J’ai interviewé Juliette @parolesdepsychomot

Pour le premier interview de psychomot de 2021, c’est Juliette connue sous @paroledepsychomot sur Instagram qui ouvre le bal.

Son compte est à découvrir, il comprend des boîtes à outils, des récits et réflexions liées à sa pratique professionnelle, sans oublier ses participations à l’ #instantpsychomot ! Active en story, elle échange régulièrement avec ses abonnés.

Cette année est très importante pour Juliette qui est également présidente d’une association de professionnels paramédicaux qui œuvrent pour la prévention, la prise en charge des enfants et la formation des enseignants autour des Troubles Spécifiques du Langage et des Apprentissages (TSLA). Il s’agit de l’école Dys/Dys que vous pouvez découvrir ici et si vous souhaitez soutenir le projet, c’est ici.

Je vous invite à rencontrer Juliette à travers cette interview dans laquelle vous aurez le plaisir d’y découvrir une merveilleuse femme chez qui, la psychomotricité, c’est bien plus qu’un métier, c’est la rencontre de sa vie !


PRÉSENTATION 


Juliette @parolesdepsychomot

  

  • Parles moi de toi, qui es tu ?

Je suis Juliette, de @parolesdepsychomot. Je suis diplômée de l’école de la Pitié Salpétrière depuis juillet 2019, pour ma plus grande fierté ! 

  • Quel est ton parcours ? 

J’ai fait un baccalauréat scientifique, en parallèle de ma terminale j’avais tenté le concours de l’ISRP Marseille et Paris (j’habitais Marseille à l’époque), donc je les avais tenté un peu histoire de voir quoi. Bon, je les ai pas eu du coup. J’ai fait la prépa cours Galien à Marseille et après cette année de prépa, j’ai passé les concours de Toulouse, Lyon, Lille, La Salpétrière et les ISRP de Paris et Marseille. C’était en 2015-2016, donc c’était encore les seuls ISRP qui existaient, et j’ai passé tous les concours existants à l’exception de l’IFP de Hyères. J’ai décroché plusieurs concours : Toulouse et la Salpétrière sur liste principale, les ISRP et Lille sur liste d’attente, ils m’ont appelé par la suite car la liste avait remontée, mais j’avais déjà confirmer mon inscription à la Salpétrière, qui était vraiment l’école que je visais en passant les concours.

  • Où et avec qui exerces tu actuellement ? 

J’exerce actuellement dans deux cabinets libéraux en tant que collaboratrice. Ces deux cabinets sont situés dans les Yvelines.

Au niveau de la patientèle que je reçois, c’est majoritairement des difficultés et des troubles des apprentissages, des troubles du spectre autistique, des épilepsies, difficultés de gestion des émotions (troubles du comportement, anxiété).

  •  Comment organises tu ta semaine de travail ?

Ma présence sur le cabinet 1 est répartie ainsi : lundi matin, mercredi après midi et jeudi toute la journée.
Ma présence sur le cabinet 2 est répartie ainsi : mardi toute la journée, mercredi matin, vendredi toute la journée, samedi toute la journée. Pour le moment, sur ce cabinet je suis en remplacement de congés maternité, à partir du mois de février je serai collaboratrice et du coup j’y travaillerai seulement le mardi et le samedi.
A partir de février, je travaillerai donc pour le cabinet 1 mais en allant d’école en école pour la prise en charge des enfants conventionnés MDPH et ne pouvant pas venir au cabinet.

Des semaines chargées mais tellement riches !

Pour les bilans, je m’organise sur le lundi matin (mes autres jours du cabinet 1 sont surchargés de prises en charge).

Pour le cabinet 2, j’organise mes bilans sur le mardi matin et le vendredi matin.
Au niveau de la rédaction des comptes rendus, je les rédige le soir après mes prises en charge (je n’ai pas d’enfant, mon conjoint est cuisinier, donc à part en ce moment, le soir il n’est pas à la maison, ce qui me permet de traîner au cabinet pour rédiger), sinon je les rédige sur les quelques trous que j’ai dans la semaine, et je m’organise pour les rendre quinze jours après la passation.
Une seule règle d’or : pas de travail à la maison (en réalité, ça peut arriver mais c’est rare).

 

 

  • Quelles sont tes loisirs ? T’en inspires tu durant les séances de psychomot ? 

