Natacha psychologue engagée dans la parentalité et périnatalité

Connaissez vous Natacha Butzbach ?

Peut-être à travers cette vidéo sur le portage ?

Ou bien à travers son compte Instagram La Curiosité Bienveillante ?

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Seule personne à bord. Tu gères. Tu portes la charge mentale. Tu préserves les émotions de chacun.e. Tu fais attention à tout le monde. Mais tu te sens sombrée. Tu as envie de tout gérer. Après tout, c'est TA famille et tu dois réussir. Tout le monde semble y arriver… sauf toi. Bullshit ! Personne n'y arrive de la sorte. Oui, on peut y arriver quelques temps, mais à un moment, ça craque. La résistance n'est pas éternelle. La gestion solitaire d'un foyer avec enfants n'a rien de normal. Tu l'entends cet adage qu'il faut un village pour élever un enfant mais tu ne la reconnais pas dans la réalité. Car cette possibilité a été écrasée. La bonne société patriarcale a construit un schéma de famille nucléaire (papa, maman + enfants) dont rien ne doit déborder. Il n'y a plus vraiment de place pour nos ancien.ne.s. Il n'y a plus de soutien réel entre pairs. "Le linge sale se lave en famille!", ce n'est possible que depuis le lave-linge. Avant, le linge, il était pris en charge avec tout le monde au lavoir. Aujourd'hui, nous sommes dans une société où l'aide doit venir d'une personne rémunérée. Puisque personne ne le fait plus spontanément. Puisque nous ne sommes plus prêtes à solliciter de l'aide extérieure sans nous sentir coupable de ne pas y parvenir. Les liens sociaux se sont tellement distendus que nous refusons même parfois l'aide et le soutien de notre famille ou de nos amis. Chacun.e dans son clans en huis clos. La perméabilité n'existe plus, sauf en cas d'explosion de la cellule familiale. Aujourd'hui, je te propose un contre-pied. Tu peux décider d'accepter l'aide, une présence et un soutien actif. Accepter sans culpabiliser car le schéma sociétal te donnaient à croire des niveaux de performance irréalistes. Tu peux accepter de lâcher-prise et de déléguer pour aller mieux et profiter davantage des moments. La charge mentale d'un foyer est intense. Tellement intense que beaucoup n'arrive plus à décrocher et à profiter de l'instant présent. La gratitude est ce que tu peux ressentir envers les personnes qui t'aident et te soutiennent dans la vie, que tu les rémunères ou pas. Tu as le droit d'avoir de l'aide. Je dirai même :…👇 SUITE EN COMMENTAIRE 👇

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Ou directement sur son blog du même nom ?

https://curiositebienveillante.wordpress.com

Ou via le réseau patentage proximal dont elle est fondatrice ?

https://www.reseauparentageproximal.com

 

Je vous propose de découvrir le portrait de Natacha, psychologue au multiples casquettes à travers cette interview :

 

Bonjour Natacha,

Je t’ai découvert grâce au réseau parentage proximal dont j’en fait parti. justement, c’est toi qui a eu l’initiative de le créer.

Parles nous un peu de toi, tout en sachant que la vie pro et personnelle sont forcément très liées. Quel est ton parcours, tes motivations et tes objectifs ?

Je suis psychologue et passionnée puis spécialisée en périnatalité et soutien parental !

Je suis devenue maman en décembre 2017 et j’ai créé La Curiosité Bienveillante en mai 2018.

En constatant que l’accompagnement bienveillant des enfants est si mal perçu/si méconnu, notamment par les pro; j’ai créé le Réseau Parentage Proximal en novembre 2018.

Mon objectif est de faire connaître et parler du parentage proximal et de l’accompagnement bienveillant et respectueux. Je lutte aussi contre les mythes en psychologie!

