J’ai interviewé Cloé de Psychomot en Sessad

C’est au tour de Cloé alias Psychomot en Sessad d’avoir répondu aux questions de l’interview ! Pour moi, c’est un moyen d’aller à la rencontre des psychomot partout en France et de découvrir les personnes derrière les comptes Instagram.

Je découvre ainsi à travers l’interview de Cloé le travail en sessad (service d’éducation spécial et de soin à domicile), son organisation etc.

Cloé est aussi très active et participe régulièrement aux instant psychomot, je vous invite à lire son portrait.

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🛍️ "Tarn Sacs" : Comme annoncé en story hier, je voudrais vous parler de mon organisation en tant que psychomotricienne en Sessad. En effet, il n'est pas toujours facile de trimbaler dans toutes les écoles et au domicile de tous les enfants tout le matériel psychomot !! Je me suis donc entourée d'un partenaire de choc : @tarnsacs . Mais qu'est ce que c'est que Tarn Sacs ? Ce sont des sacs en toile (coton, polycoton et lin) type tote bag entièrement réalisés et pensés dans le Tarn et personnalisable : le motif, l'image, la taille du sac, la taille des anses… tout est personnalisable ! Vous pouvez y mettre votre logo si vous êtes en libéral, ou alors une photo, une image, un dessin, avec ou sans texte… . . Ce que je trouve vraiment génial avec Tarn Sacs c'est qu'il s’adapte vraiment à mes besoins : j'ai un grand Tarn sacs avec un soufflet pour transporter du matériel, j'en ai un autre plus petit que j'utilise en sac à main pour y mettre mon agendas, mon cahier de texte, mon porte-feuille, etc…, et j'en ai même un autre encore plus petit pour transporter des feuilles, trousses et autre petit matériel de motricité fine ! . . Le fait que tout soit fait dans le Tarn et donc Made In France est également un vrai plus. Je vous met le lien du site où tout est très bien expliqué ! ➡️www.tarnsacs.fr ⬅️ . . ps : c'est bientôt, noël, alors pensez-y cela peut être une très bonne idée cadeau également ! . . #madeinfrance #zerodechet #productionlocale #tarnsacs #organisation #psychomotricité #personnalisable #genial

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Parles moi de toi, qui es tu ? 

Je m’appelle Cloé (sans le h, c’est ma petite particularité !), j’ai 23 ans et je suis diplômée depuis juin 2018 de l’école de psychomotricité de Marseille. J’ai choisi comme pseudo sur instagram « psychomot en sessad » tout simplement parce que je travaille en sessad !

Quel est ton parcours ? 

Depuis toute petite, je veux travailler au contact des autres, dans le service. Mon souhait principal était de me sentir utile, d’apporter quelque chose aux autres, je savais qu’en faisant cela je me sentirais accomplie en tant qu’être humain. J’ai voulu dans un premier temps faire infirmière, puis aide aux personnes agées, et enfin psychomotricienne. C’est au collège que cette idée de métier m’est venue : en cours de technologie nous devions remplir un questionnaire sur la personnalité afin de dégager différents métiers qui pourrait nous correspondre. L’algorithme de ce questionnaire m’a prpopsé différnets métiers dont celui de psychomotricienne. J’ai été intriguée par ce métier et après plusieurs recherches et questionnements de mon entourgae, ce fut la révélation : je veux être psychomotricienne !!

J’ai donc décidé de faire un bac S (alos que je n’aime pas du tout les math !), dans le but de faire ensuite une prépa. J’ai fait cette classe préparatoire à toulouse, dans la prépa CPES. J’ai eu le concours dès la première année. J’ai passé tous les concours possibles à l’époque : toulouse, lyon, lille, isrp marseille, isrp paris, la salpétrière, et Meulant-les-muraux. Sur tous ces concours, j’ai été admise à l’isrp paris, et sur liste d’attente à lille, marseille et toulouse. La liste d’attente n’est pas remontée jusqu’à moi pour toulouse, c’était mon premier chois puisque je viens du tarn. J’ai fini par être admise à lille et marseille, et après m’être renseingée sur les écoles, les villes, etc… j’ai fini par choisir Marseille. Et après trois ans d’études : me voila, psychomotricienne !  

Ou et avec qui exerces tu actuellement ? 

