent les mères ? C’est un sujet très intéressant que j’aborde dans mon livre.

Recentrons nous …

Avec le confinement 1 et 2, des mois sont passés sans « porter » mon fils et il est temps de ranger l’écharpe et le porte bébé … définitivement. La poussette a pris plus de place (c’est le cas) ou la marche, car un bébé porté n’est pas condamné à ne pas marcher.

Et maintenant que c’est fini

Qui peut savoir et deviner que je faisais parti de ces mamans au # « maman koala, kangourou, porteuse » etc

Pas elles, cela ne m’est jamais arrivé qu’on me sollicite dans la rue 😂


Sans parler de l’allaitement qui est réservé à l’intimité de mon chez moi …

Je n’allaite plus à l’extérieur

Ne porte qu’au bras, et sort la poussette

Sans parler de l’HNI, la DME, le cododo, la motricité libre, les signes bébés qui se passent dans notre foyer, a l’abris des regards, idem sur Instagram.

La fameuse check list qu’on trouve dans les profils en biographie (c’est drôle comme présentation tiens) — peut être que j’en oublie !

Mais en fait, je m’en fiche.

Qu’on sache ou non.

La maternité.

Qu’on prolonge …

Ah … Quelle drôle de période où l’on se convainc qu’on a rien à prouver mais en même temps, on n’a besoin de (se) prouver qu’on est un bon parent. Est ce l’isolement et le manque de diversité dans la maternité, ainsi que de la bienveillance (la vraie) et la tolérance entre mère qui nous rend si fébrile parfois ? 🤔 

Comment rester dans ce « groupe » et faire savoir qu’on a été cette mère, histoire de se reconnaître entre nous et se soutenir d’un sourire ?

Comment y remédier ? Faire un autre bébé pour poursuivre l’aventure semble extrémiste 🤣😅

J’ai réalisé que si je croise une mère en portage, je serai nostalgique de cette Belle Époque et que cette dernière n’aura pas idée que je faisais comme elle (et non que j’étais comme elle ! Prudence dans les mots révélateurs).

Ps : j’ai trouvé le truc pour poursuivre et rester dans le clan, écrire un livre l’hygiène naturelle infantile, publier des post sur Instagram, avoir un blog avec une rubrique maternage 🤣

Maternité
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