 

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"Tu les entends, ces expressions : « NON ! » ; « Moi, tout seul ! » ; « Veux pas ! » (toutes les déclinaisons sont possibles), le tout accompagné de pleurs, de cris, de fuite pour éviter une demande, d’absence de réaction ou d’autres vociférations difficilement audibles. Aaaah, ce fameux « Terrible Two » ou aussi nommé « crise d’opposition » voire « trouble d’opposition » quand certains pathologisent cela. Il est craint… On le lit partout, dès 16 mois chez certains, jusqu’à 3 ans et demi, et plus chez d’autres. C’est comme si s’abattait sur les parents une malédiction. Les crises à répétition, que c’est pénible ! Comme une impression de devoir se battre sur l’ensemble des sujets de la vie quotidienne : de l’habillage du matin, à la nourriture, aux jeux envoyés dans tous les coins jusqu’au refus d’aller dormir malgré le fait que ce petit tombe de sommeil. Mais pourquoi ces changements d’attitude ? D’où vient cette crise et comment y faire face ? Et surtout, ça passe quand ? Ok… et si je te disais qu’en réalité, ce « Terrible Two » n’existe pas en tant que tel. Ce n’est pas une étape inéluctable du développement infantile en fait, un peu comme « la crise d’adolescence ». Il est possible que tu te dises que je peux bien avancer cela mais bon, quand même, les comportements «pénibles » ils sont bels et biens là. Et c’est vrai. Je ne remets pas en cause les attitudes, mais bien qu’il s’agisse d’une crise et qu’on aborde la situation avec cette interprétation. Parce que qui dit crise, dit que cela passe, que c’est temporaire. La seconde nouvelle est que cela passe… ou en fait, ça ne passe jamais. Au choix. Il y a de ceux qui voient le verre à moitié vide et ceux qui le voient à moitié plein." Suite dans l'article (dispo en bio): https://curiositebienveillante.wordpress.com/2018/06/30/la-crise-dopposition-la-terrible/

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Nous avons beaucoup échangé sur l’ hygiène naturelle infantile, l’allaitement.. . Mais nos points communs et intérêts ne s’arrêtent pas au maternage. , nous sommes sensibles à la transmission d’informations dans le milieu professionnel.

 

Raconte nous ce qu’il en est :

Je suis en train de préparer un parcours de formation destiné aux pro afin qu’iels aient tous les éléments essentiels pour accompagner les parents dans leur singularité… et en connaissant ce qu’est le parentage proximal, car il fait souvent les frais de jugement et de méconnaissance. 

 

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Marcel Rufo fait encore parler de lui. Il est toujours publié par Femina. L'année dernière, j'avais effectué une réponse alternative à celle qu'il avait donné à une maman. Cette fois-ci, il s'attaque (encore) aux tout-petits et à un séparatisme contraints. Dans le texte, ce "pro" propose à la grand-mère de bien écraser les sentiments de son petit-fils. Voilà donc un enfant de moins de 3 ans, forcé à aller à l'école, que cela fait souffrir clairement… et il proppse d'accentuer encore les séparations en ajoutant un temps de repas. Ce pédopsychiatre en bout de course n'a manifestement AUCUNE connaissance sur la théorie de l'attachement. Malgré son statut et sa notoriété, il est flagrant de constater qu'il n'a pas actualisé ses connaissances sur les besoins infantiles. Je rappelle que Rufo estime que l'allaitement crée un climat incestuel avec les enfants pour autant qu'il dépasse 3 mois. Il est partisan de l'ignorance émotionnel et de l'humiliation des enfants comme voie d'éducation (voir l'article ci-dessous). Il estime que les enfants doivent obéir… et continue à être publié par des maisons d'édition qui s'embarrassent peu des informations obsolètes qu'elles diffusent. Marcel Rufo a eu une émission durant de nombreux années sur France 5. Après quelques saisons, l'idylle médiatique s'arrête : le "bon" Marcel va conseiller une mère dont la fille adulte avait été abusée enfant… en précisant que les enfants fantasment énormément, qu'il faut chercher des précisions auprès du violeurs (présumés) et que la majorité des enfants abusés vont bien. Voilà de quelle espèce est cet homme. Cette histoire date d'il y a 7 ans…. Rufo n'est plus quotidiennement à la télé mais il publie toujours. Pourtant, les polémiques ont été nombreuses… Il avait aussi suggéré que les corridas étaient instructives pour les enfants, au nom de la tradition et de la réalité de la vie, sans doute. Mais voilà, ses opinions, aussi obsolètes soient-elles, ne représentent pas le plus gros du problème. Cela fait 10 ans que Rufo fait des diagnostics à l'emporte-pièce. 👇suite en commentaire et article critique en bio👇