Je travaille depuis un an dans un sessad en tarn et garonne. La structure accueille des enfants et adolescents de 6 à 18 ans sur trois agréments : TSA, DI et TCC. L’équipe est composée d’une assistante sociale, d’une psychologue, de quatre éducateurs et de moi-même, psychomotricienne. C’est une petite équipe, nous avons de bonnes relations entre nous et le travail en équipe me plait beaucoup ! J’apprends tous les jours, je peux me faire aider et aider mes collègues si besoin, nous avons montés différents groupes… c’est vraiment très agréable !

Le sessad est en lien étroit avec un ime présent dans les mêmes locaux. La spécificité de cette double structure est que nous essayons le plus possible de « briser les murs » entre le sessad et l’ime en faisant par exemple des groupes avec des enfants des deux structures différentes.

 

Comment organises tu ta semaine de travail ?

Le directeur de la structure nous permet de faire notre emplois du temps comme il nous convient. J’ai donc pu choisir mes horaires. Les seuls temps imposés sont les temps de réunion le mardi et mercredi matin. La particularité du sessad c’est d’être beaucoup sur le terrain, dans les écoles ou même au domicile des jeunes. Il m’a donc fallu un temps d’adaptation pour arriver à organiser mon emploi du temps. J’ai décidé de consacrer une journée entière aux déplacements : je tourne dans le département pour aller dans les différentes écoles du secteur. Le reste du temps, je fais des groupes et quelques accompagnements individuels au sessad. Les transports demandent toute une logistique ! Les enfants sont parfois amenés en taxis, mais pour certains il faut aller les chercher et les ramener ensuite au domicile. Nous nous partageons souvent ces trajets avec  les éducateurs.

 

Quelles sont tes loisirs ? T’en inspires tu durant les séances de psychomot

J’ai fait pendant très longtemps du chant, et toute ma famille est musicienne. J’aime donc apporter cette touche musicale lors de mes séances. Je n’irai pas jusqu’à dire que je fais de la musico-thérapie, mais je me sert souvent de la musique dans des temps de détente, de décharge ou de relaxation. En parlant de relaxation, c’est un exercice auquel je me prêtepersonnellement assez souvent, je le propose donc aux jeunes presque systématiquement en fin de séance. Ces temps semblent être appréciés, j’adapte en fonction des besoins le type de relaxation que j’utilise : jacobson, body-scan, inventaire des sensations, respiration

J’adore aussi les jeux de sociétés ! J’y joue très souvent avec mes proches, et j’adore « trafiquer » les règles pour travailler plutôt telle ou telle compétence psychomotrice avec les jeunes !

 

Que préfères tu dans ton travail ?

Le jeu ! J’adore jouer ! J’aime dire que je joue en travaillant et que je travaille en jouant ! C’est fou tout ce qu’on peut travailler au travers des jeux ! Les enfants accrochent énormément et cela me permet de les motiver dans le travail psychomoteur. On m’a toujours dit : « trouve un travail qui te plait, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie », et bien je suis fière de dire que c’est ce que j’ai trouvé avec la psychomotricité.  

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🤸🏻‍♀️"mon jeu préféré": ma contribution a l'#instantpsychomot de la semaine ! Mon jeu préféré, c'est un jeu qui s'est créé avec un des jeunes que j'accompagne au SESSAD, et sont je vous avais déjà parlé : le jeu de doigts ! Déjà à la conception ce jeu permet de travailler énormément de choses, mais une fois fini c'est encore mieux ! Les gages me permettent de faire travailler la dextérité manuelle et les praxies fines (maniement de la balle a picot, battle de nombre de balle de ping-pong, dessin, parcours de doigts…). Mais en plus, comme je joue avec un gros dé en mousse, je peux également travailler la motricité globale ! Oui oui ! En lançant le ballon-dé dans la pièce, l'enfant apprend à réguler son tonus, et quand il va le chercher, sur le chemin du retour à la table, l'enfant réalise un parcours moteur qu'il a construit lui même ! En bref : ce jeu me paraît par-fait ! Je l'a-dore !! J'ai hâte maintenant de vous lire concernant votre jeu préféré !!

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Peux-tu nous confier sur ce que tu aimes moins dans ton travail ? 

La rédaction des bilans psychomoteurs ! J’aime faire passer les bilans, les coter… mais je n’aime pas écrire les bilans. J’ai du mal à me focaliser sur les difficultés des enfants, je cherche les points forts et ce n’est pas toujours facile ! Je prends beaucoup de temps à chercher la bonne tournure de phrase. Si je pouvais faire mes retour de bilan à l’oral, cela serai beaucoup plus facile !!

Quelles sont les difficultés que tu rencontres ? 