J’adore la lecture, le coloriage de mandalas, depuis peu j’ai commencé l’argile.
J’ai également fait du théatre pendant 10 ans, j’ai arrêté en commençant les études de psychomot (par manque d’argent et de temps). Mais c’est toujours quelque chose que j’adore. Je fais d’ailleurs un stage d’improvisation en avril, j’espère pouvoir réutiliser des choses dans mes prises en charge.
Et sinon, oui carrément, j’utilise tout ce que j’aime en prise en charge. On fait des lectures de conte, on colorie, et on construit des œuvres d’art en argile qu’après on peint, on organise des spectacles, et parfois on fait même du guignol show… !

  • Que préfères tu dans ton travail ?

C’est super dur comme question, j’aime tellement mon métier qu’il en est devenu un mode de vie… Je dirai que ce que je préfère, qui est inhérant à l’exercice en libéral, c’est la proximité avec les parents et tout ce travail de lien à construire, j’adore voir les enfants progresser, et leur fierté quand je leur montre leurs progrès, j’adore le travail sensoriel et mettre en jeu le dialogue tonique et tonico-émotionnel. Je trouve ces notions tellement jolies, ce sont sûrement mes items psychomoteurs préférés, et les voir à l’œuvre, c’est fou !

Ce que j’ai adoré quand j’ai rencontré la psychomot, c’est de me rendre compte du point auquel tout mon corps est investi dans la relation à l’autre et comme il m’était fiable et utile.

 

  • Peux tu nous confier sur ce que tu aimes moins dans ton travail ? 

Ah ben… la comptabilité, sans hésiter. Et tout ce qu’il y a autour. Courrir après les réglements, tout reporter sur mon logiciel de compta, toujours vérifier et re-vérifier, passer à la banque toutes les semaines… Quel stress.

 

  • Quelles sont les difficultés que tu rencontres ? Avec les patients ? Avec l’institution même si tu n’y travailles plus ? 

En ce moment, les difficultés que je rencontre, je dirai que c’est avec les enfants qui montrent une inhibition importante, qui refusent d’aller dans l’imaginaire, qui sont complétement bloqués et qui ne lâche pas prise. J’avoue que j’en ai deux en ce moment en suivi qui refuse catégoriquement tout ce qui a attrait au lâcher prise, et j’ai essayé pas mal de chose, mais je commence à arriver au bout de mes idées.

 

  • Comment y remédier si possible ?

Heureusement, j’ai des échanges avec mes collègues et les instacollègues (coucou) qui sont riches, et la pluralité des idées, la créativité de chacun permet d’ouvrir à de nouvelles possibilités, de nouvelles idées.

Après, je pense que si on ne se sent pas adapté au suivi, il ne faut pas culpabiliser et laisser partir le patient avec un thérapeute qui sera plus à même de l’aider. On ne peut pas sauver tout le monde, et il faut aussi parfois être bienveillant envers soi-même.

 

  • Quelles sont les qualités que tu estimes nécessaires pour être un super psychomot ?

L’adaptabilité, maître mot de notre profession selon moi ! Et puis, l’écoute, la bienveillance, le non-jugement, la créativité, la patience, la remise en question, la déontologie.

  

  • Comment envisages tu le métier d’ici quelques années ?

Vaste sujet. J’aimerai évidemment que la psychomotricité soit mieux reconnue, plus accessible.


Personnellement, j’ai engagé un projet de grande envergure que j’ai annoncé il y a peu : la création de mon association Ecole Dys/Dys.
Passionnée par les troubles des apprentissages, j’ai à cœur de venir en aide à ces enfants souffrant de ces troubles invisibles, de limiter leur impact au sein de leur scolarité et de leur vie personnelle. Pour ça, l’association va assurer des prises en charge directement au sein des écoles grâce à une équipe d’intervention composée d’un psychomotricien, d’un orthophoniste et d’un (neuro)psychologue, mais également des cellules préventives pour les enfants qui présentent des difficultés, mais également une étroite collaboration avec les enseignants pour les former à ces troubles, co-construire des outils adaptés aux besoins particuliers de chaque élève en difficulté, et permettre aux parents de mieux comprendre le fonctionnement de leur enfant, de mieux les accompagner, tout en leur évitant de quitter leur travail pour amener les enfants en prise en charge, car elles seront sur le temps scolaire.