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Tu fais partie des professionnels inspirants car tu n’hésite pas à ouvrir en grand le large éventail de l’éducation et du parentage offrant ainsi le maximum d’informations aux familles. Clairement, tu ne répètes pas ce qui est à la mode, ni ce qui est juste agréable et plaisant à lire. Tu parles de sujet tabou, car mine de rien, il y a des sujet tabou dans le maternage ! Je pense au sevrage par exemple.

Comment cela se passe ? D’où viennent tes idées de sujets ? Reçois tu du soutien, des encouragements et parfois des critiques ? Comment fais tu ?

Je crois que mon hypersensibilité m’aide à détecter ce que je trouve discordant dans la société.

Passionnée également d’anthropologie et de sociologie, j’aime observer ce qu’il se poursuit autour de nous en prenant de la hauteur.

Je suis habituée à déconstruire mes croyances et ce dans quoi j’ai été élevée grâce à ma forte inclinaison féministe. Après une phase de militantisme « en colère », je suis passée du « mais pourquoien est-on là? » et j’ai transporté cette réflexion à tout ce qui m’entoure.

Je suis extrêmement blessée quand je vois le mal-être qui peut émerger chez les personnes parce qu’elles évoluent dans un contexte qui ne respecte ni leurs besoins ni leur singularité.

J’ai ainsi décidé de m’attaquer à bras le corps aux croyances limitantes dans tous les sujets: en psychologie (notamment en remettant en question les théories freudiennes dans leurs usages actuels), mais aussi en parentalité, en rapport humain, en développement infantile, … 

Je reçois beaucoup de commentaires positifs de la part de parents et des personnes concernées par les sujets de mes posts.

je sais que mes publications sont beaucoup plus longues que la moyenne, et ça me porte défaveur sur les réseaux sociaux… Mais c’est moi. Je ne peux pas être concise sur un sujet car j’ai toujours peur de manquer de nuances !

En plus, j’aime bien « faire la critique de » mais ne pas laisser un goût négatif et amer aux lectrices/lecteurs. Cela demande donc de l’espace.

J’adore écrire. Les idées ne me manquent pas, au contraire. Je rêverai de vivre de mes écrits pour pouvoir octroyer encore plus de temps à la rédaction (actuellement entre 45min et 1h pour les posts quotidiens + une dizaine d’heures -même si ça dépend de la taille de l’article et des besoins de recherche-  par articles publiés sur le blog).

J’ai peur de retour, tout compte fait. Mais je suis persuadée d’être animée par une mission de transmission. Je reste focalisée là-dessus.

 