J’ai parfois du mal encore à saisir l’utilité du métier dans certains moments. Le manque de résultats concrets met parfois à mal ma confiance professionnelle. Dans ces moment-là j’ai la chance de pouvoir compter sur une équipe bienveillante qui m’aide à voir l’évolution des jeunes.

Comme je l’ai déjà dit, j’adore travailler en équipe ! Mais cela a parfois des inconvénients lorsque les avis divergent. Nous n’avons pas tous la même vision de l’accompagnement, ce qui apporte parfois des débats très intéressants et très constructifs, et d’autres fois on tourne en rond : il faut savoir composer avec les personnalités de chacun !

Comment y remédier si possible ?

Je prends sur moi la plus part du temps lors des réunions. Ce n’est pas la solution idéale mais en étant jeune diplômée, il est difficile pour moi de « tenir tête » à certains éducateurs présents depuis longtemps ! Je parle de ce qui me tracasse ou de mes désaccords en informels avec d’autres personnes de l’équipe et nous essayons ensemble de trouver des solutions pour que tout le monde y trouve son compte.

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Pour l'#instantpsychomot de la semaine animé par @elo_la_psychomot je voudrais vous présenter deux livres que je trouve très intéressants à avoir pour tout ceux qui travaillent avec des enfants TDA/H, troubles du comportement,agitation motrice, etc… Ces deux livres regroupent théorie et cas cliniques, ainsi que des idées de "processus thérapeutiques". Je les trouve très utiles dans le sens où ils sont un peu "ressources" quand je me pose des questions sur un comportement particulier ou quand je ne sais pas quoi faire face à un enfant agité. Je vous les conseille vivement ! . . . Ref : "l'enfant insupportable, instabilité motrice, hyperkinésie et trouble du comportement" sous la direction de Marika Bergès-Bounes et Jean Marie Forget "L'enfant instable, approche clinique et thérapeutique" de Maurice Berger #TDAH #hyperactivité #troubleducomportement #lecture #essentiel #ressource

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Quelles sont les qualités que tu estimes nécessaires pour être un super psychomot ?

L’écoute ! Pas seulement sur le plan auditif, mais c’est aussi pour moi l’écoute du corps de l’autre, de ses envies et besoin, de ses propres ressentis et impressions.

Je pourrais aussi dire que c’est l’altruisme, avoir cette capacité à vouloir aider l’autre de manière désintéressée et sincère.

Et bien évidement l’imagination ! J’adore pouvoir imaginer des jeux et m’adapter à ce que le jeune peut m’apporter, ce qui est construit ensuite est très riche !!

Comment envisages tu le métier d’ici quelques années ?

En ce qui me concerne, je découvre peu à peu la sensibilisation à l’autisme auprès des écoles, ATSEM, AVS… et j’avoue que cela me plait beaucoup ! J’aime transmettre aux autres pour que les enfants soient accompagnés le mieux possible. A terme, je me vois bien consacrer plus de temps à la formation et la sensibilisation sur l’autisme, la gestion des troubles du comportement, la sensorialité, les troubles Dys

Pour la psychomotricité, j’ai cette vision utopique d’un travail en équipe encore plus efficace, avec plus d’échanges entre les diverses professions de la rééducation (ergo, ortho…) et des compétences encore plus transversales.

Quels sont les impacts de la psychomotricité sur ta vie ? Qu’est ce qui a changé en toi ? 

D’un point de vue perso, les trois années d’étude à l’école de psychomotricité m’ont permis de me rencontrer. J’ai beaucoup appris sur moi, sur mes forces et mes limites. J’ai appris à étre plus à l’écoute de moi, mais aussi des autres. J’ai l’impression qu’en devenant psychomotricienne, je suis devenue « moi ».

 

Raconte-moi un de tes plus beaux moments comme psychomot ?

Difficile d’en choisir un seul ! (tous les psychomot doivent dire ça !)

Je dirai que mes moments préférés en tant que psychomotricienne sont les temps de rencontre, les premières séances de pairing, quand on apprend à se connaitre l’un l’autre ! Par exemple, avec un loulou autiste, nous avons fait une cabane sous une table avec un grand drap parachute. Nous avons pu passer tout un temps avec un ballon de baudruche à jouer à le gonfler et le laisser s’envoler dans la cabane ! Un très beau moment !