Voilà le gros du projet. Pour ceux qui veulent en savoir plus, des liens sont disponibles sur le compte instagram de l’association @ecoledysdys.

C’est un projet qui se construit dans ma tête depuis le début de mes études en psychomot, et qui se crée depuis déjà presque un an !

L’ouverture est prévue en septembre 2021, on essaie donc de sensibiliser un maximum de personnes à notre cause… J’ai hâte !!

 

 

  • Quels sont les impacts de la psychomotricité sur ta vie ? Qu’est ce qui a changé en toi ? 

La psychomotricité a littéralement changé ma vie, elle m’a appris la remise en question, la prise de recul, m’a aidé grandement dans ma gestion émotionnelle.

Elle a d’autant plus changé ma vie que je l’ai rencontré dans des moments de doutes très importants. Lorsque j’étais en seconde, j’étais en échec scolaire, je galérais tellement. J’avais toujours voulu faire médecine, devenir chirurgien. Avec mon niveau scolaire, mes profs me déconseillaient fortement la filière scientifique, j’ai du remettre en question tout mon projet de vie, si bien ficelé depuis ma tendre enfance. J’ai écumé les salons étudiants et j’ai rencontré la psychomot. C’était comme une évidence, ça m’a donné la force de me battre, d’apprendre toutes les notions qu’il me manquait pour réussir en classe, pour accéder à mon rêve. Je suis rentrée en filière S et ma détermination ne s’est pas arrêtée là, j’ai fini par décrocher mon bac mention très bien. Quand j’ai vu à quel point j’étais capable de me surpasser, j’ai continué à tout donner, dans mes études et aujourd’hui dans ma vie professionnelle. La psychomotricité m’a permis de mettre en lumière toutes les compétences que j’avais en moi, de booster l’estime que j’avais de moi-même, de me rencontrer dans une dimension plus apaisée, de croire en moi…
Par-dessus ça, elle m’a appris plus de tolérance envers l’Autre, plus d’empathie…


C’est vraiment la rencontre de ma vie.

Aujourd’hui je suis psychomotricienne, dans le sens cartésien du terme. Tout me relie à la psychomotricité, c’est mon métier, mais également mon mode de vie et mon mode de penser. Je suis tellement fière. Lorsque j’ai été diplômée, c’était plus qu’une autorisation d’exercer mon métier, c’était la consécration du chemin corporel, émotionnel et intellectuel que j’avais entamé depuis que j’avais 15 ans. Et ce qui est fou, c’est que chaque jour je continue à apprendre. La psychomot, c’est vraiment l’aventure de ma vie, et une direction que je prends chaque jour.

  

 

  • Raconte moi un de tes plus beaux moments comme psychomot ?

Au-delà de tout ce que j’ai pu citer dans la question précédente, il y a aussi les rencontres. Chaque rencontre avec un patient, et je ne parle pas simplement de la rencontre initiale, mais de chaque sphère de l’enfant que je rencontre… Les regards, les rires, les échanges, les jeux. Ce sont des moments qui n’ont pas de prix. 

Un de mes plus beaux moments c’est quand un enfant qui présente un TSA sévère m’a fait un énorme câlin lorsque l’on s’est retrouvé après le confinement.

 

  • Enfin, comment as tu découvert MissPsychomot ? Qu’est ce que tu apprécies le plus sur le blog ou sur Instagram ? 

J’ai découvert MissPsychomot en suggestion dans mon compte instagram perso, je l’ai suivi car tous les articles me parlaient. J’ai particulièrement été intéressée par les articles à propos de la HNI, que j’ai découvert par ses posts et qui m’ont été précieux, et qui ont fait bouger mes réflexions, et même changé ma façon de penser par rapport à ce thème.


Merci Juliette pour cette interview ❤️ Vous pouvez retrouver les liens de ses comptes Instagram juste là :

⭐️ Si à votre tour, vous souhaitez vous faire connaître, partager votre vision de la profession et plus encore, je vous invite à me contacter via misspsychomot@outlook.com ⭐️

Natacha psychologue engagée dans la parentalité et périnatalité

Connaissez vous Natacha Butzbach ?

Peut-être à travers cette vidéo sur le portage ?

Ou bien à travers son compte Instagram La Curiosité Bienveillante ?