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J'en ai marre. Marre de lire la banalisation faite des personnes qui ne se sentent pas bien.s "Ça va aller!" N'est pas soutenant ni empathique. Marre de voir des traitements allopathiques donnés sans suivi réel, dans toutes les situations mais aussi dans les traitements pour les psychopathologies. Une bonne fois pour toute : un traitement anxiolytique ou antidépresseur, à base de neuroleptique ou autres n'a aucune chance d'amener à un réel mieux-être sans prise en charge psychologique simultanée ! Les traitements aident (parfois…) à reprendre pied dans ses émotions mais apprendre à se connaitre et à pouvoir vivre voire sortir de ses maux psy ne se fait pas par l'action médicamenteuse ! Tous ces raccourcis sont dus à la résistance face aux professionnels de la santé mentale. Sans parler de l'incompétence de certain.e.s à recevoir des patient.e.s sans jugement (mais cela vaut dans TOUTES les professions), il y a cette dualité corps/esprit crée de toute pièce en Occident. Merci le dualisme et les Lumières … ! Il est largement démontré que le corps et l'esprit fonctionnent ensemble : ton alimentation, tes postures physiques, l'environnement agissent sur ton état d'esprit. On me dlra que c'est enfoncé des portes ouvertes (quoique pour l'alimentation, j'en doute… mais je t'invite à aller sur mon feed pour trouver le post sur le microbiote) mais en réalité, il n'y a aucune considération systématique pour la santé mentale ! Des médecins généralistes prescrivent pillule contraceptives et antidépresseurs sans s'y connaitre. Les suivis de grossesse et en post-partum ignorent pour la plupart les aspects psy chez les parents. La psypérinatalité semble concerner uniquement les psychopathologies majeures… Mais les autres ? Il n'y a de frontière claire entre "sain" et "pathologique" et ça vaut pour tous les domaines de la santé. Il s'agit d'un continuum… Je suis sûre que cela te parlera plus si je parle de critères qui rendent certaines pathologies "subclinique" (ou pas, en fait!) = certains critères diagnostiques mais pas tous … DONC pas pris en charge ou mal ! Si une femme n'a pas la plupart des critères diagnostiques… alors ça va ! 👇Suite en comm

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Ce que j’apprécie beaucoup chez toi c’est l’absence de jugement et ta façon d’amener à la réflexion. D’amener une certaine curiosité. Une curiosité bienveillante 😍

Est ce que tes sujets d’intérêt évoluent en même temps que grandit ta fille ? Parleras tu autant de l’allaitement, du cododo etc une fois que ce sera derrière toi. Car en tant que multipassionnée, il se peut que je ne resterai pas longtemps sur un thème. Et toi ? Comment fais tu pour entretenir la flamme ?

Pour l’instant, je suis encore dans tout cela. Evidemment, je sais aussi que mon inspiration vient de mon vécu.

L’avantage est que le développement des enfants est vaste !

Je sais déjà que mon contenu va être de plus en plus large et parler ensuite d’enfance et d’adolescence, puis de rapports entre adultes.

Mais je me sens investie d’une mission autour de la périnatalité.

Comme psy en périnatalité, je me sens pousser des ailes pour aider les familles à recevoir du soutien pour construire des relations harmonieuses, qui auront des bénéfices sur le très long terme.

Je garde beaucoup de motivations car je sais que je garderai de multiples supports, de nombreux interlocuteurs, des accompagnements de parents, formerai des professionnel.le.s…

Ainsi, l’ennui ne me fait pas peur sur ce sujet qui ne cesse de se renouveler !

A côté de cela, j’ai un hobby monomaniaque (les chevaux) depuis ma plus tendre enfance et cela m’apporte l’équilibre nécessaire dans ma vie. Sans cela, je passerai mon temps avec le cerveau en ébullition !

Aux nouveaux lecteurs qui te découvrent, quel article conseillerais-tu de lire en premier ? Quel post Instagram ? Et pourquoi.