 

Enfin, comment as tu découvert MissPsychomot ? Qu’est ce que tu apprécies le plus sur le blog ou sur Instagram ? Rubrique, thème etc

J’ai découvert le blog via instagram ! J’aime lire les post qui y sont mis. J’aime également venir sur le blog y lire les interviews, découvrir d’autres compte de psychomot, lire des histoires différentes…  je vais plus facilement lire les articles postés sur intagram, j’adore ce réseau social, j’y passe ma vie ! Mais j’apprécie également de pouvoir lire de plus grands articles directement sur le blog !

Je ne suis pas maman, je suis donc moins concernée par les post sur l’HNI mais j’apprécie tout de même lire certains articles à ce sujet, ils sont très riches et très intéressants. De plus, je suis dans une mouvance 0 déchets, et je trouve la pratique de l’HNI très en accord avec ces valeurs !

 

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J’ai interviewé Aline de Cocon Nomade

 Aujourd’hui, j’ai l’honneur de présenter Aline, psychomotricienne et créatrice. Elle confectionne principalement des écharpes slings personnalisables en coton bio. Les valeurs écologiques sont très importantes, elle partage sur son compte ses confections et ses astuces zéro déchet.
Je vous invite a découvrir son portrait riche d’enseignement.

PRÉSENTATION
  • NOM : DARRIERE
  • PRÉNOM Aline
  • MAIL PRO  cocon.nomade@hotmail.com
  • INSTAGRAM cocon_nomade
  • LIEU D’EXERCICES : EPMS La Vergniere (Foix 09) et chez moi pour ma micro-entreprise

Parle moi de toi, qui es tu ?

Je m’appelle Aline, j’ai 33 ans et j’ai deux petits garçons de 10 mois et 4 ans. Avec mon conjoint, nous sommes arrivés en Ariège en 2009, un an après mon diplôme

Quel est ton parcours ?

L’école, ça a toujours été un élément dans lequel j’étais à l’aise, j’ai « sauté » mon CP… Bon, je devais avoir un soupçon d’immaturité qui traînait 😉et le lycée a été un peu plus compliqué. J’ai tout de même réussi à avoir mon bac S.

Pour ce qui est de mon choix d’orientation, c’est un peu comme si j’étais tombée dans la marmite quand j’étais petite : ma maman est psychomotricienne !

Bon, il m’a fallu du temps avant de trouver ma voie, j’étais même partie pour un BTS Gestion et maitrise de l’eau. Finalement, j’ai passé les concours de psychomot à Paris et Lyon mais je me suis rétamée. J’ai donc choisi la fac de Bordeaux en passant par la 1ère année de médecine : une année de bonne-soeur mais j’ai été récompensée… et je me suis bien rattrapée pendant les 3 années suivantes sur les plaisirs de la vie étudiante 😉

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Ou et avec qui exerces tu actuellement ?

Je travaille depuis 10 ans (déjà !!) dans un IME de la fonction publique en Ariège. Mon poste est réparti entre deux services IMP et IMPro. Nous accueillons des enfants et adolescents avec des déficiences légères à moyenne mais dans la réalité, nombre d’entre eux ont des troubles associés qui sont au devant de la scène.

Depuis septembre 2019, j’ai monté en parallèle ma petite entreprise artisanale. Je couds depuis plusieurs années, des choses plutôt variées. Pour mon entreprise, Cocon Nomade, je confectionne des écharpes de portage sans noeud (sling). Ce sont des pièces uniques, créées sur mesure : le client choisi la composition du tissu, sa couleur, la couleur des anneaux, le tissu de la petite poche, le/les petits messages brodés que je glisse dans le décor des ourlets…

J’aime créer en sachant à qui cela est destiné, le travail à la chaîne, je ne sais pas trop faire. C’est un peu comme la psychomot quoi, on adapte à chacun, à ses besoins, à ses envies…

Comme l’écologie et la sauvegarde de notre planète me tient particulièrement à cœur, il y a un autre volet de mon entreprise qui se tourne vers le zéro déchet avec la confection de kit essuie-tout lavables, de lingettes lavables… et la gamme est amenée à s’étoffer 😜. Enfin, la gamme « nomade » où j’essaye de créer des produits ludiques, pratiques et esthétiques pour nos bouts de choux…

Voilà, ça c’est pour ma deuxième vie 😜

Comment organises tu ta semaine de travail ?

Depuis la naissance de mon premier enfant, j’exerce mon poste à 80%. Le mercredi est consacré à mes loulous, histoire d’avoir du temps à partager avec eux… À terme, si l’entreprise se développe suffisamment, j’aimerais diminuer encore un peu mon temps de salariat. Je pense que ça serait un bon équilibre pour moi. J’aime toujours autant mon travail de psychomotricienne mais j’aspire à autre chose.