 

Ou directement sur son blog du même nom ?

https://curiositebienveillante.wordpress.com

Ou via le réseau patentage proximal dont elle est fondatrice ?

https://www.reseauparentageproximal.com

 

Je vous propose de découvrir le portrait de Natacha, psychologue au multiples casquettes à travers cette interview :

 

Bonjour Natacha,

Je t’ai découvert grâce au réseau parentage proximal dont j’en fait parti. justement, c’est toi qui a eu l’initiative de le créer.

Parles nous un peu de toi, tout en sachant que la vie pro et personnelle sont forcément très liées. Quel est ton parcours, tes motivations et tes objectifs ?

Je suis psychologue et passionnée puis spécialisée en périnatalité et soutien parental !

Je suis devenue maman en décembre 2017 et j’ai créé La Curiosité Bienveillante en mai 2018.

En constatant que l’accompagnement bienveillant des enfants est si mal perçu/si méconnu, notamment par les pro; j’ai créé le Réseau Parentage Proximal en novembre 2018.

Mon objectif est de faire connaître et parler du parentage proximal et de l’accompagnement bienveillant et respectueux. Je lutte aussi contre les mythes en psychologie!

 

 

 

Nous avons beaucoup échangé sur l’ hygiène naturelle infantile, l’allaitement.. . Mais nos points communs et intérêts ne s’arrêtent pas au maternage. , nous sommes sensibles à la transmission d’informations dans le milieu professionnel.

 

Raconte nous ce qu’il en est :

Je suis en train de préparer un parcours de formation destiné aux pro afin qu’iels aient tous les éléments essentiels pour accompagner les parents dans leur singularité… et en connaissant ce qu’est le parentage proximal, car il fait souvent les frais de jugement et de méconnaissance. 

 

 

Tu fais partie des professionnels inspirants car tu n’hésite pas à ouvrir en grand le large éventail de l’éducation et du parentage offrant ainsi le maximum d’informations aux familles. Clairement, tu ne répètes pas ce qui est à la mode, ni ce qui est juste agréable et plaisant à lire. Tu parles de sujet tabou, car mine de rien, il y a des sujet tabou dans le maternage ! Je pense au sevrage par exemple.

Comment cela se passe ? D’où viennent tes idées de sujets ? Reçois tu du soutien, des encouragements et parfois des critiques ? Comment fais tu ?

Je crois que mon hypersensibilité m’aide à détecter ce que je trouve discordant dans la société.

Passionnée également d’anthropologie et de sociologie, j’aime observer ce qu’il se poursuit autour de nous en prenant de la hauteur.

Je suis habituée à déconstruire mes croyances et ce dans quoi j’ai été élevée grâce à ma forte inclinaison féministe. Après une phase de militantisme « en colère », je suis passée du « mais pourquoien est-on là? » et j’ai transporté cette réflexion à tout ce qui m’entoure.

Je suis extrêmement blessée quand je vois le mal-être qui peut émerger chez les personnes parce qu’elles évoluent dans un contexte qui ne respecte ni leurs besoins ni leur singularité.

J’ai ainsi décidé de m’attaquer à bras le corps aux croyances limitantes dans tous les sujets: en psychologie (notamment en remettant en question les théories freudiennes dans leurs usages actuels), mais aussi en parentalité, en rapport humain, en développement infantile, … 

Je reçois beaucoup de commentaires positifs de la part de parents et des personnes concernées par les sujets de mes posts.

je sais que mes publications sont beaucoup plus longues que la moyenne, et ça me porte défaveur sur les réseaux sociaux… Mais c’est moi. Je ne peux pas être concise sur un sujet car j’ai toujours peur de manquer de nuances !

En plus, j’aime bien « faire la critique de » mais ne pas laisser un goût négatif et amer aux lectrices/lecteurs. Cela demande donc de l’espace.

J’adore écrire. Les idées ne me manquent pas, au contraire. Je rêverai de vivre de mes écrits pour pouvoir octroyer encore plus de temps à la rédaction (actuellement entre 45min et 1h pour les posts quotidiens + une dizaine d’heures -même si ça dépend de la taille de l’article et des besoins de recherche-  par articles publiés sur le blog).

J’ai peur de retour, tout compte fait. Mais je suis persuadée d’être animée par une mission de transmission. Je reste focalisée là-dessus.