Oula ! Quel dur choix de trouver 2 posts…

Un concernant la sexualité infantile, qui fait référence à un article publié sur mon blog :«- la masturbation rend sourd ! -Quoi ? Distribution de topinambours ?!» Reiser Tu excuseras mon humour, mais il a été constitutif de mes lectures adolescentes… Grâce aux ouvrages « planqués » par mon père, que j’ai tous lus entre 11 et 12 ans ! D

Voici l’article : https://curiositebienveillante.wordpress.com/2020/07/18/masturbation-et-sexualite-infantile-sextirper-des-croyances-et-des-tabous/

Un second pourrait être celui concernant le rapport au  » laxisme  » dans l’éducation des enfants : Tu pardonneras le terme « élever »alors que j’utilise toujours « accompagner »… Mais ça touche plus de monde comme ça. Que dis-je aujourd’hui ?! Une ovation au laxisme et à la négligence parentale ? Que nenni! J’utilise « laxisme » parce que « éducation 

Mon contenu est très diversifié, alors difficile de rendre cela flagrant avec 2 posts: allaitement, maternage proximal, accompagnement bienveillant, mythe psy, trucs pour le quotidien, debunk des croyances partagées, féminisme… Il y en a pour tous les goûts! Enfin nous, surtout pour les gens qui sont/veulent découvrir la dynamique bienveillante avec les enfants et se remettre en question. 🙂 

 

Je vous propose ma petite sélection d’article en lien avec la continence / l’hygiène naturelle infantile :

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Aujourd'hui, j'aborde un sujet qui me fait sortir de mes gonds ! Parce que j'en ai marre de lire des bêtises à ce sujet et que les gens se confortent dans un obscurantisme très confortable… La notion d'acquisition de la continence, globalement appelée propreté. Il y a fort à parier que tu as entendu qu'il fallait que cela vienne des enfants, que ça vient vers 3 ans, ou quand ils s'y intéressent… Tu as pu entendre que les mettre sur le pot plus tôt était inutile voire que cela génère des blocages ! Ce que je vois surtout, ce sont des enfants avec des couches à 3 voire 4 ans. Des enfants qui demandent leur couche pour faire leur besoin quand ils ne la portent pas… Des enfants qui refusent de déféquer ou qui paniquent quand ils urinent sur eux/elles. Je vois des parents qui luttent pour changer les couches… Tout ça, après 20 ou 24 mois. Mais surtout : je vois des besoins qui ont été ignoré! Je sais que c'est une conception incroyable en Occident mais pourtant c'est vrai : les bébés communiquent dès la naissance leurs besoin d'éliminer. Les bébés qui ne portent pas de couche (majoritaires sur la planète) n'ont plus de fuite à des moments indésirables entre 18 et 24 mois. Donc NON ! Il n'y a pas d'âge pour se préoccuper de l'hygiène infantile. Plus tard le sujet est abordé, plus (sauf exception) cela posera problème. Physiologiquement, les sphincters retiennent volontairement vers 18 mois. MAIS le fait de retenir est moins important que la capacité de relâchement ! Dès la naissance, les bébés peuvent acquérir la conscience de relâcher leur corps de manière à laisser couler les excrétions. La position physiologique pour éliminer limite également les coliques (position en grenouille comme en portage). Arrêtez de croire qu'un enfant doit savoir se retenir, se déshabiller seul et monter un escalier pour faire ses besoins ailleurs que sur soi! En agissant comme cela, les compétences infantiles sont inhibées contraintes ! Car en effet, après des mois voire des années de port de couche hyperabsorbante/effet au sec, les enfants ne se rendent plus compte quand ça coule. Ça n'éveille aucune sensation. Suite IMPORTANTE en commentaire !

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Il me semble important de clarifier quelques éléments concernant l'HNI après mon post d'hier ! L'objectif de la réponse aux besoins d'élimination n'est pas d'avoir un.e enfant "continent.e" plus tôt. Il s'agit juste d'une conséquence logique. L'objectif est d'éviter aux enfants de faire leurs besoins sur eux-mêmes. Qui, en tant qu'adulte, aimerait porter h24 un sous-vêtement volumineux et bruyant, qui enserre le ventre et maintien les déjections contre sa peau? Personne. Soyons honnêtes. Mais c'est une pratique habituelle en Occident. Bébé = couche, c'est le package indissociable ! Je n'ai jamais voulu engendrer de culpabilité chez les parents qui ne l'ont pas pratiqué. Mon objectif est d'informer. On ne peut pas agir sans avoir d'informations… c'est ainsi que les parents suivent les habitudes culturelles autour deux et mettent des couches. Moi-même, j'ai laissé ma fille 9 mois en couche… parce que je croyais que l'HNI était pour les mères avec un don incroyable de connexion intense avec leur bébé… Je trouvais ça inaccessible. Mais j'étais totalement mal à l'aise avec l'idée de laisser ma fille en couche. Ça m'écoeurait. De plus, les moments du change devenaient difficiles. J'ai alors décidé de la laisser sans couche chez moi, préférant éponger des flaques que de changer des couches. Cette aventure m'a amené à énormément de questionnements… et elle m'a apporté d'étonnantes révélations sur moi-même. D'abord, le fait de se connecter en profondeur avec son enfant dans une volonté de pouvoir comprendre ses signaux non verbaux. Ensuite, j'ai acquis, les mois passant une capacité de lâcher prise qui n'avait pu émerger auparavant. Ne pas réagir vivement à une miction par terre et ne pas s'énerver quand c'est la 3e fois en 1h. L'objectif étant simplement d'observer le rythme, toutes les informations deviennent importantes. J'ai essuyé un bon millier de flaques. Je ne regrette rien. Un stock de lange absorbants aide. 😉 J'ai appris que je pouvais faire confiance à mon intuition dans les besoins physiologiques de ma fille. Non, sortir sans couche à 13 mois, et n'avoir aucune fuite n'est pas du au hasard. SUITE EN COMM !

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Acquérir la continence pour un enfant, est-ce le laisser décider quand il enlève ses couches et d'avoir un enfant qui va sur le pot ? Assurément, non. Tout ça est une construction sociale. Tout ça s'est construit sur une volontaire désinformation TRES profitable à ceux qui produisent ces superpositions de plastique et de matière absorbante. C'est tellement ancré que cela ne questionne même pas. Les bébés et jeunes enfants portent des couches. On s'occupe de ce qu'il se passe dedans après 2 ans, voire juste avant l'été de l'entrée à l'école. Avant ça, tableau noir. Absence de discussion. Le pot n'est même pas dans l'environnement ou à peine. Un matin, les parents se réveillent en se disant que là, ils seraient temps. Parfois, cela fait des mois qu'ils se préoccupent de ça et qu'après des essais, cela ne "fonctionne pas". Alors la couche reste et on attend. La question est de savoir ce qui est attendu. Il est répandu de dire que la continence est une acquisition parce qu'elle demande des préalables physiologiques. La notion d'apprentissage est presque perçue comme une violence dans ce contexte d'hygiène infantile. Et pourtant… les enfants apprennent à parler, à marcher, à se déshabiller, … L'apprentissage n'a lieu que par l'expérimentation. Dans le phénomène de la continence, la plupart des enfants sans trouble du développement ont leur physiologie prête aux alentours de 18 mois. Ils savent retenir (contracter) ou relâcher. Ils ne le font juste pas dans un contexte de continence sociale (càd aux toilettes). La capacité de relâchement est d'ailleurs primordiale dans ce processus. La continence n'est pas retenir mais bien relâcher au moment adéquat pour les enfants. Ça tacle les croyances (très récentes!) Et pourtant, demande à tes parents/grands parents : les enfants n'ont jamais porté de couches aussi tard que de nos jours. Pourtant il est possible d'accompagner le besoin d'élimination des enfants dès la naissance. Avec ou sans couche mais surtout grâce à la communication ! Si tu as des questions au niveau de la continence, du port des couches et de la pratiques de l'hygiène naturelle infantile, contacte moi ! (👇suite👇)

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Pourquoi ce lien fort entre HNI et mon métier de psychomotricienne ?