 

 

Ce que j’apprécie beaucoup chez toi c’est l’absence de jugement et ta façon d’amener à la réflexion. D’amener une certaine curiosité. Une curiosité bienveillante 😍

Est ce que tes sujets d’intérêt évoluent en même temps que grandit ta fille ? Parleras tu autant de l’allaitement, du cododo etc une fois que ce sera derrière toi. Car en tant que multipassionnée, il se peut que je ne resterai pas longtemps sur un thème. Et toi ? Comment fais tu pour entretenir la flamme ?

Pour l’instant, je suis encore dans tout cela. Evidemment, je sais aussi que mon inspiration vient de mon vécu.

L’avantage est que le développement des enfants est vaste !

Je sais déjà que mon contenu va être de plus en plus large et parler ensuite d’enfance et d’adolescence, puis de rapports entre adultes.

Mais je me sens investie d’une mission autour de la périnatalité.

Comme psy en périnatalité, je me sens pousser des ailes pour aider les familles à recevoir du soutien pour construire des relations harmonieuses, qui auront des bénéfices sur le très long terme.

Je garde beaucoup de motivations car je sais que je garderai de multiples supports, de nombreux interlocuteurs, des accompagnements de parents, formerai des professionnel.le.s…

Ainsi, l’ennui ne me fait pas peur sur ce sujet qui ne cesse de se renouveler !

A côté de cela, j’ai un hobby monomaniaque (les chevaux) depuis ma plus tendre enfance et cela m’apporte l’équilibre nécessaire dans ma vie. Sans cela, je passerai mon temps avec le cerveau en ébullition !

Aux nouveaux lecteurs qui te découvrent, quel article conseillerais-tu de lire en premier ? Quel post Instagram ? Et pourquoi.

Oula ! Quel dur choix de trouver 2 posts…

Un concernant la sexualité infantile, qui fait référence à un article publié sur mon blog :«- la masturbation rend sourd ! -Quoi ? Distribution de topinambours ?!» Reiser Tu excuseras mon humour, mais il a été constitutif de mes lectures adolescentes… Grâce aux ouvrages « planqués » par mon père, que j’ai tous lus entre 11 et 12 ans ! D

Voici l’article : https://curiositebienveillante.wordpress.com/2020/07/18/masturbation-et-sexualite-infantile-sextirper-des-croyances-et-des-tabous/

Un second pourrait être celui concernant le rapport au  » laxisme  » dans l’éducation des enfants : Tu pardonneras le terme « élever »alors que j’utilise toujours « accompagner »… Mais ça touche plus de monde comme ça. Que dis-je aujourd’hui ?! Une ovation au laxisme et à la négligence parentale ? Que nenni! J’utilise « laxisme » parce que « éducation 

Mon contenu est très diversifié, alors difficile de rendre cela flagrant avec 2 posts: allaitement, maternage proximal, accompagnement bienveillant, mythe psy, trucs pour le quotidien, debunk des croyances partagées, féminisme… Il y en a pour tous les goûts! Enfin nous, surtout pour les gens qui sont/veulent découvrir la dynamique bienveillante avec les enfants et se remettre en question. 🙂 

 

Je vous propose ma petite sélection d’article en lien avec la continence / l’hygiène naturelle infantile :

 

 

 

 

Qui est Natacha du blog heureux-sans-couches

Natacha Guillaume est la référence francophone de cette décennie en Hygiène Naturelle Infantile (HNI). Mère de deux enfants, blogueuse investie du site www.heureux-sans-couches.com et diplômée de l’organisme de formation Miss Psychomot, elle accompagne les parents en consultation individuelle ou en groupe lors d’atelier, en France et en Suisse.

Si vous êtes aussi intéressé par la formation HNI à destination des professionnels de la parentalité, de l’enfance et du (para)médical, vous avez ici le bulletin de pré-inscription pour la session Aout 2020 avec deux dates au choix, le mercredi 19 et le samedi 22. Attention les places sont limitées.