Bon nombre de psychomotriciens exerce dans le domaine de la petite enfance au sein de structures qui accueillent des bébés et bambins comme des crèches. Ils sont les interlocuteurs privilégiés des parents et collègues professionnels comme les EJE (Educateurs de Jeunes Enfants) ou les auxiliaires de puériculture lorsque ces derniers ont besoins d’éclairage sur le développement psychomoteur d’un enfant.

La question de l’étape de la propreté en fait partie tant elle inquiète.

 

Être continent est devenu un impératif social pour être accepté à l’école maternelle. C’est pourquoi, le psychomotricien devrait être sensibilisé à l’hygiène naturelle infantile, notamment sur ses outils car elle peut être une solution ou un élément de réponse.

Les connaissances transmises dans les instituts de formation résume encore que la continence est uniquement dépendante de la maturation des sphincters et qu’un des signes est la capacité de l’enfant à monter seul les escaliers.

Avant la découverte de l’hygiène naturelle infantile, c’est exactement ce que je répondais en ajoutant qu’il fallait également attendre que l’enfant soit prêt et en fasse la demande. (Cela permet d’ôter un peu la pression aux parents, qui est déjà parfois bien pesante)

Je suis certaine que cette croyance est encore répandue et transmise aux jeunes parents de nos jours, il suffit de lire les articles et post Instagram sur le sujet pendant l’été !

Et c’est le moment que je choisi pour ne pas publier … totalement incohérent mais nécessaire, le repos est nécessaire après des mois de folie lol

 

Au même titre que la motricité libre ou la philosophie de Montessori, les psychomotriciens ont une légitimité à se former à l’hygiène naturelle infantile. D’ailleurs, ils ne devraient pas être les seuls à bénéficier de ce savoir. Les éducateurs, les auxiliaires de puéricultrice, les assistantes maternelles, les aides-soignants parmi les professionnels exerçant auprès d’enfants auront beaucoup à gagner.

Il est important à mes yeux de transmettre mes connaissances sur l’hygiène naturelle infantile en apportant un éclairage scientifique afin de rassurer les collègues.

Je vous raconte …

Un jour, un article (<< pour le lire) écrit en collaboration par Ariane, auteure du site HNI QUÉBEC, transmis sur le blog de Karine la sage-femme  a porté confusion dans un groupe facebook composé de psychomotriciens. A la fois intrigués et bouleversés par l’hygiène naturelle infantile, certains s’inquiétaient car l’approche paraissait contraire aux connaissances transmises jusque-là. Ils avaient à leur tour besoin de témoignage de collègues qui ont vécu l’expérience afin de légitimer cette pratique. En effet, si des psychomotriciens ont testé l’hygiène naturelle infantile et n’ont rien observé de traumatisant pour leur propre enfant, ce serait plutôt bon signe.

Une vraie situation de dissonance cognitive (tension interne propre au système de pensées, croyances, émotions et attitudes d’une personne lorsque plusieurs d’entre elles entrent en contradiction l’une avec l’autre.)

Fort heureusement, ces mères psychomotriciennes valident à l’unanimité la pratique … Je n’ose imaginer le drame.

OUF On a frôlé le drame sur Facebook

 

J’ai encore beaucoup à raconter mais je réserve la suite dans un prochain article. Si cela vous a plu ou titiller votre curiosité, n’hésitez pas à commenter.

Et si justement, vous souhaitez être formé à l’HNI en tant que professionnel de la parentalité et de l’enfance, je lance une session inédite pour cet été. J’avais prévu de me reposer mais je me suis dis que cela serait chouette pour vous de démarrer la rentrée avec une nouvelle corde professionnelle, celui d’être un accompagnant en HNI 😉

Vous pouvez trouver le formulaire de pré-inscription ici

HNI et portage

Saviez vous que le portage est un précieux allié quand on veut pratiquer l’hygiène naturelle infantile ?
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Au plus près de son enfant, le porteur peut repérer les signaux annonciateurs d’un besoin d’élimination. De par la proximité physique, il peut voir de ses yeux, un changement d’expression comme un regard concentré par exemple, mais également si son bébé s’agite de manière inhabituelle en debatant des jambes ou en le repoussant, voire en essayant de sortir du moyen de portage. Certains parents ressentent un réchauffement au niveau de la zone périnéale de leur enfant.

 

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Une fois que ces signaux ont été compris, il suffira de sortir bébé, d’ôter sa couche s’il en a une, et lui proposer d’éliminer au dessus du réceptacle choisi préalablement.
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Le portage n’est pas qu’un allié pour repérer les signaux, mais aussi en terme de moment propice à l’élimination. Très souvent stimulé par tout ce qu’il peut observer, qu’il soit installé au niveau du dos, du ventre ou de la hanche, le besoin d’élimination de bébé est parfois en pause. Il lui arrive même de s’endormir. Lorsque le moment de le faire sortir de l’écharpe est venu, le porteur peut suggérer à bébé de faire ses besoins. Il est plutôt réceptif. Cela fait parti du timing de la transition.
Dernière information sur le portage, bébé prefere éviter d’éliminer ses urines et selles sur son porteur par instinct de survie… Mais cela ne signifie pas qu’il aura une maîtrise de ses sphincters pour les contracter, se retenir, jusqu’à ce qu’il soit hors de l’écharpe ou du porte bébé. La continence est un long processus.
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Alors, quel moyen de portage avez vous ou allez vous privilégier ? Des pistes vous sont proposées chez Porte Douceur

 

 

 

Dans le milieu du portage on évoque beaucoup les besoins fondamentaux du bébé et aujourd’hui je vais aborder celui de l’élimination, l’H.N.I. (Hygiène Naturelle Infantile) et des moyens de portage qui s’y prêtent
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Le porte bébé de type tube en filet, est un dispositif d’aide au portage à bras. Il est constitué d’un filet déployable sur l’enfant, et d’une lanière positionnée sur le porteur. Certains sont conçus notamment pour aller dans l’eau et sont donc une aide précieuse pour pratiquer l’Hygiène Naturelle Infantile.
Ces aides au portage à bras sollicitent énormément les réflexes d’agrippement et ne soutiennent que la base de l’enfant. Il est donc recommandé de l’utiliser avec un enfant qui a un tonus suffisant pour tenir son dos
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L’écharpe de portage, bien qu’extrêmement confortable sur les longues durées, peut être assez compliquée à utiliser au quotidien pour certains parents, car dénouer et renouer l’écharpe aussi souvent que nécessaire peut devenir laborieux
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Le Sling, également en tissu d’écharpe, est pour moi un formidable atout pour la pratique de l’H.N.I. Lorsque l’on en connaît toutes les petites subtilités liées son l’installation, c’est un très bon allié dans le quotidien avec nos enfants. Peu encombrant, sans nouage, il facilite la désinstallation de bébé et de manière très rapide juste en soulevant ses anneaux
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Les préformés , porte-bébé d’origine asiatique (Mei Taï) et porte-bébé à clip, sont également très rapides en terme d’installation une fois bien pris en mains. Les parents en sont très friands nomment dû au facteur de rapidité. Attention toutefois à vous diriger vers un moyen de portage respectueux du développement physiologique de bébé. N’hésitez pas à vous diriger vers une professionnelle du portage afin de faire un choix éclairé et de pourquoi pas tester avant d’investir
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Enfin, n’oubliez pas que nos bras restent notre 1er outil de portage, transporter, bercer, contenir un bébé de manière physiologique et confortable lui permet un bon développement psychomoteur
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L’H.N.I. vous connaissez ?! Seriez vous prêtes à essayer ?! Pour celles qui pratiquent, quel moyen de portage utilisez-vous ?

 

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Il s’agit d’un article écrit à 4 mains : Rokiyah de Miss Psychomot et Anne-Laure de Porte Douceurs

Vous pouvez retrouver la vidéo de présenter ici