Voici le témoignage de Natacha Guillaume :

 » Merci à Rokiyah pour cette formation d’une grande qualité. Contenu riche et j’ai beau accompagner les familles dans la pratique de L’HNI depuis plusieurs mois maintenant, j’ai encore appris! Je suis heureuse d’avoir fait la connaissance des autres personnes présentes pour suivre la formation ce jour-là car elles savent toutes des choses que j’ignore ou que je ne maîtrise pas et les échanges étaient très intéressants. Encore de belles rencontres ❤  »

Elle rajoute qu’elle a apprécié « La dynamique du groupe, les informations très poussées dans les détails pour mieux comprendre la physiologie de l’élimination ».

Si vous souhaitez être accompagnée par Natacha c’est ici

Aujourd’hui, je voulais surtout partager avec vous son expérience avec ses deux enfants.

« J’ai commencé L’HNI avec ma fille lorsqu’elle avait 2 mois. J’ai fait une période d’observation où je la laissais fesses nues quelques heures par jour, sinon je lui mettais des couches lavables ou jetables. Je pratiquais à temps partiel toujours mais le temps quotidien que je consacrais à L’HNI variait selon les jours et ma motivation. Je pratiquais de manière variable à la maison, en sortie, la nuit et les siestes… j’ai commencé à la laisser sans couches à la maison d’abord lorsqu’elle avait 1 an, puis pour les sorties de courte durée vers 13/14 mois. Pour les siestes je l’ai toujours laissée sans couches sauf entre 10 mois et 13 mois, moment pendant lequel on avait du mal à se comprendre sur l’élimination. Ma fille est devenue continente totalement de jour à 23 mois et à 28mois pour la nuit. »

Forte de cette première expérience, convaincue par l’HNI, elle ouvre son blog dans lequel elle partage ses secrets, ses réflexions et ses recherches. Finalement, c’est naturellement qu’elle retente l’aventure HNI avec son deuxième enfant, cette fois ci, plus tôt !

« J’ai commencé L’HNI avec mon fils lorsqu’il avait 3 semaines. Je n’ai compris aucun de ses signaux jusqu’à 1 an, aussi je me basais sur mon intuition pour communiquer avec lui sur ses besoins d’élimination. Il a commencé à répéter les signes bébé que nous lui montrions pendant qu’on lui suggérait vers 10 mois. Puis il s’est rapidement mis à dire « pipi » et « caca » en faisant les signes bébé appropriés lorsqu’il avait besoin d’éliminer. Comme il a mis « longtemps » à faire ses nuits (bébé non allaité), je lui suggérais de faire ses besoins la nuit alors que je n’avais pas prévu de pratiquer L’HNI de nuit. Parfois je me contentais de changer sa couche car il refusait ma suggestion ou que je sentais qu’il venait de faire ses besoins (couche très mouillée et chaude). J’essayais de faire en sorte que les choses soient simples, même si je me trompe, le plus important est que nous puissions nous rendormir rapidement et être en forme le lendemain matin.  »

Elle poursuit et partage le rapport de ses enfants vis à vis de leur corps :

« Mon fils, à 18 mois utilise les toilettes avec réducteur seul maintenant. Il fait encore parfois caca au pantalon mais est très gêné de ça et nous prévient des que la selle commence à arriver. Nous sommes très contents de la conscience qu’il a de son corps. Il sait faire la différence entre des gaz et des selles et cela le fait beaucoup rire. Il sait où sont ses fesses, son zizi.. il peut les toucher quand il veut et malgré le fait qu’il ait la diarrhée à chaque poussée dentaire et qu’il ait la peau très sensible, il n’a jamais de rougeurs car il ne macère pas dans ses déjections. Mes enfants sont très à l’aise avec leurs corps. Ils peuvent courir, sauter , grimper, ramper sans être gêné par une couche. Ils n’ont pas de marque sur la peau a cause de la couche a la fin de la journée. Ma fille pourtant très sujette a la constipation des la naissance ce s’est vue transformée grâce à L’HNI. Cela lui a évité des maux de ventre et certainement des coliques du nourrisson. »

Vous avez aimé l’article ? Je vous invite à laisser un commentaire ou poursuivre la lecture avec les articles suivants :

J’ai été interviewée par Natacha Guillaume sur l’HNI

Qui parle de l’hygiène naturelle infantile ?

L’article que Natacha Guillaume a écrit si vous souhaitez débuter :

Comment débuter en hygiène naturelle infantile (HNI). Mon défi HNI

Et voici le lien direct vers mon interview (expérience à renouveler)

L’avis d’une psychomotricienne sur l’HNI – podcast